‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire. Recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 2)Chapitre 4 sur 138 · Il faut lire : avant-hier soir · texte numérisé non relu

Il faut lire : avant-hier soir

RÊACTIOiN THERMIDORIENNE

Payan, agent national, Dumas, Lavalelte, Coflinhal, Bernard, Gobeau, Gency, Vivier, Simon, Laurent, Wouarmé, Forestier, Guérin, D'Hazard, Bougon et Quenet, municipaux*. Le Bas s*était tué. Jamais on ne TÏtun aussi grand concours de monde qu'à cette exécution. Femmes, enfants, vieillards, tout Paris y était. Qui pourrait rendre la joie et les transports qui éclataient sur tous les visages ? Dans toutes les rues par où passèrent les conjurés, dans toute Tétendue de la place de la Révolution, partout ce n était qu'un cri unanime : Ah! les scélérats ! Vive la République ! Vive la Convention ! et tous les chapeaux étaient en l'air en signe de satisfaction. Les yeux étaient particulièrement fixés sur Maximilien Robespierre, Gouthon et Hanriot, dont les têtes étaient ensanglantées par les blessures qu'ils avaient reçues au moment de leur arrestation.

Aujourd'hui * on a exécuté soixante-onze de leurs complices; nous en donnerons la liste '.

Le Sans-Culotte du 12 thennidor :

Paris, le il thermidor. — Paris jouit de la plus grande tranquillité. Tous les vrais patriotes respirent un air plus libre. Le supplice du Cromweil français a fait épanouir les cœurs républicains ; partout la joie succède à cette anxiété affreuse qui tourmentait tous les esprits ; hier au soir on se félicitait dans les assemblées des sections de voir la patrie sauvée ; on se félicitait d'être enfin délivré de ce tyran astucieux, de cet homme atroce qui, par une hypocrisie soutenue, en imposa si longtemps à la nation française, dont toutes les démarches, couvertes du masque d'un patriotisme brûlant et inquiet, tendaient sans cesse à la tyrannie; de cet être orgueilleux qui voulait sacrifier à son insatiable ambition tous les hommes de génie qu'il craignait; qui ne pardonna jamais le moindre mot qui blessait son amour*propre, qui éloigna successivement de lui tous les hommes probes qui dédaignaient lui faire la cour; qui s*entoura d'hommes tarés, d'intrigants^ de perfides conspirateurs; qui n'écouta les conseils d'aucun homme de bien, et se laissa influencer par quelques femmelettes, qui depuis longtemps le rendaient ridicule aux yeux de ses anciens amis qui croyaient encore à ses vertus et à son civisme.

i. On trouvera la liste des vingt-deux personnes qui furent exécutées ce jour-là dans Wallon, Histoire du Tribunal révolutionnaire, t. V, p. 252.

t. n faut lire : hier, 11 thermidor.

3. lis étaient exactement au nombre de soixante-dix. La liste est dans Wallon, iàid,, p. 420.

L'Europe étonnée, nous dit le Journal des Hommes libres y apprendra avec quelle rapidité les hommes libres savent frapper un tyran. Les tyrans apprendront en frémissant avec quelle rapidité leur complice et leur émule est tombé sous la pique de la liberté, dont il souilla longtemps le temple et le langage.

La France est libre enOn, grâce à l'énergie de la Convention et du peuple généreux qui Ta si bien secondée.

Républicains, vous saurez tous les détails de cette exécrable conspiration, la plus dangereuse de celles auxquelles vous avez échappé; vous saurez avec quelle astucieuse perQdie Ton vous conduisait à la mort et à Fesclavage, en vous parlant toujours de vos droits et de liberté; vous verrez la fleur de lis devant succéder aux signes tricolores ; un sacerdoce nouveau substitué à celui que vous avez renversé ; la tyrannie enfin rétablie sur vos cadavres expirants.

Robespierre n'est plus, et vous êtes libres. Nous sommes libres; la pensée va reprendre son élan si longtemps comprimé par cet homme atroce, dont un regard, un sourire même était le plus souvent un arrêt de proscription, qu'il savait tôt ou tard mettre à exécution, au moyen de sa calomnieuse éloquence, de ses intrigues, et de la nuée de plats valets et de lâches adulateurs qui composaient sa cour, toujours prêts à accuser à son gré les victimes qu'il désignait.

