‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire. Recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 2)Chapitre 7 sur 138 · DOB AN II (H AOUT · texte numérisé non relu

DOB AN II (H AOUT

DUT DU 25 TUERMinOR.

iément point ; on remarque généralement : dans les meilleures dispositions et ont la ins les mesures que prend la Convenlion ennemis du peuple et faire triompher la la liberté. Le public attend toujours avec &1 révolutionnaire. L'on agitait encore hier Irait renouveler les comilés révolutionnaires

OL'T 1794] BÉACTION THERMmomESNE 36

m assure que, dans la section du Bonnet-Rouge, la Société popua repris ses séances, et l'on a entendu dire que cet exemple

t imité par les autres sections.

r a eu un peu de désordre dans différentes sections, occasionné des pièces de â sols qu'on ne veut plus recevoir, parce qu'elles

isentent la première lettre du nom du tyran et qu'elles portent

ouronnes.

ujours beaucoup de monde aux portes des maisons d'arrêt,

(amment & celles du Luxembourg, pour voir sortir les dé*

rassemblement a eu lieu hier matin à la place Mauberl ; il a été

ionné par un particulier qui a voulu passer un assignat faux de

ics ; il a. été conduit chez le commissaire de police de ceturoa-

ment.

9 denrées ne sont point abondantes dans aucun marché ; mais le

le est toujours sage, et, connaissant parfaitement les causes de la

é momentanée des denrées, attend avec tranquillité le retour des

GëbAme, Ballay.

(Arch. nat„ F" 111, Seine, 13.)

Spectacles du 25 thermidor.

ATHE DKS Arts. — M^nie spectacle que le 22.

BA-CosiiQUR. — L'Homme vertueux, corn, en un acte, en prose; Afina

folle par amour, com. en on acte, en prose, im'léc d'arieltes; Slrato~

coni. hi^roïquc en un ncte, en vers, rac'k'C d'arietles,

DBAU, — Hose et AurèU, op. en un acte; Tulipatia, op. en deux actes,

ATRB DR LA RiÎPVBugiR. — Le Pire rie famille, drame en cinq actes;

Ht rie contradiction.

ATHE DK l'Euauté. — Guillaume Tell, trag. en cinq acUîs; les Chœurs

xrathtm; V Ammemaire du 40 Août, coin, patriotique en un acte.

iQie. — llcUelio.

ri.. — Arle,quin au tombeau, )>antoniimc ; Crispin médecin ; l'Entrée

botipr ; la Dame rie l'rchelle; le Départ des patriotes, pi^cc jatrio-

avec lin ballet nouveau.

inu-r.OHiQCK. — Le Maire du village; tes Contretemps; l'Abus du pou-

'e tAiiciim régime.

DEViLLE. — Le Iflner des peuples ; la Chercheuse iVespril; l'Auberge

;-Vabii!tks. — L'Orphelin, com.; Arlequin imprimeur, op.

ÎACTION THERMIDORIENNE [12 août 1794]

MIDOR AN II (12 AOUT llOi).

APPOBT DU ^ Tn£BHlDOR.

toujours bon et n'éprouve aucune vacillalion. les mesures de ta Convention, dans la réorgat dans la prompte activité du Tribunal révolunyens qui paraissent craindre pour la mise en tenus, mais en même temps s'en rapportent Comités de salut public et de sûreté générale à int reconnus coupables. Du reste, on est occupé iccès de nos armées et de la prise de Trêves, section de Montreuil ont déclaré en pleine mbres de leur Comité révolutionnaire avaient t qu'ils iraient aujourd'hui en faire part à la nnes se sont présentées à. l'assemblée générale de Itt Patrie avec un mémoire par lequel elles iris. Plusieurs des citoyens composant cette t la parole sur cette demande ; mais, la malur l'ordre du jour, il s'est élevé un débat très oyer lesdites citoyennes sans être entendues. de douze factionnaires, au poste du théâtre de ie et forcée par la grande aflluence du monde. imptuB ont été jetés sur la scène, mais le et autres citoyens n'ont pas cru devoir les lire )uble dans la salle. Ces couplets seront envoyés

charbon, place aux Veaux, plusieurs femmes lesquelles était un enfant de huit à neuf ans... îs à brâler continuent toujours de vexer les s prix exorbitants.

aile 886 voitures de différentes denrées. Les peu approvisionnés. La plus grande tranquillilé ml«s livraisons.

