‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire. Recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 2)Chapitre 24 sur 138 · Bibl. nat., Lb 41/4074, in · texte numérisé non relu

Bibl. nat., Lb 41/4074, in

nON THERMIDORIENNE [19 î^ei-teuiibb 1794] I de tous lespayt de la *• sans-culotlîdc ' an II:

— Avez-vons vu hier la contre-Révolution palais qu'on voudrait bien faire redevenir ■lus beaux atours et pris ses formes les plus is citoyens en furent éblouis, el la prirent , « Nous voulons la liberté, disait-elle, nous a justice. »

sans-ealottidc an II.

— Aveî-vous lu Fréron? Voilà quelle est la iqu'ils se rencontrent. Le quatrième numéro irte la pièce ; il est dirigé en partie contre royalisme et d'accointance avec Fouquier- <uple cite même un extrait du journal de est fort maltraité.

s vont leur train. Dans l'impossibilité où : extraits, nous allons en donner les titres. I matin : Entendons-nous, premier dialogue )uboi6-Grancé ; Les Jacobins traités comme détresse des Jacobins, qui n'ont plus le sot jrés pour altei' échanger leurs douze francs is.

lut le monde ; il s'est môme passé, hier soir, u Palais- Égalité, où il n'y a eu de bien réel H des soufflets distribués assez largement. : criait les titres de différentes brochures ; us & sabres, qui fondent sur le crieur et lui ner contre la Société mère. Le colporteur, presse ; les révolutionnaires à bâton malfeuilles ; tout cela fait vacarme. Des essaims Is, prennent fait et cause pour le colporteur, jar le cri de Vivent les Jacobins l Le reste \tion} La mêlée s'engage, et moitié de gré, ns sont contraints de crier Vive la Conven- Lird'hui la matière de tous les entretiens, placards écrits à la main, affichés dans amment [une affiche manuscrite] à une des

t-eulotlide ébût alors emploré tantôt &ii fËmikim,

iPTEjmaE 179i] REACTION' THERMIDORIENNE IIC

es de la Conveolion même. André Dumont l'a arrachée ; elle

nait ces mots :

.orsque le Sénat romain s'empara de tous les pouvoirs, le peuple

réduit à l'esclavage ; vous êtes dans la même position ; vous vez plus pour vous sauver que l'article XXXI de la déclaration

Droits de l'homme, c'est-à-dire l'insurrection. >

isagcr du soir de la j" sans-culolliilc :

••h, i' sans-culottide, — Hier soir et toule la nuit, il s'est fait de reuses patrouilles; c'est surtout au Jardin Egalité qu'elles étaient réquentes, mais elles n'avaient rien d'alarmant pour les patriotes de la justice et de la représentation nationale : souvent même, l'elles s'approchaient d'un groupe où l'on défendait la Gonven- :ontre les calomnies dont les ennemis de la révolution du 9 ther- * ne cessent de l'abreuver, ils joignaient leurs voix h celles des citoyens, et criaient aussi ; Vive la Convention I proclamation du décret qui ordonne aux citoyens non domicîe sortir sous les vingt-quatre heures de Paris * a été reçue par ïhitants de cette ville avec enthousiasme et applaudissements, opinion est fortement prononcée en faveur des opérations de nvention, tant les Parisiens sont convaincus que, parmi certain re d'honnêtes commerçants que des affaires réelles retenaient cette cité, il y avait une foule innombrable d'intrigants, attirés is vociférations des continuateurs de Robespierre, comme les urs le sont par l'odeur pestiférée des cadavres. Ces révoUition- ; affamés de meurtres et de pillage retournent cette fois sans pu tremper leurs mains, ni dans le sang des républicains, ni les caisses de la section.

'est passé hier encore une petite scène aux Tuileries, dans le de celle qui s'était passée la veille au Jardin Égalité. Ces évéits devraient instruire ceux qui veulent remettre la tyrannie à e du jour que l'opinion publique est entièrement pour la liberté, lorre les maximes de terreur et de sang qui ne conviennent les cannibales, à. des anthropophages.

