‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire. Recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 2)Chapitre 109 sur 138 · Voir plus haut, p. 575 et · texte numérisé non relu

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[18 MARS 1795] RÉACTION THEHMIDORIENNE 580

service de la garde parisienne " ; ce service, par les mesures prises, est considéré comme devant être plus exact.

Forest rapporte que ce matin à la porte d'un boulanger, rue Grenela, une femme, qui n'avait point eu de pain, a été tellement égarée par la colère qu'elle a arraché sa cocarde, Ta foulée aux pieds, en

criant : Vive le roi/ et : Au f la République ! Il a été pris des

mesures pour connaître cette femme.

Gautier, officier de paix, annonce que, dans la section de la République, aux portes des boulangers, plusieurs citoyennes ont blâmé hautement la manière dont les pétitionnaires du faubourg Marceau ont été accueillis à la Convention. Ces femmes disaient qu'il fallait qu'elles se levassent toutes en masse pour se porter à la Convention^ et lui demander ce qu'était devenue la dernière récolte, qu'elles verraient si on les appellerait buveurs de sang. La proposition a été approuvée, mais elle est restée sans suite. La surveillance continue.

Les agents de police chargés de mettre un mandat à exécution contre un particulier de la section du Finistère en ont d'abord été empêchés par un grand rassemblement de. femmes. Pour faire cesser le désordre, ils ont déposé le particulier chez le commissaire de police de la section. L'heure de la distribution du pain et de la viande étant venue, chacun s'est retiré pour aller à la provision. Les agents ont profité de ce moment pour passer par une porte de derrière, et conduire le particulier à la Commission^ qui l'a envoyé au Comité de sûreté générale.

DuKET, Barbarin.

(Arch. nat., F** III, Seine, 15.)

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