Les administrateurs régénérés de la police, ûËHàHE, Albert.

Seine, 13.)

It2 AOUT 4794] RÉACTION THERMIDORIENNE 38

Journaux.

Nouvelles politiques nationales et tHrangèrcs du 27 Ihorinidor :

Le théâtre de la République a donné, le 25, une représentation de Virginie j tragédie du citoyen La Harpe; cet ouvrage, qui signale répoque de la destraction des décemvirs, a été interrompu par des applaudissements fréquents, toutes les fois que le public y trouvait une allusion juste au dernier événement qui a écrasé les tyrans de rintérieur. A la fin de la pièce, on a demandé Tauteur avec un enthousiasme également honorable pour lui et pour les républicains qui ont applaudi à son ouvage.

Gazette française du 27 thonnidor :

Parisy 26 thermidor. — La chute de Robespierre retentit encore dans toutes les âmes. Dans toutes les assemblées publiques on se livre à toutes les démonstrations de la joie au sujet de la dernière victoire que le peuple a remportée sur la tyrannie. Avant-hier, Larive, qui gémissait depuis six mois dans les cachots, a reparu sur la scène. Il a joué Guillaume Tell au théâtre de TËgalité, ci-devant tliéâtre de la Nation. Le public, qui s'est porté en foule k cette représentation, a montré par ses applaudissements combien il était sensible au plaisir (le voir les Arts, devenus libres, se mêler au triomphe de la liberté publique, et proclamer, avec toute la France, les maximes de Tindépendance et de Fégalité. Hier le théâtre de la République a donné une représentation de Virginie^ tragédie de la Harpe. La situation où se trouvait Rome, sous les décemvirs, avait beaucoup de rapports avec la situation où s'est trouvée la République française sous la domination de Robespierre et de ses complices. Les nombreux spectateurs ont saisi tous les rapprochements qui pouvaient rappeler le renversement de la tyrannie. Les applaudissements ont redoublé au troisième acte, dans la plus belle scène entre le tribun Icilius et le décemvir Appius. L* auteur, qui avait été incarcéré par ordre des tyrans, y avait ajouté quelques vers qui ont excité dans la salle le plus vif enthousiasme. Appius, qui parle de vertu, de patriotisme, de conspiration, de raison comme Robespierre, menace aussi, comme Robespierre, d'employer la force contre ses ennemis ; Icilius répond avec fierté :

La force! Hé! qui fa dit que tu Tauras toujours*?

lOX THEHMIbOllIESNE [12 aoi;t 17941

]ui- n'es! plus qu'un vil coupable; ve, el la force l'accable.

ibliquc instille à son lr<.'pRs; a fange, on le plaindra pas.

rtout ont rappelé la situation du moderne sa puissance, el qui n'a fait qu'un pas de I avait fait dresser pour faire périr ses La Harpe a élé jouée en 1188 ; elle eut tenir à la première représentation, mais en ont fait sentir tout l'intérêt. Elle a été rilius surtout est rendu par Talma de la

tliennidor ;

Avant-hier, à midi, le Tribunal révolu- ' entrer en activité, en vertu du décret de Î3 de ce mois. Après l'installation, le préi>t que les scellés apposés sur les papiers ir public seraient levés, et que le tribunal emenls nécessaires sur les accusés, il proion de leur procès, avec justice, impartianeiles il ne peut exister de liberté. Celte irnières paroles, ont été accueillies par le ifs applaudissements.

