Tome I
Feydkau. — Rose et Aurèle, op. en un acte; la Famille indigente, fait historique en un acte; les Vrais sans-culottes, tableau patriotique en un acte.
Théâtre de la République. — Epicharis et Néron ou Conspiration pour la liberté, Irag. nouvelle; le Cocher supposé, un acte.
Théâtre de l'Egalité. — Le Fermier républicain ou le Champ de VEgalitéy com. en deux actes, mêlée de vaud.; Alisbelle ou les Crimes de la Féodalité, o|). en trois actes.
Lyrique. — Zélia, op. en trois actes; la Marine républicaine, vaud.
Gaité. — Arlequin et Colombine inmsibles; le Sabotier; le Véritable ami du peuple ou la Victime du Fédéralisme, drame révolutionnaire en trois actes; les Lutteurs; le Prétendu satts le savoir.
Ambigu-Comique. — Le Maréchal des logis; les Oies du frère Philippe; la Gamelle.
Vaudeville. — Colombine Mannequin ; l'Auberge isolée ; le Noble roturier.
Cité-Variétés. — V Hypocrite en révolution, com. ; VOrphelin, com. ; le ballet des Montagnards,
Rapport du 2 fructidor.
L'esprit public est toujours bon; les conversations^ pour la plupart, roulent sur le nouveau Tribunal révolutionnaire et sur le projet de réorganisation des Comités.
On n'a rien vu ni entendu de contraire aux principes et à la tranquillité publique.
Les salles d'encan ne présentent qu'un refuge à Tagiotage et aux vols. Les marchandises y sont vendues jusqu'à 6, 8 et.lO fois, jusqu'à ce qu'enfin l'on trouve une* dupe qui y mette le prix que se proposent ces hommes plus à craindre que les voleurs de grajids chemins. Il se présente journellement, au dégagement des effets du Mont-de-Piété, des assignats faux de différentes valeui*s, qui aussitôt sont estampillés.
Les administrateurs régénérés de la police,
BoDSON, Albert.
5i RÉACTION THERMIDORIENNE [18 août 1794]
Journaux.
Correspondance politique de Paris et des départements du 2 fructidor :
Aux journalistes, — Dites-moi, tfnes chers confrères, pourquoi vos feuilles sont toujours aussi insignifiantes que Fancienne Gazette de France. La Liberté de la presse est-elle, pour vous, un présent inutile, ou comme une de ces grâces d'en haut qui ne fructifient point dans les âmes pécheresses? Est-ce la honte qui vous retient, et craignez-vous de vous démentir d'une manière trop tranchante ? Car, enlre nous, soyons de bonne foi, il nous est arrivé d'encenser le tyran. Eh bien, consolons-nous par l'exemple de Brutus, qui fit l'imbécile, disons-nous que nous avons contrefait les niais : nos feuilles ne nous démentiront point, et ceux qui les ont lues trouveront peut-être qu'on ne pouvait mieux imiter Brutus. Mais, au nom de Dieu, mes chers confrères, c'est pousser le rôle un peu trop loin, et il n'est plus permis d'être bête^ quand Tarquin est démasqué. Courage donc, ayons tant d'esprit que nous méritions d'être lus^ comme Audouin et Duval, d*un pôle à l'autre. La première chose, pour parvenir à ce degré de gloire, c*est de ne point nous copier mutuellement ; car, alors, nous n'aurions tous que l'esprit des autres, et Tacquisition pourrait n'être pas fort bonne. La seconde, c'est de dire h Térité avec franchise, avec hardiesse même ; c'est de ne point confirmer par notre silence ce que Barère a dit dernièrement, qu'il n'y avait qu'un très petit nombre de journaux qui ne fût point vendu à Taristocratie *. Une grande révolution s'est faite, le 9 thermidor : c'est i nous de la consolider, et de boucher, à force d'encre et de papier, les brèches qu'on y a déjà faites. Que nos plumes ne soient plus semblables à celles des dindons, qui ne leur servent qu'à rester à terre et à fuir dès que le moindre émouchet se montre. Je vous prie, mes chers confrères, de me passer cette comparaison de basse-^cour ; c'est qu'en vérité, je suis honteux de la cour extrêmement basse que la plupart de nous autres font encore à l'ombre de Robespierre, dans la personne de ses successeurs et héritiers, et de la facilité avec laquelle on fait croire que le noir est blanc et que le blanc est noir à des hommes qui font métier de mettre du noir sur du blanc ; car je ne veux point attribuer leur erreur à couardise, vu qu'il est reconnu qull n'}»^ a personne de plus brave qu'un écrivain. Au reste, il y a
i. C'est à la Convention, dans la séance du 24 thermidor an II, que Barère avait parié da ■ petit nombre de journaux qui ne sont pas vendus à i^aristocratie ou au factioDs ennemies des vrais républicains ». {Moniteur, réimpression, t. XXI, p. 439).
kl
[i8 AOUT 1794]
quelques journalistes auxquels ce blâme ne s'adresse point, et j*en connais aucuns qui ont déjà parlé vertement et comme il appartient à des homme libres. Tinvite ceux qui ne m'entendraient point à lire Texcellent morceau de la Gazette française sur le gouvernement révolutionnaire', Perlet, les Annales patriotiques^ la Gazette générale de l'Europe^ etc.
