‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire. Recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 2)Chapitre 134 sur 138 · CCLXXXIX · texte numérisé non relu

CCLXXXIX

22 FLORÉAL AN III (il MAI 1793).

Rapport du 23 floréal.

Esprit public. Groupes. — - Les groupes ont été moins nombreux hier que le jour précédent; les esprits y étaient moins agités; mais la pénurie des subsistances, la très faible portion de pain, sa mauvaise qualité, l'inégalité dans la distribution, le mauvais ordre qui régnait à la porte des boulangeries, faisaient la base de l'entretien des citoyens, qui paraissaient aussi mécontents du présent qu'inquiets de l'avenir. On se plaignait aussi avec aigreur du prix excessif des denrées, qui croit d'heure en heure, et de la vente du numéraire au taux le plus exorbitant, au point que Ton assure que le louis s'est vendu hier 400 livres en échange d'assignats, dont le discrédit va tous les jours en augmentant. Le4)ublic, à cet égard, murmurait contre le gouvernement ; il accusait sa lenteur à porter remède à la misère publique ; on taxait hautement les agioteurs, les marchands et les membres des différentes agences d'occasionner de si grands malheurs; on les regardait comme des sangsues publiques. Telle était, d'après les rapports de ce jour, la position de Paris. Nous observerons, en dernière analyse, que les inspecteurs, malgré l'ass^ rance qu'ils donnent que la tranquillité publique n'a pas été troublée, ne dissimulent pas qu'il leur a paru que la patience était poussée à bout; ils disent avoir entendu beaucoup de propos, les uns dérisoires, les autres très séditieux, [proférés] par les hommes et les femmes indistinctement. Us ont remarqué un air de consternation générale peint sur toutes les figures ; enfin ils ajoutent que, dans quelques sections, on a été obligé de porter des secours à plusieurs malheu-

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reux que le besoin avait affaiblis au point de ne pouvoir se soutenir.

Café^, — Le citoyen Compère rapporte que, dans les cafés du Palais- Égalité, de la Régence, des rues Honoré et du Roule, on tenait, à Toccasion de la vente du numéraire, les propos les plus injurieuK contre plusieurs députés.

Spectacles. — Tous les théâtres ont été fort paisibles, à la réserve de celui de rAmbigu-Comique, où le tapage a eu lieu, parce que quelques mutins voulaient obstinément que Ton donnât la pièce annoncée, qui n'a pu être jouée à cause de Tindisposition d*une actrice; mais la proposition de rendre l'argent ayant été faite et agréée du public, sept à huit personnes sont sorties, et le calme sVst rétabli à Tinstant.

Les officiers de paix, dans leur rapport, annoncent deux faits dont nous allons rendre compte. Ils disent : 1"* qu'hier matin, à Tatelier des armes, place des Invalides, les ouvriers ont voulu, à l'occasion du pain, faire un mouvement, qui n'a pas eu de suite; 2® qu'un par* ticulier, nommé Mottet, demeurant rue Goquenard, agité et désespéré depuis quelques jours par le besoin, venait de se couper le col.

Commerce. Pain. — Toujours des plaintes, des murmures et des propos outrageants contre le gouvernement, sur la modicité et la mauvaise qualité du pain, ainsi que sur l'excessive cherté des autres denrées ; tel est le résultat du rapport de vingt-trois inspecteurs. Le peuple se plaint de ce que l'on l'amuse par de fausses annonces d'arrivages de farine, tandis que la ration de pain diminue tous les jours, et que quantité de citoyens n'en ont point du tout.

Une citoyenne, qui n*avait point de pain à donner à son enfant, l'a attaché à son côté et s'est jetée à l'eau. La Commission fera vérifier le fait.

Suivant le rapport de Gilbert, au faubourg Denis, plusieurs motions ont été faîtes pour aller à la Convention, pour refuser le pain, si l'on n'en donnait pas davantage ; pour piller les pâtissiers ; de là. se transporter à l'Agence des subsistances, s'y saisir de l'agent et le traîner à la barre de la Convention, pour qu'il rende un compte fidèle dbs subsistances. On surveille toujours à cet égard.

A la porte du citoyen Gallet, pâtissier, il y avait une affluence considérable pour avoir du pain, qu'il voulait vendre 9 francs la livre ; le public ne voulait le payer que 20 sols ou le piller. On a requis la force armée ; la boutique a été fermée et la distribution n a point eu lieu.

Lecordier, inspecteur, a entendu dire, rue Nicolas, que le citoyen Truchelu, boulanger, n'avait pas voulu cuire la farine qui lui a été

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envo3'ée et qu*il n'avait distribué que du riz. La Commission a demandé au Comité civil de sa section des explications sur ce fait.