LES ml ^ TnERHinOH.

r petili Savoyards, coni. en un acte, en prose; com. en trois actes, en prose, météc d'arietles. I. en trois actes; ta Papesse Jeanne, com. en

— Vinjiiiie, trag. en cinq actes; le Henilez-

de la Ikirance ou Agricole Viata; le Bon ige civique, vaud, en un acte.

; la Prise île Toulon; lu Danse de l'Echelle

passe richesse ; les Lutteurs; l'Hymne à Ui eurs bnllcls.

;, sur le mi^mc sujet, parut dans la Gazelle hislo- :t de l'Europe du 29 Ihcrmidor an [I.

(13 AOUT 17941 RÉACTION THERMIDORILNNE 40

ÂMBiGu-Coxiot'E. — L'Epreuve raisonnable; le Sûl (Toiseaux; VHérmne américaine.

Vaudeville. — Les Vieux époux; Colombine mannequin; le Noble roturier.

Cite-Variétés. — Le Cousin de tout le mofule; com.; les Deux grenadiers, com. ; les Salpéiriers républicains, opéra.

Rapport du 27 tdermidor.

L'esprit public en général est bon, et les dispositions morales de la masse des citoyens favorables à la chose publique. Ceux qui dans les lieux publics s'occupent plus particulièrement de politique ne parlent ouvertement des discussions et des mesures de la Convention nationale que pour les approuver. Les rassemblements sont peu nombreux, les ouvriers assidus à leurs travaux, et les distributions se font avec ordre et tranquillité.

Au jardin Egalité, on a remarqué un rassemblement de plusieurs personnes, réunies en groupe, qui causaient, tandis que deux faisaient le guet. On surveillera pour savoir si ces mêmes personnes se rassemblent et quel en peut être le motif.

A la Grande Force, vers les sept heures du soir, un détenu s'est donné un coup de couteau.

Murmures parmi les citoyens de la garde descendante de la prison de Luxembourg, au sujet de la suppression des 3 livres par garde. Un factionnaire, de garde à la porte de la maison d'arrêt du Luxembourg, s'est permis des voies de fait sur une citoyenne qui s'était élancée pour embrasser son mari qui sortait de cette maison avec sa mise en liberté à la main; d'une main il a renversé brusquement cette épouse qui a été blessée par la chute, et de l'autre il a fait rentrer violemment le mari. Ce factionnaire a été amené par mandat à l'administration de police où il est détenu.

Plus de douze cents personnes attendaient hier l'arrivée du cliarbon; mais leur attente a été vaine, parce que la rivière n'est pas marchande.

Saisie faite par le commissaire de police de la section des Gravilliers de moutons vendus à raison de 25 sols la livre.

kl

RÉACTION THERMIDOKiENHE [14 août IT941

i! est arrivé 200 livres de beurre et 200 d'oeurs. jiarches, 150 livres de beurre, iverees communes sur le carreau «Je la Halle re ; 81,891 d'oeufs ; 6,708 fromages.

Lts administrateurs régénérés de police, A. Hartineau, Bahisson.

1, Seine, 13.)

SPECTACLES DU 26 TDERMJDOR.

- Toute la Grèce ou ce que peut la lÂberlè, tableau

Orphée et Eurydice, op. on irois actes.

Ecole de l'adolescence, doux actes; Mêlidor et Phro-

tes, môle de chants.

te du jeune Bara, pièce jtatrioliquc en un aclo; les

ois actes.

LBLiQLE. — Les Etourdis, cora. en trois actes; Us

i. en cinq actes.

. — Le Fermier républicain ou le champ de VEtja-

i, mêlée de vaud. ; Alisbelle ou les crimes de la Féo-

jm.; la Danse de l'échelle et du sabiitier; le Diable t; Crispin médecin; les Lutteurs ; te Prétendu sans

Ui Pomme île Rambour; Au retour; le Sorcier. turd guéri; l'Alarmiste; Piron avec ses amis, îpoux républicain, corn, ; le Projet de Fortune, op.; ;, «p.

ERMIDOR AN II (14 AOUT IIU).