Qu'il clioisissc, s'il vcul, d'Auguste et de Tibère, Qu'il imite, s'il peut, Britannicus, son frère.
Vous jugez bien qu'aussi modeste qu'Agrippine, je ne me citerai pas pour exemple.
Mais il est des vertus que je puis lui montrer.
Au reste, mes chers confrères, si vous avez quelque chose à vous reprocher, l'occasion se présente de réparer vos torts ; je tiens dans le pli de mon manteau l'estime ou le mépris; choisissez.
Vous me verrez toujours dans ce champ glorieux Vous animer, du moins, de la voix et des yeux ; Censeur un peu fâcheux, mais souvent nécessaire. Plus enclin à blâmer que savant à bien faire.
Spectacles du 1**^ fructidor.
Thkatre des Arts. — Relâche.
Opéra-Coxique. — Renaud d'Ast, com. en deux actes, en prose, mêlée d'ariettes; la Fête américaine, ballet patriotique; Joseph Bara, fait historique mêlé d'ariettes.
Feydeau. — La Papesse Jeanne; les Visitandines.
Thkatre de la République. — Les Etourdis ou le Mort supposé, com. en trois actes; la Surprise de l'amour^ en trois actes.
Théâtre de l'Egalité. — Guillaume Tell, trag. en cinq actes; le Retour du mari, com. en un acte.
Lyrique. — Michel Cervantes, op. en trois actes: le Mariage civique y vaud. en un acte.
Gaité. — Le Cocher supposé, com.; le Triomphe de V Amour conjugal^ pant. ; Alain et Suzette ou le Fils adoptif, pièce patriotique, avec ballet et intermèdes.
Ambigu-Comique. — L Epreuve raisonnable; le Sorcier; la Forêt noire.
Vaudeville. — Le Dédit mal gardé; V Alarmiste; la Fête de V Egalité,
CiTK- Variétés. — Les Dragons et les Bénédictines, com. ; les Dragons en cantonnement, com. ; les Salpétriers républicains, opéra.
i. Nous avons vrainement cherché, dans la Gazette française depuis le 9 ther^ midor, un article sur ce sujet.
2. Ce sont les initiales de Jean-Joseph Dussault, le futur rédacteur des Débats.
là:
Spectacles du 2 fructidor.
Théâtre des Arts. — Toutte la Grèce ou Ce que peut la liberté, tableau patriotique en un acte; Orphée et Eurydice, op. en trois actes.
Opér.v-Coiiique. — Andras et Almona ou le Philosophe français à Bassora, com. en trois actes, mêlée d'ariettes; le Siège de Toulon,
Feydeau. — Rose et Aurèle, op. en un acte; les Deux hermites, op. en vn acte; Claudine ou le Petit commissionnaire, op. en un acte.
Théâtre de la République. — Tartufe ; la Vitale bravoure.
Théâtre de l'Egalité. — Relâche.
LriuQUE. — Michel Cervantes, op. en trois actes ; le Mariage civique, Taod. en un acte.
Gaité. — Crispin médecin; Arlequin nécromancien; les Sabotiers; Alain et Suzette ou le Fils adoptif, pièce patriotique avec ballet ; la Danse lie V Echelle; les Deux bottiers.
Ambigu-Comique. — Les Cojitretemps ; V Heureuse Décade; la Gamelle,
Vaudeville. — Au Retour; le Pot pourri; le Faucon.
Cité- Variétés. — Georges ou le Bon fils, com. ; l'Heureux quiproquo, com- ; r Adoption villageoise, op.
:Vi
Rapport du 4 fructidor.
L'esprit public se perfectionne de jour en jour. Hier le Tribunal révolutionnaire a été très fréquenté ; on y a applaudi avec enthousiasme à la manière sévère, mais humaine et respectueuse, avec laquelle on a rendu justice aux accusés. Les comparaisons faites par les citoyens de Tancien Tribunal avec l'organisation du nouveau prouvent qu'ils se montrent chaque jour plus dignes de la liberté. . .
Les femmes publiques se multiplient à la Maison-Égalité ; elles font plus que jamais publiquement commerce de leurs charmes en invitant les passants avenir acheter leurs marchandises. Elles paraissent se fonder sur ce qu'elles sont marchandes et domiciliées, et sur ce que la municipalité n'existe plus. . .