Viande et autres comestibles. — Plusieurs bouchers de différentes sections n'ont pu satisfaire quantité de leurs pratiques, ce qui a occasionné quelques murmures, sans que Tordre ait été cependant troublé.

Les halles et marchés ont été peu approvisionnés, vu que la majeure partie des denrées arrive à destination.

Bois, — Dans différents chantiers, la livraison du bois et des fagots a été tranquille. Un particulier, qui avait volé deux bûches dans rtle Louviers, a été conduit chez le commissaire de police de FArsenal.

Au Palais-Égalité, le louis s^est vendu 394 livres ; iOO en argent, 1,550 livres en assignats, et le lingot 680. On agiote sur toutes sortes de comestibles et bijoux

DUCUAUFFOUR, FAUCONNIER.

Messager du soir du 24 floréal : « Paris^ le È3 floréaL La journée d'hier a été fort orageuse ; la multitude innombrable de malheureux, que Tcxcessivc cherté de toutes les denrées et la disette presque absolue de pain réduisent au désespoir, faisait éclater ses plaintes et ses murmures. Celui-ci n'ose rentrer clicz lui pour ne pas entendre les cris déchirants d'une famille nombreuse réduite aux abois et qui lui demanderait un pain qu'il n*a pas ; celui-là se lamente de n'avoir plus aucun eiïet à engager pour alimenter sa femme et ses enfants ; les uns protestent qu'ils ne monteront plus la garde pour protéger un gouvernement qui les laisse mourir de faim; ceux-là tournent toute leur colère contre les marchands et les riches, qui ne manquent de rien, et voient sans pitié leurs frères mourir de faim. Des scélérats parcourent les groupes, ont grand soin de faire remarquer aux malheureux que le besoin et le désespoir irritent, qu'il y a un an, le peuple avait du pain ; ils demandent pourquoi la Convention fait venir à Paris un si grand nombre de troupes. « 11 est temps que nous nous levions en masse, si nous ne voulons pas être assassinés et périr de faim », répètent-ils sans cesse. » Il faut que les ouvriei*s se montrent contre les marchands, les accapareurs et les égoïstes », disaient-ils hier à haute voix. Ils ont toujours pour appuyer leurs blasphèmes, des fables absurdes, des contes ridicules, par lesquels ils soulèvent l'indignation des citoyens crédules qui les écoutent, et qui ne sont déjà que trop disposés à trouver des coupables^-.. » — La Quotidienne du 22 floréal passe en revue et apprécie divers néologismes introduits par la Révolution, entre autres arrivage, apitoyer, club, désarmement.

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747 RÉACTION THEUMIDOUIE.YNE [i2 mai 1793]

Rapport du 24 floréal.

Esprit public. Groupes. — Il résulte de la plupart des rapports de ce jour qu'hier il n'y a pas eu de groupes aux portes Denis et Martin, qu'ailleurs ils étaient peu nombreux, que le calme s'est soutenu, et que les esprits étaient moins agités ; cette tranquillité est attribuée à la légère augmentation dans la distribution du pain qui a eu lieu dans plusieurs sections, et aussi aux discours des bons citoyens qui invitaient leurs frères à la patience et au respect que tous les patriotes doivent porter aux lois et à la Convention. Ces mêmes citoyens annonçaient encore que les arrivages des subsistances ne devaient pas tarder, et que, sous peu, on verrait renaître l'abondance; mais les inspecteurs continuent d'observer que le public voit toujours avec une peine extrême le surhaussement continuel de toutes choses, ainsi que l'infâme commerce des brigands et des agioteurs, qui sont regardés comme les vampires de l'État. Ils disent encore qu'on ne cesse de répéter de toutes parts qu'il est bien temps que la Convention mette fm à toutes ces dissensions à cet égard, et qu'elle se prononce vigoureusement pour arrêter ce désordre, qui pèse si fort et depuis si longtemps sur la classe honnête et indigente.

Plusieurs faits particuliers, cités par quelques inspecteurs, nous ayant paru ne devoir pas être passés sous silence, nous allons les faire connaître par une analyse succincte. Le citoyen Gendet rapporte que trois commandants de bataillon ont renvoyé hier assez durement, d'un petit groupe près le Carrousel, trois carabiniers qui ont paru fort mécontents; il ajoute que les ouvriers de la partie des bâtiments menacent de s'insurger au premier moment, si sous peu on ne leur donne pas du pain et si on ne met pas un frein à l'agiotage.

Le citoyen Alamiou dit que l'on crie beaucoup contre la République, et qu'il n'est pas possible de saisir les personnes qui jurent contre le gouvernement, parce qu'il faudrait arrêter plus de la moitié des habitants de Paris.