Rapport du 28 tderhidob.

plaisir que l'esprit public est toujours bon et même énergie. Malgré les événements qui ont rs débats, on ne s'aperçoit pas que des intrigants lercher à égarer les citoyens ni pour troubler ns libres que les citoyens font sur les dangers publique ne tendent qu'à les rallier davantage ft

[i4 AOUT 1794] RÉACTION THERMIDORIENNE 42

la Convention et à les rendre plus clairvoyants et à les mettre en garde contre les brillantes réputations usurpées.

Des malveillants cependant s'entretiennent dans les groupes et disent que Tadministration des subsistances garde trop longtemps dans les magasins diiïérents objets d'aliments qu'elle ne met en évidence que lorsqu'ils sont endommagés ou dégradés.

Il existe même encore des défenseurs du traître Robespierre. Il doit être porté à ce sujet à la Convention nationale ou à ses Comités de la part de la section de la réunion une déclaration du citoyen Ruttau, limonadier; . .

Le patriote observe avec chagrin que les bouquetières étalent de préférence les veilles des fêtes de Fancien régime.

Il se présente continuellement, et depuis longtemps, au Mont-de- Piété un grand nombre de faux assignats de diverses valeurs et notamment de cent sous, lesquels sont saisis par un vérificateur nommé ad hoc.

Les femmes de la campagne, malgré les différentes saisies que Ton fait de leurs marchandises, continuent à vendre au-dessus du maximum et causent un grand mécontentement dans les marchés.

Cependant le plus grand ordre et la plus grande tranquillité régnent dans les divers marchés de Paris.

Les administrateurs régénérés de la police^ Barisson, Bodson, Boissière.

(Arch. nat., F»« III, Seine, 13.)

Courrier républicain du 28 thermidor :

Du 27 thermidor. — Un spectacle touchant et sublime 8*est offert à nos regards à la pointe Ëustache.

On y faisait une distribution de viande de boucherie. Une jeune citoyenne de dix à douze ans au plus, qui venait de recevoir un pain, rencontre en se retirant une autre citoyenne d'environ vingt ans, qui lui demande Taumône, les yeux baignés de pleurs. « Quel est donc le sujet de ton affliction ? lui dit la jeune fille dont elle implorait quelques secours. — Hélas î répond la pauvre infortunée, ma douleur n'est que trop fondée ; ma mère est dans son lit malade depuis trois jours, et je n*ai pu recueillir encore de quoi acheter un peu de viande pour lui faire du bouillon dont elle a le plus pressant besoin. Mon père Ta abandonnée depuis longtemps ; je suis dans ce moment

rHEKMIUORlEXNE [i+ août 1794]

vois désespérée de ne pouvoir la Benne amie, réplique avec attendrisseprends cette viande, va vite en faire la mienne se porte bien et peut s'en citoyenne, je ne la prendrai pas ; je derait, et J'en serait^ inconsolable. »

càLé pour faire accepter son don, et tr, arrive la mère de la sensible et la remplacer à la file de la distribu- 1 raconter l'objet de ses débats. La imanité de sa fille, fait accepter à était offerte, ajoute un assignat de uts pas riche, mais je me porte bien, uvons travailler pour vivre; va, ma et lui porter vite ce petit secours. » lie de la vertu est puissant sur les moins de cette scène touchante, se ues dons à ceux qui venaient d'être t retirée en les comblant toutes de

DU 27 TtlEKHlDOR.

du cloUre, com. en di-iix aclps, en prose, Lrois acics et ariettes, trois actes; VAmimr filial ou la Jan^

rginie, Irag. en cinq actes; le Consente-

nier républicain ou le champ de l'Ega- ; vaud.; Le Bienfait anonyme, com. en

lïcc un diverlissoment ; Ifi Triomphe de Afcrt du Jeune Bara, pièce jialriotiquc ; I divertissement.

ilogophe; Mazel; l'Etape.

uples; le Divorce ; l'Auberge isolée.

mien, com.; le Combat des Thermo-

|15 AOUT 1794] RÉACTION THERMIDORIEXXE 44

Rapport du 29 thermidor.