A. Martineau, Lecamus.
(Arch. nat, F'^III, Seine, 13.)
RÉACTION THEIUUD0R1E.NNB
Spectacles db 3 fruchikir.
TRE DEB Arts. — Relâche.
i-CoMioLE. — Le» Deux bilM», com. eo un acle, en prose; Paul et
x, com. en trois ac les, en prose, m<Mée d'arieltes; la Fête américaine,
alriotitjuc.
lAU, — Paul et Vinjinie, op. en trois acles; la Partie carrée, opéra-
rBE DE LA REPUBLIQUE. — Eptcharis et Néron ou Conspiration pour
rlé.
TRE DE l'Egalité. — Le Bienfait anonyme, com. en (rois actes; le
I bienfaisant, com. en trois acles.
IUE. — Le Jeune héros de la Durance ou Agricole ViaUi, tableau
que; ta Ruse villageoise, vaud. en un acte; le Bon pitre, op. en
\. — Le Cocher supposé; le Mariage d'Arlequin; Blaixe te haravcc ballet ; les Deux font la paire, et diflereots intermèdes. îu-CoMiuUB. — L'Heureuse décade : le Nui d'oiseaux; la Gamelle. EviLLE. — Arlequin afficheur; l'Héroïne de Milhier, première repr,; eure inutile.
-Vahiétéb. — L'Orphelin, com.; les Petits Montagnards, avec un
Spectacles du 4 FRUcnDOH.
LTRE DES Arts. -~ Miltiade à Marathon, deux actes ; Denis le tyran, d'école à Corinlke, op. historique en un acte.
lA-CourQUE. — Zémire et Azor, com. -ballet en quatre actes, en vers, [le chants et de danses; l'Enfance de Jean-Jacques Rousseau, com. d'ariettes.
)EAu. — Rose et Aurèle, op. en un acte; la Familk indigente, hit que en un acte; tes Vrais sans-culottes, tableau patriotique en un acte- ,TBE DE LA RÉPUBLIQUE. — Les Etourdis ou le Mort supposé, com, en ;les; le Dissipateur, com. en cinq actes.
iTRE DE l'Egaljtë. — L'Ecotc dcs maris, com. en trois actes; les •s confidences, en trois acles.
QUE, — Relâche.
É. — /^ Goutteux et la Fille généreuse ; le Triomphe de l'Amour al; le. Véritable ami du peuple ou la Victime du Fédéralisme, révolutionnaire; différents inlomiMes, G i: -Com QUE. — La Bascule ; l'Étape ; l'Héroïne américaine.
53 RÉACTION THERMIDORIENNE [22 août 1794]
Vacdeville. — La Bonne aubaine; le Canonnier convalescent; la Nourrice républicaine,
Citk-Varif.tks. — Le Prélat d'autrefois, com. ; Bicco, com.
Rapport du 6 fructidor.
L'esprit public, toujours bon, ne change point. Tous les citoyens, pleins de conOance dans la Convention, ont vu avec plaisir les derniers décrets qui réduisent à douze les Comités révolutionnaires ^ les assemblées générales de section à une par décade, et la suppression de l'indemnité des 40 sois aux citoyens indigents pour assister aux assemblées *. Les aristocrates seuls interprètent adroitement , selon leurs intentions perfides, Tesprit de ces décrets, pour en altérer les avantages aux yeux des vrais patriotes, amis de toutes les mesures qu'exigent les circonstances ; mais on observe qu'en général les dispositions des citoyens [sont bonnes et conformes aux vrais principes consacrés par le Gouvernement révolutionnaire. On assure en outre que les personnes qui fréquentent les tribunaux n'y sont plus, comme autrefois, d'habitude.
Les baladins et faiseurs de tours commencent îi reparaître sur la place de la Maison-Commune ; ils regardent les ordonnances et règlements qui les regardent comme non avenus, parce qu'ils ont été rendus par une municipalité conspiratrice.
Les citoyens et citoyennes s'assemblent dès* neuf heures du soir an charbon pour y prendre place ; ils passent ainsi la nuit en attendant l'ouverture desdits ports. Il y avait ce matin, vers trois heures, environ trois cents personnes assemblées au port de la ci-devant vieille Place-aux- Veaux. Les patrouilles ont beau dissiper les queues : elles se reforment un instant après.
U y a eu aujourd'hui des troubles à la Halle ; plusieurs femmes, qui
1. En effet, dans la séance de la Convention du 3 fructidor an II, Goupilieau ide FoDtenay) fit adopter, entre autres articles d'un projet de décret dont Ten- •emble ne fut voté que le 7, un article portant qu'il n'y aurait plus à Paris que douze Comités révolutionnaires et que Tarrondlssement de chacun de ces Comités comprendrait quatre sections.
2. Voir les décrets du 4 fructidor an II et les débats y relatifs dans le Moniitur, t XXI, p. 553-557.
Tavaient occasionné, ont été envoyées dans différents corps de garde.