Tirons du moins une grande leçon de cet exemple. Ne suivons jamais la bannière d'un homme. Les principes, amis, les principes voilà notre bannière. Que tout ce qui s'y accorde soit adopté, que tout ce qui s^en écarte soit rejeté, quel que soit l'homme qui propose. Ne flattons jamais les hommes, ne nous en faisons point d'idoles; que l'engouement pour tel ou tel cesse enfin de nous diriger, et la République se fondera^ s'afl'ermira sur des bases solides, parce qu'elle sera Tunique point de ralliement de tous.

Spectacles du 10 thermidor.

Opéra. — Aujourd'hui relâche, et jours suivants, jusqu'à rouvcrture du théâtre, rue de la Loi, qui se fera le 15 prochain, par une représentation, de par et pour le peuple^ de la Réunion du iO août ou Vinauguralion de to République française, sans-culoltidc en 5 actes, paroles des cit. Bouquier et Moline, musique du cit. Porta.

Opéra-Comique. — 3« ropr. de Joseph Bara, fait historique m(^lé d'ariettes, et la 7« d'Agricole Viala ou le héros de 43 ans. On commencera à 7 h. En attendant la f® repr. des Epreuves du Républicain, com. en 3 actes, en prose, mêlée d'ariettes.

Théâtre de la hue Feydeau. — 18° repr. do V Apothéose du jeune Bara^ pièce patriotique en un acte, précédée de la Vi^ ^q Claudine ou le petit coin'

7 RÉACTION THERMIDORIENNE [29 juillet 1794]

missionnaire f opéra vn un acte, et de la ISl'' do V Amour filial ou la jambe de bois, opéra en un acte. Demain Lodoïska, En attendant la 152° repr. des Visitandines, avec des changements. — L'administration de ce théâtre déclare «jue la nommée Leroy, condamnée par le Tribunal révolutionnaire, s'est dite raossoment actrice de ce spectacle, où elle n'a jamais été engagée. Signé : miramond.

Théâtre de l.v Républioue, rue de l.v Loi. — 4" repr. de la Bizarrerie de ta fortune, com. en 5 actes, suivie de VEcole des Maris, com. en 3 actes.

ThÉ-VTRE lyrique des amis de la patrie, C1-DEVA.NT DE LA RUE LOUVOIS. —

H' repr. du Jeune héros de la Durance ou Agricole Viala, tableau patriotique : les Loups et la Brebis, vaud. en un acte, et le Bon père, op. en nn acte.

(iAÎTÉ. — Le Nécromancien, 12« repr. du Véritable Ami du peuple ou la Victime du fédéralisme, drame révolutionnaire en 3 actes; la Danse de i'f^ckelle; l'Entrée du Sabotier; la Mort du jeune Bara, pièce patriotique, H le divertissement des lutteurs.

Ambigu-Couique. — L'Epreuve raisonnable; les Contretemps, et la Forêt noire.

Cités-Variétés. — La Mère rivale et VOr^helin, comédies.

il THERMIDOR AN II (^29 JUILLET 1794).

Journaux.

Gazette française dM 12 theniiidor :

De Paris, il thermidor. — Paris est tranquille; tous les citoyens se livrent à la joie et se félicitent d'avoir échappé à la tyrannie et aux horreurs qu'elle entraine après elle. Les complices du tyran, qui ont été exécutés aujourd'hui, ont attiré un concours immense de spectateurs qui ont applaudi à leur supplice et qui ont juré une guerre éternelle à tous les ennemis de la République. Ce serait rendre un service au public que de lui rappeler tous les traits du nouveau Pha« larîs qui vient de périr dans son taureau ; ceux qui l'ont suivi pourront nous donner sa vie publique et particulière ; voici une anecdote qui caractérise sa fureur de dominer et de verser du sang. Un citoyen, lorsqu'on publiait la proclamation de la Convention nationale, dans la nuit du 9 au 10 messidor [sic], s'écria qu'on avait mis la Commune hors de la loi. Tout à coup, il est environné par cinq ou six des satellites de Robespierre, qui le conduisent à la Commune; là, on l'accable d'imprécations et de menaces; on s'écrie dans le Conseil

I JLiLLET iTOi) RÉACTION THERMIDORIENNE 8

oéral: Qu'on le mène à Robespierre! Aussilôt, îl est conduit dans e salie où Robespierre était seul: ie tyran, en voyant arriver ce oyen, écume de rage, et, s'appruchant de lui, il lai donne dans le s un grand coup de poing, qui le précipite au milieu de la chambre; l'approche de lui pour le frapper encore : « Tu es aussi du parti de Convention, lui dit-il; tu seras pendu demain sur la place de Grève ^c tous tes complices. » Puissent les menaces du tyran n'avoir nais plus d'effet que celles de Robespierre en cette occasion ! Le oyen a été assez heureux pour échapper à la furie insensée des nspirateurs.