L*esprit public en général n'offre rien que de saUsfaisani. La masse des citoyens est bonne ; leurs dispositions morales et politiques n'annoncent rien d*inquiétant. Une crainte pusillanime fait dire à quelques citoyens, qui ont Tâme timorée, que les événements qui vien* nent d'avoir lieu pourraient avoir quelque suite ; mais ces propos sont vagues, dénués de fondement, et ne paraissent pas pouvoir influer sur Tesprit public, qui conserve toujours sa même force et sa même énergie. Il (5tc) s*est entretenu dans les lieux publics de Tadmission de l'envoyé des Etats-Unis de l'Amérique à la Convention. Les réflexions des citoyens à cet égard décèlent leur grande conOance dans les opérations de la Convention nationale. L'esprit public enfln sous tous les rapports annonce être à l'ordre du jour.

Une citoyenne a été arrêtée et conduite devant le commissaire de police de la section Le Peletier pour avoir été surprise faisant des signaux avec un détenu du Luxembourg.

Les détenus de cette maison avaient formé le complot de s'évader par le moyen d'un trou d'enfoncement pratiqué dans le jardin da côté de la rue Yaugirard au pied d'un arbre mort.

Aujourd'hui Dobsent, président du Tribunal révolutionnaire, s'a* dressant aux citoyens qui composent ce tribunal, a dit : « Nous avons parmi nous un homme qui n'est pas digne d'y siéger, o L'on présume qu'il a voulu parler d'un ci-devant curé '.

Toujours beaucoup de monde aux portes des bouchers et charcutiers. Les marchés ont été très bien fournis ; le plus grand ordre, la plus grande tranquillité y ont régné.

Les administrateurs régénérés de la police^ Frété, Christophe.

(Arch, nat., F»c m, Seine, 13.) 1. Voir plus loin le rapport du 30 thermidor an II.

génie des arts s'est appliqué, comme le tre le despotisme. Sur nos tliéAtres, te ux cours coalisées; les journaux el les ppiques lancées contre Pilt et tous les ri de la peinture se met aussi sur les les peuples les folies des rois. Une foule ur les caricatures les pliis heureuses sur int d'en paraître une, qui a pour litre : •■igandi couronnés contre la ftipubtique ésente tous les rois coalisés sou;; la filuvages. Le roi de Prusse y parait sous ;ur, sous la forme d'une autruche; l'im- Inie ; ie prince d'Orange, sous la forme us la forme d'un cochon ; le pape, sous fitt, sous la forme d'un renard ; George, te. Tous ces personnages sont dans une luation. Cette ménagerie royale est dolel parait le peuple français, qui terrasse l'épouvante parmi les rois. Au bas de la lie, où le caractère de chaque puissance é. Une pareille caricature ne peut que ncipes républicains, en faisant mépriser

:S DU 28 TUEBHIDOn.

à Mafatkon, deux actes; Orphée et Eury-

oti voilà ma journée, com. en deux, en Itrt, OM lus Tartares, coin, en trois actes, en

0|). en un acte; Claudine ou le petit com-

signalée et décntc ùamlca SouvelUt politigiit» id«r. qui ajoutent : • On en trouvera île» excmlassage <lu TtiéAtre de la rue Peyiieau, et au e Honoré. Les auteur* ont Tait peindre, presque , que lea amateurs pourront trouver au nitme npter de JécnJi prochain, 10 fructidor. >

mm»

Missionnaire, op. en un acte; les Vrais sans-culottes, tableau patriotique en un acte.

Théâtre de la République. — Les Étourdis ou le mort supposé, coin, en trois actes ; la Mort de César, trag.

Théâtre de l'Egalité. — Le Champ de VégalUé^ coin, en deux actes, mêlée de vaudeville ; Alisbelle ou les cnmes de la Féodalité, op. en trois actes.

Lyrique. — Michel Cervantes, op. en trois actes ; le Bon père, op. on un acte.