Les autres marchés, à l'exception de la Halle, ont été assez
tranquilles.. .
Merey, Christophe.
(Arch. nat., F * « III, Seine, 13.)
Spectacles du 5 FRUCTmoR.
Thkatre des Arts. — Relâche.
OpI^.ra-Gomiquë. — Amhrcise ou Voilà ma journée^ coin, en deux actes, en prose, môlée d'ariettes; Fanfan et Colas, com. en un acte, en prose; la Fête américainey ballet patriotique.
Feydeau. — V Apothéose du jeune Bara, pièce patriotique en un acte ; la Caverne, op. en trois actes.
Théâtre de la République. — Guillaume Tell, trag. en cinq actes; VAvo^ cat Patelin, en trois actes.
Théâtre de l'Egalité. — Relâche.
Lyrique. — Zélia, op. en trois actes ; le Mariage civique, vaud. en un acte.
Gaité. — Les Fourberies de 5capm, com. ; Arlequin et Colombine invisiblesy pant. ; Alain et Suzette ou le Fils adoptif, pièce patriotique avec ballet.
Ambigu-Comique. — Les Deux chasseurs et la laitière; les DéguisemenU amoureux; les Débuts.
Vaudeville. — Le Dédit mal gardé; V Héroïne de Mithier; la Revanche forcée.
Cité- Variétés. — Les Deux Fermiers, com.; les Deux grenadiers, com. ; Arlequin imprimeur, opéra.
Rapport du 7 fructidor.
On remarque que Tesprit public se soutient toujours à la hauteur des vrais principes du gouvernement. Les vrais patriotes veulent toujours la République une et indivisible, ont toujours la plus grande confiance dans les mesures sages de la Convention nationale. Quelques mauvais citoyens se plaignent du décret qui réduit les assemblées de section à une par décade et surtout de la suppression des 40 sols * ; mais la masse générale applaudit à ce décret énergique.
i. Voir plus haut, p. 55.
57 RÉACTION THERMIDORIENNE [23 août 1794]
Hier, deux particuliers, vers les neuf heures du matin, sur le Pont- Neuf, ont insulté deux représentants du peuple en leur disant : Reniez-nous nos i8 livres, et f... z-notu le camp ; les représentants les ont conduits au corps de garde, et de là ils ont été menés au Comité de sûreté générale.
Dans tous les cafés, et notamment dans celui des Variétés-Amusantes, sur le boulevard, il s'y tient des jeux de loto ; toutes les tables sont garnies, et les joueurs ont devant eux jusqu'à douze cartons. Les instances récidivées jusqu'à ce jour n'ont pu empêcher ce jeu de hasard. L'administration de police va s'occuper de faire cesser ces jeux.
Malgré les défenses réitérées, il se passe toujours beaucoup de pain aux barrières. Un inspecteur en a saisi une hottée, coupé en morceaux 8 l'effet de le passer plus aisément.
Différents citoyens et citoyennes assemblés à la place Maubert se plaignaient de ce que l'on vendait considérablement de viande aux alentours de Paris, qu'il n'y avait que les personnes riches qui pou- Talent perdre leur temps pour l'aller chercher. Ils demandaient que cette viande fût apportée à Paris pour y être distribuée.
Des femmes de campagne ont- été surprises vendant leur beurre jusqu'à 40 sols la livre.
Le beurre arrivé ce jourd'hui à la Halle n'était qu'à destination, ce qui a causé une espèce de fermentation. L'inspecteur, voyant les esprits s'échauffer, a fait apporter un tonneau de beurre salé, pesant cinq cents livres ; cette petite distribution a ramené le calme.
Chacun murmure de ne pouvoir s'approvisionner. Quoi qu'il en soit, la plus grande tranquillité règne partout.
Gérome, Christophe.
Spectacles du 6 fructidor.
Théâtre des Arts. — Denis le tyran, maître d'école à Corinthe, op. historiqne en un acte * ; Miltiade à Marathon, deux actes. Le citoyen Vcstris reparaîtra dans cette représentation.
Opkra<-Comiqub. — L'Amant statue, com. en un acte, mêlée d'ariettes; Tout pour V amour ou Juliette et Roméo, drame-lyrique en quatre actes, en prose.
Feydeau. — Relâche.
Tbéatre db la RéPUBLiQUB. — La Femme jalouse, com. en cinq actes ; le hnuleZ'Vous, com. en un acte.
i. Ou trouve un compte rendu de cet opéra dans les Petites Affiches^ supplément au numéro du 8 fructidor au II.
Théâtre de l Egalité. — Le Fermier républicain ou le Champ de l'Egalité, corn, en deux actes, môlée de vaud. ; Tu et toi ou la parfaite Egalité, com. en trois actes.