Les citoyens Fargues et Marceau ont entendu dire à un particulier qui arrivait de Jiambouillet que trois cavaliers, venant de Paris, avaient assuré sur la place dudit Rambouillet que la Convention venait de nommer un régent, que ces bruils, et autres semblables se

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[13 M.vi 1795] HÉ ACTION THERMIDORIENNE 718

répandaient dans les environs de Paris, et qu'il s'y présentait des gens qui achetaient des marchandises à tel prix que ce soit.

Au Jardin-Égalité, hier soir, un citoyen qui a voulu parler contre les agioteurs, et qui s'est dit représentant du peuple, a été arrêté ; on voulait d'abord le jeter dans le bassin, mais on s'est contenté de le conduire au Comité de sûreté générale.

Cafés, — Le citoyen Compère rapporte que, dans les cafés vers le Pont-Neuf et la rue Honoré, on s'entretenait de la pénurie des subsistances, et on assurait que la pacification de la Vendée n était pas

réelle.

Spectacles. — Tout y a été tranquille, excepté au théâtre de la rue Feydeau, où le tumulte a été occasionné notamment par Duvemet, artiste, qui courait dans tous les corridors des loges et aux galeries pour empêcher son camarade Valuri de jouer; mais, la majorité des spectateurs s'étant prononcée pour ce dernier, il a joué et le calme s'est rétabli assez difficilement. Au théâtre de l'Opéra-Comique national, dans la pièce des Detu: jumeaux de Bergame^ l'acteur Chenard a appuyé sur le passage de cent mille écus en numéraire^ ce qui a donné lieu à des applaudissements d'une partie des spectateurs et à rimprobation de l'Autre.

Commerce. Pain. — Les rapports de vingt-deux inspecteurs font mention des plaintes, des murmures qu'excite la disette du pain de la part des citoyens, même les plus patients, qui commencent à perdre l'espérance. Le public dit, suivant ces rapports, qu'on a juré de le faire mourir de faim, et qu'il aimerait mieux périr sur-le-champ que de souffrir de la sorte; enfin, disent-ils, la disette échauffe les esprits de plus en plus; on espère, dit-on, que le peuple se montrera bientôt, attendu que les hommes choisis par lui pour faire son bonheur cherchent à faire périr la France de misère, au lieu de travailler à sa prospérité

DOILLOT, HORNIN.

(Arch. nat., F * <= III, Seine, 16.)

24 FLORÉAL AN III (13 MAI 1795)- Rapport du 25 floréal.

Esprit public. — Dans la journée d'hier, les groupes et les rassem* blements aux portes des boulangers ont été nombreux ; on s'y entre-

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RÉACTION THERMIDORIENXK

[i3 MAI i79oJ

tenait de la pénurie des subsistances, et des autres objets relatifs à la misère générale; on se plaignait beaucoup de la faible portion, de la mauvaise qualité du pain et de Tinégalité de la répartition; dans quelques sections, il a été délivré un quarteron par tète ; dans d'autres^ deux et trois onces; enfin plusieurs citoyens en ont manqué. Néanmoins, malgré tous les murmures qui ont eu lieu, nous sommes fondés à croire, d'après les rapports de ce jour et nonobstant les assertions contenues dans celui du citoyen Alamiou, que les esprits sont plus consternés encore qu*agités de la disette et du prix exorbitant de toutes choses. Il parait que le sentiment qui affecte les citoyens est celui d'une peine profonde, et non le désir de se porter à quelque mouvement séditieux, qui ne ferait qu'augmenter leurs maux. Nous avons même lieu de penser, d'après ce que disent les inspecteurs, que le peuple, toujours patient et résigné, respectera la loi et les législateurs; mais rinquiétude s'accroît tous les jours, à un tel point que la plupart des habitants de cette grande cité sont frappés de stupeur et d'engourdissement. L'avenir est pour eux sans espoir. Aussi plusieurs individus, dénués de tous moyens de subsistance, s'aban* donnent à un découragement total et tombent de lassitude et d'épuisement. L'esprit des femmes et des mères éplorées excite aussi dans les âmes sensibles une compassion dont il est impossible de se défendre.

Le public a paru satisfait des mesures prises hier pour chasser les agioteurs du Jardin-Égalité. On ajoute cependant qu'après l'expédition, ils n'ont pas tardé à se réunir.

Les citoyens Fargues, Marceau et Cornet rapportent que, dans la rue des Prêcheurs, sections des Marchés, une femme, désespérée de n'avoir reçu que trois onces de pain, a dit hautement qu'il fallait un roi et qu'elle voulait se tuer, ainsi que ses enfants; mais elle a été préservée de ce mauvais coup par le commissaire et la garde, survenus à l'instant, qui n'ont pu l'emmener, parce que les autres femmes s'y sont opposées.

