Voir plus haut, p
sion de vingt-quatre membres qui prendraient les rênes du gouvernement, que lui-môme dirigerait ceux qui prendraient les armes, qu il allait chez un imprimeur faire imprimer de quoi éclairer le peuple, que Touvrage paraîtrait sous deux jours, et qu'à cette époque, il serait peut-être trop tard. Ce particulier a été suivi jusqu'à un cabaret faisant Tencoignure des rues du Bac et Grenelle, où il est entré avec un cavalier. La générale battit en ce moment, et les nombreuses patrouilles qui se croisèrent firent perdre à Tinspecteur le fruit de sa surveillance ; il ne le trouva plus ; il a seulement recueilli son signalement, dont nous le chargeons de profiter pour le découvrir.
Les représentants du peuple Auguis et Penières ont rendu compte eux-mêmes à la Convention des événements arrivés aux sections du Panthéon, de l'Observatoire et des Thermes * ; les officiers de paix ont rempli leur devoir auprès de ces deux représentants.
Gendet, inspecteur, nous a rapporté qu'étant hier de garde avec son bataillon, à onze heures du soir, près la Convention, un citoyen de Lyon leur avait dit qu'il y avait à Paris douze cents Lyonnais, et que Gollot ne ferait pas la route sans être assassiné; nous avons fait part de ce rapport au Comité de sûreté générale.
Commerce. Pain. — Losset, Martin et autres annoncent que les rassemblements sont toujours considérables à la porte des boulangers, où Ton murmure beaucoup de ce que la farine arrive trop tard chez plusieurs de ces derniers. Divers boulangers n'ont délivré qu'un quarteron de pain à chaque individu; cette modique portion fait répandre des larmes aux mères de famille, en disant qu*on leur donne la mort, et d'autres tiennent des propos contre les autorités constituées et le gouvernement. Malgré cette diminution, beaucoup de personnes n'ont point eu de pain et ne veulent pas recevoir de riz en place, vu la disette du bois et du charbon nécessaires pour faire cuire cette denrée. Plusieurs boulangers se plaignent de ce que la répartition de la farine n'est pas faite également, puisque dans la même section les uns délivrent une livre de pain à chaque citoyen et les autres une demi-livre. Losset observe que dans les sections du Théâtre-Français, des Marchés et Lombards, Ton battait le rappel pour que les citoyens se transportent à la Convention pour lui demander du pain et pour savoir si l'on voulait faire mourir le peuple de faim. En général les esprits étaient très échauffés dans tous ces lieux. La livraison s'est faite avec beaucoup d'agitation, attendu que
i. On trouvera ces rapports daas le Moniteur, réimpression, t. XXIV, p. 110 et 12â.
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beaucoup de personnes ne voulaient point recevoir leur quarteron de pain, qu'on voulait leur donner.
Baron observe que le boulanger du coin de la rue Grenier-Lazare a annoncé au public que demain il n'aurait point de farine pour cuire ; ce propos a occasionné beaucoup de murmures ; on a mandé ce boulanger.
Guvillier annonce que dans un groupe, rue Caumartin, Ton disait qu'on avait arrêté hors Paris deux chariots chargés de tonneaux avec des adresses, comme si c'était du vin, mais que ces tonneaux étaient remplis de farine.
Viande et comestibles. — Lassiot et Drouin disent qu'aux portes des bouchers les rassemblements étaient considérables, mais la livraison de la viande s'est faite avec tranquillité. Losset, Loctave et Oury rapportent que les halles et le marché Germain étaient assez bien approvisionnés. Les denrées augmentent de prix tous les jours ; la halle à la viande était bien fournie ; on la vend 7 livres 10 sols la livre. Dejarrière et Dubouloy annoncent que la veuve Le Roy, boulangère, rue Jacques, vis-à-vis celle Dominique, a été prise en contravention, distribuant du pain clandestinement à des individus; ces pains ont été portés au Comité civil. Sur la section des Droits-de- THomme, il y a des citoyens qui n'ont pas eu de pain depuis trois jours.