Spectacles du 11 inERiiiDOR.

>PÉHA. — Miimc annonce.

)piEha-Coiiique. — Même spectacle, plus Les Sabots, eomi5die en un aclo,

Scdainc, musique de Uuni.

tuE KEïDEAU. — Lodoïska, op. en 3 acics,

pHitiTHE DE LA IlépuBLiQL'E. — La Bizarrerie de ta fortune; la Jforl de

Théâtre de l'Egalité, faubourg Ocrmain, section de Xaral. — Les Frans dans CInde ou l'Inquisition à Goa, trag. en 3 aclos, el vers; Alisbelle les Crimes de la Féodalité, op. en 3 actes.

.ïRiQUE. — Zélia, op. en 3 actes ; La Matinée ri'pubticainc, vaud. ;.\îTi!. — Amours d'Arlequin et de Colombine invisibles; La Corne de rUé ou l'Aristocrate démasqué; Le Fils adoptif, pièce patriotique avec divertissement.

iMBiGu-CoarouE. — Les Deux c/iasseurs el la Laitière : Le Sorcier ; 'Stape. (Los Petites Affiches indiquent, au lieu de <;e spectacle : L'/'preuve sonnable; les Contretanps el la Forêt notre.) Vaudeville. — Nice ; Le Chercheur d'esprit ;L'AllanHiste. Itté-Vabiétés. — Georges ou te l)on fils ; L'hypocrite en ri'.volution ; Aruin imprimeur.

Rapport '.

ommune de Paris, déparlement de police. — 13 thermidor an II.

Les groupes étaient 1res bons ; même avant-hier soir, on n'y traitait

, Ces rapporta sonl adresses «nu cîtciyen commisnaJrc des adniinialrations les, police et tribunaux, place de Piques, département de police régénéré. » eurs ; • Aux commissEùrea. • Ailleurs : n A la commission o.

9 RÉACTIOX THERMIDORIENNE [30 juillet 1794]

que (le la grande crise et du salut de la République qui en est la Rtiite.

On blâmait Tidolâtrie du Parisien, en citant Robespierre, que Ton ne connaissait pas assez.

11 semble que les événements du 9 au 10 ont donné un nouveau degré d'énergie à tous les vrais républicains, qui se rapprochent pour se réunir à la cause de la patrie. La joie pour la punition des scélérats est à son comble, et toutes les dispositions des citoyens sont rassurantes.

Uo chanteur, sur la place Égalité, avait des couplets contre le tyran Robespierre; il fut apostrophé par trois particuliers, qui dirent: A bas le chanteur! Ces trois particuliers furent apostrophés parle public et conduits chez le commissaire.

Un inspecteur de police, de garde à la Convention, a saisi au corps de garde un ancien jeu de cartes^ et en a suppléé un républicain. On remarque qu'il existe beaucoup de ces anciens jeux qui rappellent la tvrdnnie.

Le Club électoral a fermé, hier au soir, ses séances.

Il y a eu quelques disputes hier pour le pas entre les sections, lors des députalions a l'Assemblée nationale ; elles n'ont point eu de suites.

Il se fait beaucoup d'arrestations dans les sections qui environnent la Convention. . . *

Les cris répétés du traître Hanriot, sur le boulevard du Temple : A\a armes! aux armes! entre cinq et six heures de Taprès-midi du 9, ayant donné des inquiétudes aux directeurs de spectacles, aucuns Toulaient fermer; le directeur des Variétés fut invité, par le citoyen Simon ■, à faire jouer, et il a joué ; les autres ont fait de même.

Toujours même rassemblement^ même afQuence, au charbon, dès trois heures du matin ; on renvoie le monde : il reparaît sur-lechamp.