Compère annonce que, dans la section des Gravilliers, on a trouvé deux hommes morts d'inanition; il ajoute que, dans les cafés de la rue Honoré et vers le Pont-Neuf, on s'entretenait des grands préparatifs de guerre qui se font, et que l'on disait que nous étions bien éloignés de la paix, tant annoncée et si fort désirée. Dans le café de la Régence, un étranger a fait une lecture de deux lettres qui annoncent que l'Autriche et l'Angleterre conçoivent les plus flatteuses espérances de l'état malheureux où se trouve la France.

Spectacles. — Tout y a été paisible, si ce n'est au théâtre des Arts,

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[14 MAI 1795] RÉACTION THEHMIDOHIENNE 720

où Tordre a été troublé par un particulier nommé Jacquet, artiste attaché à ce théâtre, qui s'est permis de siffler un passage du Réveil du peuple', le public indigné en a fait jilstice sur-le-champ en le faisant sortir. 11 a été conduit chez le commissaire de police de la section Le Peletier, qui en a dressé le procès-verbal et en a entendu les témoins.

Les officiers de paix rapportent que le décès de deux citoyens, dont Tun s'est coupé le col, et Tautre a été trouvé mort dans son lit, a fait dire que Ton en verrait bien d'autres.

Commerce. Pain, — Les rapports de vingt-cinq inspecteurs présentent à peu près la redite des plaintes, des murmures et du désespoir qu'occasionne la disette...

Le Roux, Barbarin.

(Arch. nat., F « « lU, Seine, 16.)

Journaux.

Gazette française du 26 florétil. « De Paris ^ le 23 floréal. La force armée s'est portée hier au Palais-Royal : elle a arrête un très grand nombre d'agioleurs. Cette mesure n'a produit qu'un effet, c'est de faire augmenter le prix de l'or et de l'argent. A l'instant où nous écrivons, les agioteurs remplissent encore leur ancien repaire, et les spéculations s'y font comme à l'ordinaire. Cela prouve que la force ne fait rien là où il n'y a pas de gouvernomcnl. »>

Rapport du 26 floréal.

Esprit public. — Quoique la qualité du pain n'ait pas été meilleure que le jour précédent, que la quantité n*en ait pas été plus abondante, qu'il y ait eu même inégalité dans la distribution, que le prix des denrées et marchandises de toutes espèces se soit élevé d'heure en heure à une progression effrayante, qu'au Jardin-Égalité la brigandage des agioteurs ait toujours été le même, et que le commerce infâme de ces sangsues publiques ait continué de s'y faire avec une rapidité dont il n\y a jamais eu d'exemple, néanmoins, dans les groupes et rassemblements, les citoyens ne paraissaient pas aussi agités que la veille; leurs plaintes étalent moins vives. On donne pour motif de cet état paisible l'espérance que le public a conçue de Tan-

tl

T*îc.

721 RÉACTION THERMIDORIENNE [15 mai 1795J

nonce faite par le Comité de salut public de Tarrivage prochain des subsistances, qui feront renaître Tabondance, ainsi que de grandes mesures dont s'occupe la Convention pour la restauration des fi« nances, la répression de Tagiotage et rétablissement d'un gouvernement vigoureux, sage et juste.

Tel est le résumé des rapports de ce jour, que les inspecteurs terminent en déclarant unanimement qu'ils n'ont rien vu de contraire à la tranquillité publique; mais, diaprés ce qu'ils observent eux-mêmes, nous nous croyons autorisés à remettre sous les yeux du gouvernement le tableau fidèle et véridique de la position des habitants de celte grande commune. De fait, dans les circons^nces difficiles où nous sommes, où plusieurs citoyens exténués ou fatigués tombent de besoin, où les mères désolées, gémissant sur le sort de leurs enfants qu'elles ne peuvent plus apaiser, souffrent, les unes avec résignation, les autres se livrant aux accents du désespoir, et enfin dans un temps où le suicide n'a jamais été aussi commun, ce calme annoncé, tout réel qu'il est en cet instant, ne doit-il pas être regardé comme le calme de la mort? Et n'est-il pas permis de penser que cette tranquillité apparente ne parait pas [devoir] lutter longtemps contre tant de fléaux réunis qui paralysent la société, si les choses ne prennent un tour plus favorable ?

Bois DE LOURY, ROUCHAS.

Ârch. nat., F < < III, Seine, 16.)

Rapport du 27 floréal.

Esprit public. — Nous ne pouvons, sur la journée d'hier, que répéter ce que nous avons dit dans notre dernière feuille sur celle du 25, et 'Confirmer qu'il résulte des rapports de ce jour que, malgré tous les maux qui affligent Paris depuis quelque ^temps, et à quelques murmures près que les femmes ont fait éclater dans plusieurs sections, la tranquillité publique s'est soutenue.

Les inspecteurs rapportent que les bons citoyens annoncent constamment qu'il faut se mettre en garde contre les agitateurs, toujours disposés au désordre, et que le peuple espère beaucoup

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