Lyrique, — Laure et Zulmé, op. en trois actes ; la Matinée républicaine, vaud.
Gaitk. — Le Fou par amour; le Pari; la Danse de V Echelle; Arlequin au tombeau; les Amours de Pierrot et de Thérèse: le Départ des patiHotes ; VEntrée du Sabotier.
Ambigu-Gohiqub. — Au Retour; Amour et valeur ou la Gamelle; VHéroïne améncaine.
Vaudeville. — Les Vieux époux ; VAlarmûite; les Chouans de Vitré,
Cité-Variétés. — L'Epoux républicain, com. ; les Pirates, pant.
7 FRUCTIDOR AN 11 (2i AOUT 1794).
Rapport du 8 fructidor.
L'esprit public est toujours prononcé d*une manière satisfaisante pour les patriotes. Les conversations roulent avec intérêt sur les événements du jour. Les uns parlaient avec chaleur du renvoi de Barère de la société des Jacobins ^ ; d'autres ailleurs parlent de la Vendée et prétendent qu'elle se rallume de nouveau. Bertaud, ofHcier de paix, assure avoir entendu dire dans un groupe, près la porte Martin, à un capitaine revenant de ce pays, que les brigands commençaient à se rallier, pour, disent-ils, venir à Paris installer un Louis XVÏI. Simon, inspecteur, assure qu'une fruitière, rue du Petit- Bucy, section du Bonnet-Rouge, a reçu une lettre de son mari, il y a trois jours, venant de l'île de Rochefort {sic)^ où il sert sa patrie comme militaire, par laquelle il annonce qu'un reste des rebelles de la Vendée ont {sic) mis en déroule une partie des troupes que nous avions près de cette île. On ne s'aperçoit pas que ces détails refroidissent ou alarment les vrais patriotes, qui depuis longtemps sont en garde contre des propos indiscrets que peuvent répandre des alarmistes. « De Tàme et du courage, disent-ils; c'est une des dernières crispations de l'aristocratie agonisante ; ne perdons point de vue la Convention. »
Cavagnac, officier de paix, et plusieurs inspecteurs ont arraché ce matin deux placards en forme de bande, écrits à la main, l'un posé
1. C'était sans doute un faux bruit. Je ne vois rien de semblable dans les comptes rendus du club des Jacobins à cette époque.
59 RÉACTION THERMIDORIENNE [24 août i794j
à la grille du marché de TAbbaye, Tautre à la porte du préau donnant sur la rue du Four, portant ces mots :
Peuple Irop bon.
Quand écartelleras-tu Gambon?
Peuple trop bon, Quand guillotincras-tu Gambon?
Ces deux aniches ont été portées chez le commissaire de police de la section Mutius-Scœvola, qui en a dressé procès-verbal.
Au cheMieu de la section Le Peletier, il existe encore au-dessus d'un puits une croix de fer avec un fleur de lis à chaque extrémité des branches.
Les garçons boulangers donnent toujours lieu à des plaintes ; ils quittent leurs boutiques malgré les ordres qui leur sont réitérés.
A. Martineau, Viard.
(Arch. nat., F * « III, Seine, 13.)
Journaux.
Correspondance politique de Paris et des départements du 8 fructidor :
Paris^ 7 fructidor. — On cherche les moyens de faire lever le faubourg Antoine. L*orateur qui sera chargé de porter la parole doit, au nom du peuple, ordonner à la Convention de faire son devoir^ et lui dire que le peuple est /d, si elle ne le fait pas.
Spectacles du 7 fructidor.
Th1\tre des Arts. — Relâche.
Opé]L\-GoxiQUE. — L'Enfance de Jean-Jacques Rousseau, com. mêlée d'irielles; les Epreuves du Républicain^ com. en trois actes, en prose, mêlée d'ariettes.
Feydeau. — Lodo'iska, op. en trois actes.
Théâtre de l.\ RépusLiQUE, — OthellOy Irag. en cinq actes ; le Legs, com. en an acte.
Til\TRB DE L Egalité. — Crispin médecin, com. en trois actes; Alisbelle OH les Crimes de la Féodalité, op. en trois actes.
Lyrique. — Le Jeune héros de la Durance ou Agricole Viala, tableau patriotique.
Oaité. — Ije Diable boiteux, avec des (Changements; le Sabotier et la Ikrnse de VEchelle; le Véritable ami du peuple ou la Victime du Fédéralisme, drame révolutionnaire ; Contentement passe richesse.
AflBiGU-CoMiQUE. — Le Gâteau des tyrans; V Etape; VAbus du pouvoir de ^ancien régime.
Vaudeville. — Arlequin Pygmalion; le Faucon; le Noble roturier.
Cité- Variétés. — L Orphelin, com.; V Hypocrite en Révolution, com.; le ballet des Petits montagnards.
Rapport du 9 fructidor.