Gaité. — Nostradamus, pantomime; V Aristocrate démasqué par Ui coime de Vérité ;\e divertissement des Lutteurs; Crispin médecin; Contentement passe richesse,

ÂMBiGu-CoMiQUE, — VHeureuse déccule; Amour et valeur: les Débuts,

Vaudeville, — Le Dédit mal gardé; le Canonnier convalescent: le Poste évacué.

Cité- Variétés. — Le Prélat d'autrefois, com. ; Arlequin imprimeur, op.

Rapport du 30 thermidor.

L'esprit public ne perd rien de son énergie. La confiance des citoyens dans les mesures de la Convention' nationale va toujours en croissant. Le public a vu avec plaisir l'ouverture des séances du Tribunal révolutionnaire, mais il a vu encore avec plus de satisfaction que ce tribunal avait suspendu sa séance et déclaré nulle la procédure d'après la réclamation sévère contre un des jurés, nommé Mattey, cidevant prêtre, qu'on accusait d*assassinat *. Les réflexions que le peuple a faites sur cet événement ont été aussi sages, aussi calmes que conformes au principe de la justice et de la sévérité du gouvernement révolutionnaire. D'ailleurs, tout parait calme et n'offre rien d'inquiétant.. .

On a fait courir le bruit, au grand bureau de la petite poste, rue de Fourcy, section de la Fidélité, ci-devant de la Maison-Commune, que la ville de Cambrai était bloquée. . .

On observe qu'il se fait beaucoup de rassemblements autour de la prison du Luxembourg, que les détenus s'entretiennent avec des passants sans que les factionnaires s'y opposent.

Le public s'est aperçu que, dans les différentes maisons d'encan, les

1. Sur cette affaire, voir V^'alloii, IHst. du Trib, ret'., t. V, p. 276.

ICTION THERMIDORIENNE llfl août 17941

iseot jusqu'à ce que les propriétaires y troucupidité les veut porter, 'ouniie en rmîts et légumes ; le beurre et les dantB.

■«s admîniitratewt régéairéi de la police,

Frété, Babisson.

«ne, 13.)

Journaux.

- La citoyenne Contât et les citoyens Dazinonl joué aujourd'hui au Théâtre de l'Egalité ans les Fausset confidences. I-e public s"y est

a retenti d'applaudissements unanimes. On plus grand succès, au Théâtre de la Républitie ; on y applaudit toujours avec transport les la chute de ta tyrannie. Le génie de la liberté pièce républicaine-, on a seulement remarqué itent prêter à des allusions dangereuses dans es ; il serait facile h Tauleur de les faire disrginie menace de faire revenir l'armée qu'il -s de Rome, pour obtenir vengeance ; la situaue belle qu'elle soit, acquiert par ses menaces lemblance avec la conduite de Dumouriez. lieu d'en appeler aux armées, qui sont tou- Hents en matière politique, n'en appelle-t-il le romain ? On espère que le patriotisme et le Harpe se prêteront à un changement qui est t publique.

' fructidor :

— Les citoyens Fleury, Dazincourt et la ciint détenus, et le citoyen Naudet, qui s'était tpuis quelque temps, ont reparu hier sur le c le plus brillant succès. Cette réunion de taiasme le plus vif, et les applaudissements se li. L'hymne des Marseillais, exécuté par le luit le plus bel effet. Le citoyen Fleury a joué