'//f* liiniorii/uc fit politique de la France et de l'Europe de la 4* sansae:

colporteurs criaient hier : Voici les Jacobins traités comme ils ■ilenl. Cliacun, croyant que celte brochure était réellement di-

■>ir plus haut. p. 113.

iAGTION THEIlMlDOniEXNE [19 septembre t'M]

sans de la terreur à l'onlre du jour, s'emmais combien on était trompé, lorsqu'on y acobins par un Jacobin, qut, par modestie, atous les événements de la Révolution. Cet écrit, t l'oraison funèbre des Jacobins, est un lisî^u es et monotones, et qui ne sont point suscep-

loir insinuer au peuple que, sans les Sociétés loint de salut, et que le parti qui demande la t celui des aristocrates, des royalistes, des noquî veut dire que, hors des Jacobins, il n'existe |ui veut dire que ce bon père de famille qui, emi de l'intrigue et de la cabale, au lieu d'aller ins et y réclamer la terreur à l'ordre du jour, i enfants de leurs devoirs, leur prêche le resion, la soumission aux pouvoirs constitués et tst, selon l'auteur de la brochure, un aristo- 1 contre-révolutionnaire; ce qui veut encore tants courageux qui, d'une main hardie, ont ouveau Néron, sont des aristocrates, puisqu'ils et que, hors les Jacobins, il n'existe puint de

nationales et élrangifres de la S* sans-cnlottidc :

ulollide. — Avant-hier, on a trouvé, dans quel- I, des placards manuscrits d'une telle atrocité raie des bons citoyens s'est empressée de les oiunJquer au gouvernement. On est à la pourre exécrable, dont on assure que quelques ailés; les autres sont assez indiqués à la surveilr qu'ils ne puissent échapper i^ une juste puniiblique a manqué d'être altérée par ces projets trouilles ont été multipliées ; et le décret qui [uatre heures les étrangers entrés dans cette nessidor seront tenus de s'en éloigner va, sans s et paisibles habilanLs de Paris une sécurité s^ayeiit de détruire par tous les moyens qui Ce calme est surtout néce!>satre dans le monationale s'occupe avec tant de zèle à élever ibhc sur les bases solides de la liberté cl de

[20 SEPTEMBRE 1794] RÉACTION THERMlDORIEiNXE 118

Spectacles de la 3® sans-culottide.

Thkatre des Arts. — Relâche.

Opkra-Gomique. — La Mélomanie, corn, en un acte, mêlée d'ariettes; Callicts ou Nature et Pairie, com. héroïque en un acte, mêlée de musique, prem. représentation; V Enfance de Jean-Jacques Rousseau, com. mêlée d*ariettes.

Feydeau. — Pas d'annonce.

Thkatre de la République. — Timoléon, trag. en trois actes, en vers, avec chœurs ; Crispin rival de son maître, com. en un acte.

Thkatre de l'Egalité. — Guillaume Tell, trag. ; les Chœurs de Marathon; le Retour du mari, com.

Lyrique. — Zélia, op. en trois actes ; la Matinée républicaine, vaud.

Gaité. — Le Voltigeur; la Danse de V Echelle; les Lutteurs et les Sauteurs ; Crispin médecin ; V Aristocrate démasqué par la Corne de la Vérité; Arlequin et Colombine invisibles, pantomime.

Ambigu-Comique. — Le Maire de village; l'Etape; V Héroïne américaine.

Vaudeville. — Nice; l'Auberge isolée; les Vendangeurs.

Cité-Variétés. — L'Orphelin, com. ; l'Adoption villageoise, op. ; le ballet des Nègres.

4« SANS-GULOTTIDE an II (20 SEPTEMBRE 1794).

Journaux.