A la lecture du journal, hier, sur les 4 à 5 heures de relevée, on y voyait que tous les membres de la Commune étaient hors la loi. Le citoyen Michel^ Tun des administrateurs de police, a manifesté des symptômes de folie, et la faiblesse a succédé. Revenu à lui, la fureur lai a fait porter la main sur lui-même ; il s'est percé de quatre coups

i. Rappelons que par ces points suspensifs nous indiquons que nous faisons une suppression dans le texte de ces rapports de police, et que ces suppressions ne portent que sur des parties de rapport qui n'ont pas d'intérêt pour notre rojet. Voir rintroduclion.

2, C'était un inspecteur de police. Voir, plus loin, le rapport du 8 fructidor ann.

de couteau, on l'a saisi, et on l'a conduit à la maison He secours de la patrie.

On dit qu'ils {sic) ne sont pas dangereux.

Il a été délivré beaucoup de lard dans la section. L'ordre a régné.

Les administrateurs au département de police^

TnifiousT.

(Arch. nat., F^ 4i32.)

Journaux.

Courrier républicain du 1*3 thermidor:

Du 12 thermidor. — Les lois régnent; les tyrans ne sont plus; nous somnoes tranquilles, et les lauriers flottent ici avec Tolivier de la paix iptérieure. La surveillance active de la Convention et de ses Comités, jointe au courage et la prudence des sections de Paris, a sauvé cette capitale et avec elle toute la République française.

Journal de Perkt du \i thermidor :

De toutes parts se découvrent les innombrables fils de Thorrible conspiration qui devait exécuter la liberté et faire oublier les crimes de la Saint-Barthélémy.

Le irCmQ ensanglanté de Charles IX devait être rebâti ces jours mêmes dans Paris sur des monceaux de cadavres. Un tyran, non moins exécrable, devait aussi assassiner de sa propre main et livrer aux bourreaux, qu'il dirigeait, tous les républicains énergiques qui auraient refusé de devenir ses sujets.

Le peuple frémit en songeant qu'il a béni si longtemps la main qui allait l'égorger : aussi l'exécration égale-t-elle l'aveugle confiance qui d'un vil pygmée avait fait un géant dominateur de la France, oppresseur de la Convention et fléau de tous les bons citoyens.

La Terreur que son nom et les satellites à ses ordres avaient surtout imprimée s'évanouit ; la liberté des opinions et des discours renaît, le joug est brisé, au dedans comme au dehors de la Convention. Il est peu de personnes qui n'aient à citer un exemple particulier de la férocité, de l'hypocrisie et de la scélératesse du tyran ou de quelques-uns de ses sicaires. Ses complices sont jetés dans les prisons et vont prendre la place des patriotes qu'ils y avaient entassés pour les immoler.

L'indignation, si longtemps comprimée, s'élance pour ainsi dire de

toutes les âmes avec des vœux et des hommages pour la représentation nationale qui, débarrassée de ses tyrans, est bien résolue à n*en pas laisser naître d*autre, sous quelque nom que ce soit, à maintenir un gouvernement énergique, terrible pour les aristocrates et les méchants, pour les rois et leurs satellites, mais paternel et juste envers tous les bons citoyens, protecteur de Tinnocence, vengeur inflexible des crimes, mais sachant ne pas les confondre avec Terreur.

Spectacles du iâ therxidor.

Opéra. — Mc^mc annonce.

Opéra-Comique. — Stratonice, corn, liéroïqiie en un aclo, on vers, mêlée darielles; la Discip lifte républicaine, fait historique en un acte, en prose, mêlé d'ariettes, précédé de Jean-Jacques Rousseau à ses derniers momentsy fait historique en un acte, en prose, du cit. Bouilly.

Rue Fevdeau. — Relâche.

Théâtre de la République. — Tartufe; la Vraie bravoure.

Théâtre de l'Egalité. — LEcole des pères ; la Gageure imprévue.

LvBiQUE. — Michel Cervantes, op. en 3 actes; le Bon pt^re, op. en un acte.

r.AÎTÉ. — Arlequin au tombeau ; la Corne de Vérité ; le divertissement <1p> lutteurs ; Biaise le hargneux, com., et un divertissement. (Les Petites Affiches indiquent, au lieu de ce spectacle : L'aristocrate démasqué, Biaise l** hargneux^ Nostradamus, pantomime et différents divertissements.

.VMBKiu-CoMïQUE. — Les Contretemps ; V Arbre de la Liberté ou les Hou- Ions; les Débuts.

Vaudeville. — Les Volontaires en route ; la Chercheuse d'esprit ; Co- Umbifie mannequin.

Cité-Variétés. — L'Orphelin et la Mère rivale, com.