}e r6le de Damis dans la Métromanie avec la supériorité qu'on lui connaît, et le citoyen Naudet a été très bien dans le rôle de Boliveau. Nous devons même des éloges au citoyen Caiimont, qui a mis beau* coup de comique et de vérité dans le rôle de Francaleu. Mais où tous les suffrages ont éclaté avec la plus bruyante expansion, c*est dans les FatASses confidences ; la citoyenne Contât, chargée du rôle d'Araminte, a étonné et enlevé tous les spectateurs; ce jeu magique, qui n'appartient qu'à elle, a électrisé tout le monde; le citoyen Dazincourt, par la finesse d'un débit presque épigrammatique; le citoyen Fleury, par la décence et l'abandon fougueux de son amour, et la citoyenne Devienne, par sa galté piquante, ont ajouté au charme de ce spectacle vraiment ravissant, qui n'a été troublé par aucun événement fâcheux ; aussi l'illusion a été complète. Dans l'ivresse générale, la désastreuse médiocrité de quelques acteurs a été pardonnée, et le public a même traité avec indulgence le citoyen Yerteuil, qui a déshonoré le rôle de Lubin par une caricature digne des tréteaux de Nicolet. Après la deuxième pièce, tous ces artistes ont été demandés à grands cris par le public, qui les a comblés d'applaudissements et leur a témoigné combien il avait regretté des talents qui lui étaient aussi chers. Le citoyen Larive, ressuscité de Port-Libre, avait joué quelques jours auparavant Guillaume Tell^ et les gens de goût n'avaient pas méconnu en lui le héros qui hissa l'étendard de la liberté sur les monts sourcilleux de la Suisse.

Spectacles du 29 thermidor.

Thkatre des Arts. — Relâche.

Opkra-Comique. — Camille ou te Souierrainy com. en trois actes, en prose, mcMéc d'ariettes; Agricole Viala ou le héros de 13 ans,

Feydeau. — Lodoïska, op. en trois actes.

Théâtre de la RépuBLiouE. — La Bizarrerie de la fortune, coin, en cinq actes; les Plaideurs, en trois actes.

Théâtre de l Kgalité. — La Métromanie, com. en cinq actes; les Fausses confidences, com. en trois actes.

Lyrique. — Genevif}ve, op. en trois actes; la Ruse villageoise, vaud. en un acte.

(Iaité. — La Caverne enchantée, pantomime; le Sabotier; le Quiproquo de V hôtellerie, com. ; les Lutteurs ; le Départ des patriotes, pièce patriotique.

Ambigu-Comique. — V Heureuse décade ; Amours et Valeur; les Débuts,

Vaudeville. — Nicaise peintre; Gilles Georges et Arlequin Pitt; Nice,

Cité-Variétés. — Relâche,

'TaV^

RÉACTION THERMIDORIENNE [17 août 1794]

Rapport du 1" fructidor.

L'esprit public est toujours excellent. Son degré d'énergie se remarque surtout les jours ^e décade. Les citoyens, ce jour-là, se rendent en plus grande quantité dans les cabarets, les guinguettes, et là, an milieu d'une joie vive et pure, ils laissent parler leur cœur, et s'abandonnent au sentiment qu'ils éprouvent, et ils sont tous pour la République, pour la vérité, la haine des tyrans et la conservation des principes consacrés par la représentation nationale.

On parle de méfiance, mais ceux qui font courir ce bruit ridicule prennent soin de se cacher et voiler leurs vues perfides, de sorte que le peintre et le tableau disparaissent. La reprise du Quesnoy a occasionné une joie générale, et le peuple Ta manifestée par des cris de Vive la République ! Vivent la Convention et ses Comités !

Quelques assemblées de sections ont été très orageuses, notamment eelle de Le Peletier, où les membres des Comités révolutionnaires se dénonçaient les uns les autres. Le président a été contraint de se couvrir plusieurs fois.

On se plaint, avec raison, que tous les trottoirs des ponts de Paris sont entièrement obstrués, de façon que le piéton est contraint, la majeure partie du temps, de marcher sur la chaussée. Les commissaires de police désirent qu'une autorité supérieure oblige Ces citoyens à respecter la voie publique.

Lapins grande tranquillité règne dans Paris; point de faits particoliers, . .

Les administrateurs de police^

Gérôme, Ollivier.

(Arch. nat., F^eRI, Seine, 13.)*

Spectacles du 30 thermidor.

Théâtre des Arts. — La Réunion du 40 Août ou V Inauguration de la République fra:nçaise, sans-culotlide en cinq actes.

Opéra-Gomique. — Stratonice, com. héroïque en un acte, en vers, mêlée d ariettes; les Epreuves du républicain, com. en trois actes, cn.prose, mêlée <f ariettes.

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