L*esprit public est toujours bon. Les patriotes n'ont que de bonnes vues.
Hier au Jardin national, dans plusieurs groupes (dit Bètremieux), on parlait avec beaucoup de chaleur contre Barère, Billaud-Varenne et Collet d'Herbois ; on disait, entre autres, qu'il fallait que le peuple de Paris se portât à la Convention pour lui rappeler que ses décrets ne devaient pas être nuls ; et on observe que ceux qui se faisaient le plus entendre dans ces groupes étaient deux députés.
On ne parait pas content des opérations de Cambon sur les finances ; ses projets de décrets en cette partie mécontentent toujours les rentiers
Le jeu de loto se renouvelle plus que jamais ; il occupe nombre de fainéants, dans lesquels des jeunes gens de première réquisition. Dans différents cafés, notamment boulevard Poissonnière, ce jeu est fort échauffé à dix heures du soir.
On accuse de négligence, pour ne pas dire plus, les entrepreneurs de Tenlèvement des houes dans les divers quartiers de Paris, et notamment dans la rue Michel Le Peletier, n» 156, les ordures n'ont été enlevées qu'à midi, moyennant 4 livres, que les conducteurs des tombereaux ont exigées. On se plaint aussi de la malpropreté et de la puanteur des rues des Vieîlles-Etuves et de la Corroyerie.
Les marchands de vin ferment de bonne heure, sous le prétexte que la marchandise leur manque.
Le peuple se plaint de la mauvaise qualité du pain.
On brûle une grande quantité de houblon gâté pour faire des cendres, et on s'aperçoit que ces houblons ne sont gâtés que parce qu'ils ont été conservés et trop gardés chez les brasseurs.
Le peuple se plaint que les regrattiers, fruitiers et autres ne distribuent au maximum qu'une partie de ce qu'ils reçoivent au marché.
Barisson, Le Camuse
(Arch. nat., F * c m^ Seine, 13.)
1. A ce rapport sont joints deux brouillons de lettres, sans date, Tune adressée à la Commission de l'organisation et du mouvement des armées de terre (sans
6< RÉACTION THERMIDORIENNE [25 août 1794]
Journaux.
Gazette historique etpoliliqxie de la France et de V Europe du 10 fructidor :
Les soixante et quelques députée détenus ^ sont maintenant au ci* devant hôtel des Fermes, rue de Grenelle. Ils y sont traités avec égard et jouissent de la faculté de voir leurs connaissances. David et Joseph Le Bon y sont avec eux *.
Le bruit court que Taccusateur publique a été transféré de la Conciergerie à Pélagie.
Nos papiers publics sont remplis de détails sur les atrocités commises pendant la tyrannie de Robespierre. On prétend qu en mou* ranl ce conspirateur a dit : « On va me couper la tête, mais on ne coupera pas la queue. » Celte queue existe-t-elle ? Ne sufQt-il pas qu'elle soit connue pour que le gouvernement la surveille avec une atlenlion toute particulière ? Nul citoyen ne peut en douter, quand il Toit combien ce tyran avait eu besoin de se ménager partout des agents pour exercer son despotisme sur tout le sol de la République. Les adresses de félicitations , qui arrivent de toutes parts à la Con- Tention pour la féliciter d'avoir déjoué tant d'abominables complots contre la liberté, prouvent en effet combien le peuple français a eu à souffrir de leur exécution.
Toutes les violences, toutes les dilapidations étaient autorisées par Robespierre, et le compte que la Convention va exiger de tous ses agents va mettre en évidence la scélératesse réfléchie de ce moteur de toutes nos calamités intérieures.
C*est depuis son supplice qu'on a commencé à respirer à Paris, et les nouvelles reçues des départements nous apprennent que le même allégement s'y fait déjà ressentir.
doute par Tadministration du département de Paris], ainsi conçue : « Citoyens, k rapport général de la sarvelilance de la police, du 9 de ce mois, nous annotice que le jeu de loto se renouvelle dans les cafés des boulevards et occupe des fainéants parmi lesquels se trouvent des jeunes gens de la première réquisition. Nous avons cru devoir vous instruire de cet abus, en même temps que nous aTuQs demandé à Tadmlnistration de police quels étaient ies moyens de répres- ^îoQ qu'elle avait mis en usage. » L'autre lettre est adressée par la Commission oainistérielle à Tadministration de la police pour demander quels sont les moyens «le répression qu'elle a mis en usage.
i- Il s'agit des députés qui avaient été décrétés d'arrestation le 3 octobre 1793, couune signataires de protestation contre les journées des 31 mai et 2 juin.
2. Le Journal de Perlet du 8 fructidor avait donné textuellement la même nouvelle. C'est pourquoi nous croyons devoir reporter cet article à la journée du 8 fructidor.
Spectacles du 8 fructidor.