43 THERMIDOR AN II (3i JUILLET 1794).

Journaux.

Messager du soir du 14 thcnnidor :

Paris^ 13 thermidor. — Depuis quelques jours, les ouvriers de cette commune avaient fait diverses réclamations relativement à la taxation du maximum des journées de travail dont le tarif avait été publié par la commune, le 5 thermidor ; ils avaient môme témoigné un peu d'humeur aux municipaux rebelles pendant leur voyage à la place de Ja Révolution, en les appelant plaisamment f.... maximum. Le Comité

94j HÉACTiON THERMIUOBIE.SSE 12

iblic a reconnu que la plupart de ces réclamations étaient ndées, attendu que ce maximum n'avait pas été basé sur omestibles et des objets de première nécessité ; en conséi publié aujourd'hui une proclamation dans laquelle il déva s'occuper des moyens propres à rectifier cette opéra- :ue le prix de la journée de travail puisse être proportionné subsistances.

Spectacles du 13 rnERtiiDoR.

Rdâclic.

lOVE. — Ambroise ou \oilà ma journée, coni. on deux aclcs,

i>l«« il'aricUos; LodoUka ou lei Tartares, coin, en trois scli;s,

- Paul et Virginie, op. en trois (n;ics; V Apothéose du jeune

E LA RâtL'BLioL'E. — Epictioris et Néron ou Conspiration pour rag.; le Leijs.

lE l'£i;alitk. — L'Ecole des pères, coin, en cinq actes, on vors; DÉcaile, op.-vaud. en un aolo.

- Le Jeune héros de la Diirance on Agricole Viala; les Brebis; le Hon pire, op. en un acte.

Arlequin protégé par Vulcain ; ks Folies amoureuses ; les * Départ des patriotes, pii-eo patriotique avec un d iver tisse me iil. nnjiE. — La Pomme de Rambour: le Maire du village et la

î. — Le Dédit mal gardé : le Canonnier convalescent; Arle-

TÊs. — L'Hypocrite en révolution ; Plus de bâtards en France; miprotjuo, comédies.

le Paris. — Déparlement de police. — 13 thermidor an II. Rapport général de la surveillance de ta police.

)ublic est excellent; les événements du jour lui ont donné le énergie et mettent en garde tous les citoyens contre les igle confiance, aanifeste sa satisraction sur les mesures prises par la Con-

ftÉACTION THEHMIDORIESNE [l" août 17941

n demande l'épuration totale des membres du ire, que l'on nomme aujourd'hui le tribunal de

ochait hier à trois citoyens de n'être pas aux nt des lâches ; un moment après, ce même plus loin, un autre rassemblement. Ce citoyen ant du peuple et se nommer Garnier '. La dissuites fâcheuses,

acteurs des huiler, que beaucoup de gens voiiile d'avoine par cheval, il a été envoyé des blir l'ordre. Trois particuliers y ont été reniers moteurs; l'œil de la surveillance est fixé

(graveur, travaillant aux assignats, s'est donné et, s'étant manqué, a pris son rasoir et s'est }rt en entrant à l'hospice, ses adieux finissaient erlé est perdue ; je meurs pour elle ; mes deux •aler, je recommence. Ce citoyen demeurait rue ction de la Cité. ,.

le a reçu hier soir dans le jardin des Tuileries irceau de papier en forme d'un billet de 10 sols, écrit : Donnons aux braves sans-culottes des les tyrans coalisés, avec ime espf;ce de signacôté de la bordure du haut : Aucune indigestion le est indéchiffrable. L'on ass^ure que beaucoup :he prennent ce jardin pour faire cet infâme

fruils ont été assez abondants dans les mar-

^é dans tous ces différents marchés. La hatle que de pommes de terre, de monde aux distributions du charbon.

Pour rapport :

I^s adminisirateurs de police régénérée, Barisson, Li^camus.

Seine, 13.)

! nom siégeaient :i la Couv-entîon, mais ileu.x seulement s, ù savoir Garnier (île l'Aube) et fiarnier iiie la Meuse). I deux, probabiemeiil de Garnier [lic l'Aube , ijul Ëlait iireiiations que Garnier [âc la Meuse).

I RÉACTION THERMIbûRIESNE 14

Spectacles du 14 tuerhidor.

i.i' spncladi' annoncé pour le iT> n'aura pas lien: on pR-vicndra ■ nne nouvelle afficlie, du jour où il sera donné. QUE. — Let Rigueurs du cUittre, com. en deux, on prose, tes; Ilenaud rf'.lsf, roméilie en denx actes, en prose, mi^lée r les cit. Radot, Bairé el Italayrac.