Bois. — Berger dit qu'il a arrêté à la Râpée deux charretiers qui avaient chargé deux voitures de bois sans le corder, de concert avec le nommé Jougleux, propriétaire de ce bois, pour être vendu à des particuliers, tandis qu'il est en réquisition pour les boulangers. Le citoyen Lernessont, préposé aux subsistances, les a fait décharger.
Surveillance. Sections. — Cité. A neuf heures du matin attroupement de femmes et de petits garçons, qui ont fait marcher d'autorité ceux qu'ils rencontraient pour aller au temple de la Raison, dont ils s'étaient fait ouvrir les portes. — Un officier, voulant faire cesser un tambour de battre la caisse, a été menacé d'être attaché au prochain réverbère; il n'a eu que le temps de se sauver.
Fraternité. Agitation des citoyens de cette section, de ce qu'on ne voulait leur donner qu'un quarteron de pain, qu'ils ont refusé. Des femmes ont forcé le poste et se sont emparées d'une caisse, qu'elles ont battue. Elles voulaient que les membres du Comité civil marchassent avec elles.
Droits-de-l'Homme. Grande foule aux portes des boulangers ; les femmes se battaient, s'arrachaient le pain des mains ; plusieurs ont
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été grièvement blessées. Les citoyennes de la Fraternité étaient confondues avec celles des Droits-de-rHomme, pour avoir du pain.
Faubourg Antoine. Deux caissons, que Ton présumait contenir de la poudre, ont été arrêtés et conduits dans la cour des Quinze-Vingts. Les habitants des faubourgs Jacques et Marcel se sont joints pour aller en masse à la Convention. Plusieurs boulangers avaient fermé leurs boutiques, parce que les citoyens refusaient de prendre pour un quarteron de pain par personne.
Section de la Halle-au-Blé. Un rappel a été battu vers les dix heures et demie pour aller à la Convention. Rue Montmartre, près celle Feydeau , grand rassemblement d*ouvriers maçons ; dix à douze d^entre eux couraient les différents ateliers et faisaient marcher tous ceux qu'ils pouvaient rencontrer pour aller à. la Convention
Deux chariots, dont un chargé de tonneaux renfermant du salpêtre et de la poudre, Tautre chargé de farine, ont été arrêtés sortant par la barrière de Clichy; ils ont été conduits devant la Convention; grande fermentation à ce sujet ^
DUCHAUFFOUR, HaNNOCQUE-GuÉRIN, CHAMPENOIS, DURET. (Arch. nat., F » « III, Seine, 16.)
Rapport du 14 germinal.
Esprit public. Groupes et cafés. — Hier, il y avait beaucoup de groupes et de rassemblements sur la place du Carrousel et dans le Jardin national; des malveillants prétendaient que la Convention se faisait reconnaître coupable en ne jugeant pas définitivement les citoyens Billaud, CoUot et Barère, qu'elle craignait apparemment les éclaircissements qu'ils pourraient donner [sur] leurs complices.
Tous les bons citoyens applaudissaient, au contraire, aux mesures prises par la Convention nationale, tant à Tégard de ces députés que de ceux décrétés d'arrestation *.
1. Les journaux sont insignifiants sur l*esprit public dans la journée du 12 germinal.
2. Dans la séance du 12 germinal, la Convention avait décrété que Barére, Billaud- Varenne, Collot d'Herbois et Vadier seraient « à llnstant déportés ». Puis elle avait décrété d'arrestation : Choudieu, Châles, Foussedoire, Huguet (de
Les malveillants prétendaient aussi que le Comité de salut public amusait le peuple, relativement aux subsistances, et qu'il n'avait aucune ressource pour remédier à là disette. »
Dans le café de la Régence et dans quelques-uns de ceux du Palais- Egalité, on 8*y entretenait à peu près dans le même sens, et on ajoutait que les farines que le gouvernement avait achetées avaient été prises par les Anglais.