Théatrk des Arts. — Denis le tyran ; Miltiade à Marathon.
Opéra-Comique. — Azëmia, en trois actes et ariettes; Biaise et Babet, ou la suite des Trois fermiers, com. en deux actes, mêlée d'ariettes; la Fête américaine, ballet patriotique.
Feydeau. — Im Famille indigente ; Paul et Virginie.
Théâtre de la République. — Rose et Picard, com. en un acte ; la Métromanie, com. en cinq actes.
Théâtre de l'Egalité. — Le Père de Famille, com. en cinq actes, en prose ; la Savante Maîtresse, op. en deux actes.
Lyrique. — Relâche.
Gaité. — Représentation au profit des femmes, mères et enfants de nos braves citoyens qui sont aux f^onti^^es : , Vénus Pèlerine ; les Lutteurs ; Alain et Suzette ou le Fils adoptif, pièce patriotique ; les Deux Arlequins rivaux; la Fille généreuse, et différents intermèdes.
Ambigu-Comique. — L'Artisan philosophe ; les Débuts; la Forêt noire.
Vaudeville. — Nice; r Héroïne de Mithier; Colonibine Mannequin.
Cité- Variétés. — Les Dragons et les Bénédictines, com. ; les Dragons en cantonnement, com. ; Arlequin imprimeur, op.
Rapport du 10 fructidor.
L'esprit public, toujours bon en masse, éprouve cependant quelques oscillations, fondées sur les divers débats de la Convention. Les malveillants ne manquent pas d'en tirer partie pour faire croire à' une foule d'autres tyrans et à une nouvelle conspiration ; mais ces discours, sans alarmer les vrais patriotes, ne servent qu'à les tenir plus en garde. On alarme aussi le peuple par la crainte de la pénurie entière des subsistances pour Thiver, en voyant l'inexécution du maximum à Tarrivée des comestibles à destination particulière. Cependant la situation de Paris n'offre rien d'inquiétant. Ces alarmistes fréquentent les cafés de la maison Egalité et de ses environs.
La classe du peuple la moins fortunée éprouve quelques inquiétudes sur la clôture des boutiques^^de plusieurs marchands de vin.
On se plaint de la mauvaise qualité du pain. Les garçons boulangers refusent de travailler, parce que, disent-ils, leurs bras enQent en pétrissant la pâte. Sur la réclamation de plusieurs boulangers,
63 REACTION THERMIDORIENNE [27 août 1794]
radministration de police a fait chercher les garçons boulangers et les rendre à leur travail ; mais ces hommes savent si bien se cacher qae l'on n*a pu en trouver que trois ou quatre. Des maisons particulières leur servent de retraite, que Ton s'occupe à découvrir.
Gérohe, Ollivier.
(Arch. nat., F * ^ ni, Seine, 13.)
Spectacles du 9 fructidor.
Thratre des Arts. — Relâche.
OpéRA-GoxiQUË. — Mélklor et Phrosine, drame en trois actes, môle de chants; Cécile et Julien ou le Siège de Lille, com. en trois actes, en prose, mêlée de chants.
Feydeau. — Lodoïska, op. en trois actes.
Théâtre de lv République. — Les Étourdis ; VÉcole des Maris,
THïLaRE DE l'Egalité. — Les Français dans VInde ou V Inquisition à Goa, Irag. en trois actes, en vers, avec chœurs républicains; le Consentement forcé, com. ; t Heureuse décade, com.
Lyrique. — Michel Cervantes, op. en trois actes ; la Ruse villageoise, nué, en un acte.
GiiTÉ. — Le Cocher supposé; V Amant au tombeau; Biaise le hargneux, arec divertissement ; le Départ des patriotes, et différents intermèdes.
AxBiGU'CoMiQUE. — Au bénéfice d'un artiste infortuné : V Epreuve raisonnable ; Amour et valeur ou la Gamelle; V Amour et la raison; les Prisonnins patriotes ou les Français en Espagne, prem. représ.
Vaudeville. — Arlequin Cruello; le Canonnier convalescent ;V Alarmiste.
Cité-Variétés. — Crcorges ou le bon fils, com.; les Petih Montagnards, op.
Rapport du 11 fructidor.
L'esprit public est toujours le même. On remarque seulement de la division dans les opinions et la manière de dire les choses dans les circonstances actuelles. Toutes les conversations tendent au même bot, mais Ton 8*aperçoit que c*est par des moyens divers. On disait hier hautement, aux environs du Comité de sûreté générale, qu'avant le 14 il y aurait du bruit à la Convention; d*autres font courir le bruit qoeBarère est évadé. Toujours les mêmes inquiétudes pour les subsistances, mais les mêmes dispositions à surmonter tous les obstacles.
Tout est calme et très tranquille dans divers quartiers de Paris.