Courrier républicain de la 5« sans-culottide :

Du 4® sans-culottide. — On craignait que les mouvemements quî s'étaient manifestés la veille au Palais Egalité ne devinssent plus alarmants aujourd'hui. Pour prévenir le désordre, on avait commandé un très grand nombre de citoyens armés dans les diverses sections. De fortes patrouilles ont commencé à circuler dans plusieurs quartiers, et il n'y a pas eu la plus légère commotion extérieure. Dans Taprèsdîner, la promenade a été très fréquentée ; mais on y voyait peu ou point de ces hommes à grandes moustaches, armés de gros bâtons^ satellites barbares du dernier tyran.

A onze heures du soir, on a entendu le bruit du tambour, qui a causé un peu d'inquiétude ; mais on a bientôt su que c*était la proclamation de la loi en vertu de laquelle les étrangers qui sont à Paris depuis le !•' messidor sont tenus d'en sortir, à l'exception de ceux dénommés par la même loi.

RÉACTION THERMIDORIENNE [20 septembre 1794]

La réduclion des Comités révolutionnaires au nombre de douze a été opérée hier; les nouveaux comités sont en exercice.

Messager du soir du 1*'' vcndémaire an III :

PariSy 5* sans-culoitide. — On fait des rapprochements assez justement fondés sur les individus qui, Tannée dernière, se contentaient de prêcher le fédéralisme et de s'associer pour sa cause, et qui aujourd'hui sont les plus zélés soldats du royalisme ; les principaux commandants des Chouans se trouvent précisément être les anciens commandants des Carabots. — Puisaye était adjudant-général de Wimpffen et commandant de la force départementale à Vernon.

Des événements dont on vient de faire part à la Convention font Tentretien de tous les citoyens. Chacun rapproche ce qui s'est dit aux Jacobins par les Marseillais, et la rébellion ouverte qui se manifeste aujourd'hui dans leur pays : « Le Midi est debout, disait l'un d'eux ; il n'attend pour agir que signal des Jacobins. » «c Nous ne partons pas encore, tout-à-l'heure, ajoutait-il ». On se rappelle qu'à leur départ ils regrettaient de ne pouvoir participer dans Paris au nouveau triomphe de la liberté et de l'égalité, et on se demande : qui donc a donné le signal ? de quel triomphe veulent-ils parler ? Et l'on commence à expliquer pourquoi les Jacobins dénonçaient avec tant d^achamement les amis de la représentation nationale, et proscrivaient les patriotes qui criaient Vive la Convention l

Spectacles de la 4* sans-gulottide.

TuéATRE DES Art8. — MlUiade à Marathon, en deux actes ; félémaque dans Vile de Calypso, ballet-pantomime.

Opéra-Comiqub. — Fanfan et Colas, com. en un acte, en prose ; l'Epreuve villageoise^ com. en deux actes, mêlée d'ariettes, avec un diverlissemcnl ; Stratonice^ com. héroïque en un acte, en vers.

Fbydbau. — Zodoiska, op. en trois actes.

Tbkatre ob la République. — Le Distrait, com. en cinq actes; le Conteur ou les Deux postes, en trois actes.

Théai-re de l*Egautk. — Le Tartuffe, com. en cinq actes; le Babillard, com. en un acte.

Lyrique. — Relâche.

Gaitk- — Crispin rival; Arlequin protégé par Vulcain; Alain et Suzette ou le Fils adoptif; le Sabotier; les Sauteurs; les Deux font la paire; la Danse de Uéchelle; V Enrôlement du bûcheron, et un ballet.

âxbigu-Gomique. — Le Maréchal des logis; la Fête civique; le Nid d'oiseaux; les Prisonniers patriotes.

Vaudeville. — Les Chouans de Vitré ; U Alarmiste; le Faucon,

CiTé-YARiÉTÉs. — Le Mari coupable, première représentation ; le Divorce première représentation ; Arlequin imprimeur, op.

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