Mailly rapporte que, dans celui de Chartres, un royaliste s'est prononcé en disant que la France est quatre fois trop grande pour être en République et qu'on ne pourrait se passer d'un roi. On a cherché à l'arrêter, mais il a échappé dans la foule.
Un autre individu, dans un groupe, a crié : Vivent les Jacobins! à moi les patriotes/ Il a été arrêté et conduit au Comité de sûreté générale.
Dans le Jardin -Égalité, on attribuait aux citoyens Choudieu, Duhem, Châles et autres les mouvements des ouvriers, et on invitait les citoyens à la paix et à l'union.
Vers sept heures du soir, une centaine de femmes, rassemblées sur la place des Victoires-Nationales, annonçaient que les représentants du peuple faisaient venir à Paris un régimept de cavalerie, pour empêcher les sections de pénétrer jusque dans le sein de la Convention, lorsqu'elles auraient des plaintes ou demandes quelconques
à présenter, mais qu'elle s'en f t, qu'elles étaient décidées à se
battre jusqu'à la mort.
Aujourd'hui, 14 germinal, les femmes disaient, dans les rassemblements aux portes des boulangers, que Paris allait être assiégé et bombardé, et que la Convention voulait faire la guerre au peuple, parce qu'il parlait de lui faire rendre ses comptes.
La nomination du général Pichegru à la place de commandant de la garde nationale parisienne a donné lieu à des conjectures affligeantes; en le voyant passer sur le quai Pelletier avec son état-major, des citoyens ont dit que c'étaient encore des flagorneurs, et qu'il ne fallait crier que Vive la République! Mais, d'un autre côté, cette nomination est bien vue de la majorité des citoyens, et on espère que Texpérience de ce général sera utile à la chose publique. Voilà ce qui résulte des différents rapports.
Spectacles, — Il y a eu relâche hier à tous les spectacles.
Commerce. Pain — Plantin, Berger et autres annoncent que les rassemblements sont toujours très nombreux aux portes des boulan-
la Creuse), Léonard Bourdon, Duhem, Ruamps, Amar. {Procès-verbal de la Convention, t. LVIII, p. 131, i34, 133, 142.)
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gers ; les mères de famille pleurent et se désolent de n^obteiiir qu'une demMivre de pain, après avoir passé la nuit à attendre cette modique portion. EUesMisent : « L'on nous donne du riz pour suppléer au pain, mais nous n'avons ni bois ni charbon pour le faire cuire.» Malgré cette diminution, plusieurs personnes n*ont point eu de pain dans les sections de Tlndivisibilité et des Droits-de-rHomme; mais les commissaires ont pris les noms des citoyens qui n*ont pas été servis pour que demain ils soient satisfaits les premiers ; cette mesure a calmé un peu les esprits. La distribution s'est faite, en général, avec moins de rumeur que ces jours derniers, quoique, dans tous les lieux qui ont été surveillés, on n'ait donné qu^une demi-livre de pain à chaque individu.
Comestibles, — Les halles et le marché Germain étaient peu approvisionnés ; la halle à la viande était dans la même situation, attendu que plusieurs étaux étaient fermés. Les bouchers se plaignent qu'on n'a pas voulu leur vendre deux bœufs pour 10.000 livres, et que, d'après cette cherté, ils se trouveraient forcés d'abandonner leur étal. I On vend le beurre 8 francs la livre ; les pommes de terre, iO à 12 livres ' le boisseau. Suivant Murât, il sort de Paris considérablement de voitures chargées de différents comestibles, comme sucre, riz, vin et sel ; la consigne des barrières ne prescrit point à la garde d'empêcher ces sorties; il observe que plusieurs conducteurs ne sont point munis de lettres de voitures. Lassiot annonce que, dans ce moment, on décharge, sur la rivière, trois bateaux contenant farine, son et avoine.