- La Papesse Jeanne, eoin. en un aeie et vaud.; CUtuditie on nUtionnaii'C, op. en un acte ; l'Amoar filial ou la Jambe de

LA RÉPUBUOiE. — La Bizarrnrle de la fortune, eom. en finq i des maris, m Iroia anles.

l'Rcalité. — Lucinde et Raimond, op. en trois aetes ; Tu ou ■faite égalité, c«m. en trois actes, en prose.

- Zrlia, op. en trois actes; les I^ups et les Brebis, vauii.

Yoslradamus : le Médecin maUjrê lui ; la Danse de l'vchelle :

Vérité ou l'AtHslncralc démasqué.

iQiK. — Maiel; l'Artisan philosophe; l'Etape, avec un ili-

. — te Pat pourri ; le Divorce : l'MarviisIe,

es. — Apï Dragons et les Bénédictines; les Dragons en can-

■ouiéilies; les Salpétriers répvblieaim, op.

13 THEHMIDOR .\N II (2 AOUT 1794).

î Paris. — Département de police. — 16 thermidor an II. tapporl général de la surveillance de la police.

(le l'esprit public ne varie pas. L'attenlion des ciloyens sur les mesureii vigoureuses qu'adople la Convention ; e lie Robespierre pour le maudire et regreller les victimes iliées à son ambition. Les rassemblements n'ont rien d'ins paraissent tous avoir pour objet la curiosité et l'envie de es événements Journaliers et des succès de nos armées, ation du Comité de sahit public au sujet de la taxe des s ouvriers a fait au peuple la sensation la plus agréable. s sont bien disposés à se soumettre avec confiance aux l'ndoptera la Convcnliim.

issemblée générale de la section de Montrouil, plusieurs

citoyens se sont fait différents reproches sur ce que quelques-uns s'étaient laissés influencer par Bernard et Teurlot, ci-devant membres du conseil général de la commune. La discussion à ce sujet a été remise à décadi prochain. L'assemblée générale de la Maison-Commune a été pareillement agitée et a désigné sept citoyens qui se sont écartés des Trais principes dans la journée du 9 au 10.

Les groupes ne s^entretenaient hier sur le soir que du décret qui mettait en arrestation David, Tami du dernier tyran Robespierre ^

L*on observe que, depuis Texécution dès traîtres, le plus grand ordre et le plus grand silence régnent dans les marchés. Quelques citoyens cependant soupirent après la diminution des denrées, mais savent raisonner sur les circonstances. Les maisons d'arrêt jouissent de la plus grande tranquillité ; les détenus demandent différentes douceurs, dont ils étaient privés, tels que lait, fruits, vin, le Bulletin de la Convention . . .

Les fruits et les légumes sont extrêmement chers, et tout s'enlève avec la rapidité d'un éclair.

Les administrateurs au département de police régénérée^

Ballay, TniBousT.

[Arch. nal., F»* III, Seine, 13.)

Spectacles du 15 thermidor.

iJpÉnA. — Même annonce.

^>pÉiL\-CoîiiouE. — L/i Soirée orageuse, com. on un acte, en prose, niôlée d'ariettes ; V Ecole de Vatlolpsccnce, en deux actes ; Philippe et Geortjetfe, foin. en un acte, en prose, ni(^lée d'ariettes.

Feydeau. — La Caverne, op. en trois actes, précédé de la Marseillaise,

Théâtre de la République. — La Femme jalouse, coin, en cinq actes ; le HeiulfZ'VouSj coin, en un acte.

Théâtre de l'Egalité. — Helàche.

Ltbioi'e. — Relâche.

Gaîté. — Le Triomphe de Vamour conjugal, panl.; le Véritable ami du peuple ou la victime du fédéralisme, drame révolutionnaire en trois actes ; Biaise le hargneux, avec un divertissement, et différents intermèdes.

AxfiiGu-CoMiQL'E. — Au Bf'tour ; V Heureuse décade; le Sorcior,

Vaudeville. — La Bonne aubaine; la Chercheuse d'esprit ; la Fête de ^Efjalité,

Cité-Vabiétés. — Le Combat des Thermopyles, fait liisloriquo ; le Bon kermite, op.

Page 1