‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire. Recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 2)Chapitre 21 sur 138 · Voir la Société des Jacobins, t. VI, p · texte numérisé non relu

Voir la Société des Jacobins, t. VI, p

ÎACTIOX THERMIDORIENNE [18 septembre 170*1 ^J

de la Révolution. Ainsi l'expérience oert ici, j

lUËSole, et il est hors ife doute que le calme de ^

iclairera ces louanges et ces blâmes Le rap- '/i^

r de la République Tixera, à cet égard iinpor- J

lation; et ce rapport, qui doit être fait par -^

lu avec impatience par les vérilables amis de '^

la République; c'est à cette paix que tient la 4

i sans doute des ennemis intérieurti ; et, quand V.

n'oiTriraient que l'avantage de surveiller ces ^

lisconvenir que, sous ce seul aspect, elles ne ;

les colonies, des colons et des commissaires

t tous les ef^prits. Une commission nommée i

jit faire aussi incessamment un rapport sur cet i

1 3» sans-culollidc : ;

îrfe. — Chacun attend avec impatience le rap- .'

sur la iiituation actuelle de la République; on ^

rie la vérité vont dissiper enfin les nuages téné- '.

enta entourent la Convention, et (eronlavurter écraser la représentation nationale, en [la]

ï l'oppression. Cependant les Comités révolu-

lillé la Révolution par des emprî'ionnements

yrans subalternes qui ont abusé de leur autosections pour faire le procès à la révolution

ablir le système de persécution et de terreur

t C'est aux Jacobins, s'écrient- ils, qu'est le

ique point de ralliement. » Mais parlimt il n'y

sentiment et qu'une voix : c'est que la Conven-

rs de ces hommes qui craignent qu'im ne leur conservera toujours l'estime et l'umour des

ce à tous ses ennemis, tant qu'elle conservera

;e dont nos braves défenseurs lui donnent

iéres.

•olitique de la France et de VEuriipe de la 3' sans-

jn volcan ; l'éruption nous menace ; puissc-t-

Lindet. (lUonileui; réimpiesaion, t. XXII, p. 1R\ j

elle se diriger sur la clique des intrigants et des perturbateurs, dont le système odieux de subversion acquiert chaque jour de nouveaux partisans ! Deux partis puissants s'agitent depuis quelque temps et font de mutuels efforts pour se détruire réciproquement et pour obtenir la palme.

La raison du plus fort est toujours la meilleure,

dit le proverbe. Quel sera le plus fort? Voilà l'énigme. Un des partis, celui des Jacobins, que leurs adversaires appellent hardiment la faction des Continuateurs de Robespierre^ ne veut point, dit-on, de la liberté de la presse, demande l'exécution de la loi du 17 septembre *, la liste des individus mis en liberté, et par suite le retour de la ter^ reur à Vordre du jour.

L'autre parti, qui, jusqu'à ce jour, parait être le plus nombreux, et que les Jacobins qualifient de modérantisme et de fédéralisme, réclame la liberté de la presse avec garantie, la suppression, ou au moins Fépuration et la purgation des Sociétés populaires, et surtout le respect pour la Convention nationale, qu'ils désirent voir enfin le point central du gouvernement.

Il parait chaque jour des écrits nouveaux enfantés par les défenseurs de ce dernier parti, tous dirigés contre les Jacobins, et tous plus virulents les uns que les autres, si on en excepte deux ou trois dont Tanimosité fait tout le mérite et qui sont plus forts d'injures, de grossièretés, de platitudes et de calomnies, que de raisons. Il ne s'agit point d'avancer que des hommes sont des scélérats, des conspirateurs, des cannibales : il faut le prouver. On traite ainsi les Jacobins, et ceux qui les attaquent aussi durement oublient sans doute les services importants que le peuple français doit à cette Société célèbre, qui, peut-être n'a aujourd'hui tant d'ennemis que parce que de tout temps elle combattit avec courage la classe nombreuse des aristocrates, des brissotins, fédéralistes, feuillants, etc.

Chacun prend diversement part dans cette guerre d'opinion ; ce combat à mort entre deux adversaires acharnés l'un et l'autre à leur perte donne un intérêt passager à certains journaux, du monde dans les cafés, des lecteurs dans les cabinets littéraires, des motions à la douzaine dans les lieux publics, où les groupes sont très multipliés depuis deux jours et commencent à devenir bruyants. Chacun y lâche son petit mot; quelques agitateurs, stipendiés à grands frais par les deux partis, encouragent les malveillants de part et d'autres, égarent le peuple, agacent les intrigants, et font parler les ambitieux. C'est là

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