Bois. — La livraison du bois aux boulangers s'est faite avec tran«quillité au raccueillage, ainsi qu'à Tile Louviers ; Murât observe qu au raccueillage on vend du bois à des particuliers moyennant 170 livres \ la voie. Losset rapporte que le charbon de bois se vend 5 livres le boisseau, et que cette cherté, suivant la déclaration des détaillants, est occasionnée par différents individus qui se rendent sur les routes pour l'acheter à l'enchère.
Surveillance. — Mercier*. Murmures sur le pain et sur les trois représentants décrétés de déportation. Attroupement de jeunes gens au Palais-Égalité ; beaucoup de patrouilles.
Ancelle. Les groupes s'occupent des représentants mis en arrestation. Un citoyen y assurait que Ghoudieu, Duhem et Léonard Bourdon dirigeaient le club, rue du Vertbois, que c'étaient eux qui avaient excité les ouvriers à venir demander du pain à la Convention.
Denel. Dans un groupe, les citoyens disaient : « Nous avons de
1. C'est le nom d'un inspecteur dont la Commission Ta résumer le rapport.
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bons députés, il fauiles conserver. «Un particulier, prenant la parole» a dit : « Plus de la moitié n'est point portée pour le peuple. »
Didier. Dans plusieurs groupes, on disait que les enfants de Gapet n'étaient plus au Temple depuis deux mois ; d'autres prétendaient qu'il n'y avait que six jours. Rassemblements d'ouvriers au bas du Pont de la Raison ; un citoyen y faisait voir un morceau de paîn très blanc ; on disait, en le voyant, que la classe indigente n'en avait pas de semblable.
Dangouville. Sur les sept heures du soir, les canonniers de la section du faubourg Montmartre ont voulu se porter avec leurs pièces du côté de la Convention. Ce qui n'a pas eu lieu.
Massard. Une foule de citoyens, armés de piques et de sabres, s'est opposée au départ des représentants du peuple mis en arrestation, parce que, disait-on, les députés fuyaient de Paris par toutes les barrières; ils ont été conduits à pied au Comité de la section des Champs- Elysées. Plusieurs gendarmes ont été désarmés, ainsi que ceux chargés des ordres. Beaucoup de rumeur à la porte de ce Comité. Le désordre commençant à renaître de nouveau, l'on fut contraint de conduire promptement au Comité de sûreté générale les six représentants
Hannocque-Guérin, Fauconnier, Thérouenne, Beuhlier.
(Arch. nat., F* Mil, Seine, 16.)
Journaux.
Vedette du 44 germinal : « Paris, du 13 germinal. La capitale a été assez calme aujourd'hui; cependant le décret que la peur a arraché à la Convention, par lequel elle ordonne que le pain sera donné de préférence aux ouvriers, indispose beaucoup les autres classes des citoyens, et choque évidemment tous les principes d'égalité qu'elle devrait plutôt maintenir. L'avenir se rembrunit beaucoup de cette position. L'histoire ne nous apprend-t-ellc pas que quatre à six ans sont à peu près le terme de toutes les révolutions, qu'en général la famine y a toujours joué un grand rôle, et que la disette les termine ou les Anéantit souvent. Le besoin ne compose point avec les événements. » — Courrier républicain du 14 germinal : « Du 43 gei^minal. Cette ville a aujourd'hui la physionomie de l'étonnement. Les faiseurs de l'insurrection d'hier, pris dans leurs pièges, ne savent plus où ils en sont. Quelques-uns d'entre eux ou de leurs émissaires ont encore voulu faire entendre aujourd'hui quelques phrases insidieuses ; mais ils ont été honnis et conspués. 11 parait que, cette nuit, le reste de nos Comités révolutionnaires a été mis en lieu de sûreté. Tout le monde applaudit au choix du général Pichegru pour commander la garde nationale parisienne. On s'attend qu'un aussi brave général ramènera dans les cœurs français les sentiments d'honneur et de loyauté
que des barbares s'efforcent d'étouffer. » — Cf. Messager du soir du 15 germinal. — Ami du peitple du 15 germinal : « Hier *, CoUot, Billaud et Barère partaient pour la déportation ; le peuple les arrêta de vive force dans la rue de la Liberté, ci-devant des Fossés-MonsieuMe-Prince. Ils furent conduits à la section du Théâtre-Français; le peuple étonné s'écriait : u II faut les juger et les » guillotiner s'ils sont coupables. Quelque scélérats qu'ils soient, il ne peuvent » être condamnés sans avoir été jugés! » Les cris de mort se sont fait entendre mille fois. Enfin, ils ont été reconduits au Comité de sûreté générale, qui les a fait repartir à six heures du soir. Ils étaient dans deux chaises de poste, et des courriers aussi légers que le vent les conduisaient au trjivers d'une très nombreuse escorte de gendarmerie à cheval. Comme ils traversaient les Champs-Elysées pour passer la grille de Chaillot, le peuple s'est attroupé, a coupé les traits des chevaux, s'est attelé lui-même en fourrière, a reconduit les prévenus au Comité, en disant qu'il fallait les juger, et non les déporter, les guillotiner, et non pas les absoudre. Ce retour a occasionné un désordre affreux dans les environs de la Convention. Comme la générale avait battu quelques heures auparavant, laffluence a été d'autant plus considérable qu'une partie du peuple de Paris s*était rendue à la Convention. Enfin, le trouble s'est dissipé, et l'on vient de nous assurer que le Comité a fait déporter avant-hier les trois prévenus à minuit. Ils ont pris la route de Mousseaux; Collot et Billaud seront jetés, dit-on, dans TUe d'Oléron; Barère sera déporté en Amérique, dans l'Ile de Cayenne. » — Courrier républicain du 15 germinal : « Du 14 gei*minaL Le soir de la journée d'hier a été très agité encore; à trois heures, on a battu la générale partout; il s'agissait de quelques factieux de la section des Gravilliers, qui voulaient empêcher l'effet du mandat d'arrêt rendu contre Léonard Bourdon. Mais le bruit du tambour et la marche du général Pichegru à la tête d'une force considérable les a effrayés. Les boutcfeux ont pris la fuite ou ont subitement changé de langage et de ton. La section, devenue libre, est venue livrer elle-même le factieux Bourdon au Comité de sûreté générale. A 6 heures ou environ, les huit députés, qui devaient être transportés au château de Ham, étaient partis pour leur destination au milieu d'une escouade de gendarmerie qui a pris le chemin de la barrière de Chaillot, le sabre à la main, au grand galop et en criant : A bas les Jacobins! Cette précipitation a paru extraordinaire; quelques cris sont partis du sein de la multitude que c'étaient des Prussiens et des Autrichiens détenus en otages qu'on voulait mettre en liberté ; d'autres personnes ont fait entendre que c'étaient des députés qui se sauvaient ou qu'on voulait sauver. Quelques-uns s'écriaient qu'il fallait en finir, c'est-à-dire, qu'il fallait les massacrer. On a poursuivi les gendarmes, sur le compte desquels on tient, à ce sujet, divers propos qu'il leur importe d'éclairer. Une partie du bataillon des Champs-Elysées, qui était sous les armes, près de la barrière, voulait arrêter l'escorte ; l'autre ne le voulait pas. La multitude courait après en criant : Arrête I De tout cela, il est résulté une confusion effrayante, qu'il est certain qu'on avait voulu exciter. On s'est battu ; il y a eu des coups de tirés, un cheval tué et quelques individus blessés. Cependant, après beaucoup de bruit, le calme s'est rétabli, et les députés sont partis; mais il n'en a pas été de même de Barère et Billaud. Les voitures qui les contenaient ont été arrêtées