Dans le faubourg Antoine, les citoyens se plaignent de ce que la Convention nationale ne laisse pas au peuple le droit de nommer ses magistrats ; ils disent que le gouvernement révolutionnaire ne doit pas empêcher ce droit, émané de la nature.
Une adresse à ce sujet, de la section du Muséum, a été lue à la section de Montreuil, qui y a adhéré
A. Martinbau, Barisson, Christophe.
(Arch. nat., F**^m, Seine, i3.)
Spectacles du 10 fructidor.
Théâtre des Arts. — Detiis le tyran, maître d'école à Cormtke^ op. hislorique en un acte ; Orphée et Eurydice, op.
Opkra-Comique. — L'Enfance de Jean-Jacques Rousseau, com. môléc (l'aricttes; Lodoiska ou les Tarlares, com. en trois actes, en prose; le Plaisir et la Gloire, fiHe patriotique.
Feydeau. — Les Vrais sans-culottes; la Partie carrée; Cadichon.
Théâtre de l.^ République. — Les Etourdis ou le Mort supposé, com. en trois actes ; la Femme jalouse, com. en cinq actes.
Théâtre de l'Egalité. — Guillaume Tell; la Gageure imprévue, com. en un acte, terminée par le chœur de Marathon.
Lyrique. — Zélia, op. en trois actes; le Mariage civique, vaud. en un acte.
Gaité. — Arlequin nécromancien; les Fourberies de Scapin; la Prise de Toulon, et différents intermèdes.
Ambigu-Comique. — /^ Maréchal des Logis; VEtape; V Héroïne américaine.
Vaudeville. — La Gageure inutile; V Héroïne de Mit hier; le Divorce.
Cité- Variétés. — Le Cousin de tout le monde, com. ; le Revenant, com. ; les Pirates, pantomime.
Théâtre du Panthéon a l'Estrapade. — Aujourd'hui une société d'artistes donnera sur ce théâtre, au profit d'une infortunée, une représentation de la Mort de César, trag. en trois actes; V Amant auteur et valet, com. en un acte, en prose ; Fanfan et Colas, un acte en prose.
il FRUCTIDOR AN II (28 AOUT 1794).
Rapport du 12 fructidor.
La nouvelle de la reprise de Valencîennes a donné un nouveau degré d'énergie à Tesprît public ; partout on ne s'entretenait que de
ION THERHIDOUIENNË [2S août l'.U]
M réclamation qu'a faite Le Cointre (de )our aujourd'hui a aussi beaucoup occupé on n'a parlé avec tant de chaleur des intion de tous les citoyens est fixée entière nationale, et on attend avec impatience le
kher de témoigner son étonnement de ce 8 de nos armées n'ont pas été annoncées jet raisonne & sa manière.
d'Evreux disent que les bœufs destinés art malades dans la route, que cette mala-
derrière, et qu'au bout de deux ou trois 1 on les enterre ; que cette maladie et la isent une perte à la République, en ce que li du cuir, ni de la chair, ni de la graisse
ice s'exerce sur les jeux de hasard, notam- 3 les faire cesser.
Heitrier, Ollivier.
ctidor :
!^a fameuse pétition de la section du Musuccès que semblaient s'en promettre ses le dans toutes les sections de la manière la remontera la source de celte trame contreiécouvert les ouvriers qui l'avaient ourdie trois misérables nommés Legray, avenluvant savetier, puis juré du Tribunal révonps membre du Comité révolutionnaire de IbaRsard, e.t-vicaire de la paroisse royale ois, d'abord feuillant, puis fayettiste, puis )uis robespierrot, ut délinitivement contre-
tidor an II, Laurent Le Coinlre avait demandé la yuolt pour le lendemain 12 à l'effet de dénoncer trois membres du Comité de "«lui poblic, i savoir Barère, Billaud et Collot, et quatre membres du Comité de Anié fcénéraie. i savoir Amar, David, Vadier et Voulland. {ifoitileiir, réimpresha, t. XXI, p. 610.) i- Voir plus haut, p. 64.
Itmtl. 3
r<- révolutionnaire décidé. On raconte une anecdote assez curieuse sur
Servière. Cet individu avait pour coutume de faire emprisonner ceux
qu^il n'aimait pas, comme membre du Comité révolutionnaire ; il les*
condamnait, comme juré au Tribunal» et il allait les voir guillotiner
comme amateur. Ce trio était à la dévotion de Fleuriot, Lavalette,
Châles, Robespierre et compagnie. Les horreurs qu'ils ont commises
dans celte section sont incalculables.
Spectacles du il fructidor.
Théâtre des Arts. — Relâche.
Opkra-Comique. — Les Sabots, com. en un acte; Félix ou l'Enfant trouve, en trois actes, mOlée d'ariettes; la Fête américaine, ballet patriotique.
Feydeau. — Roméo et Juliette, op. en trois actes ; Rose et Aurèle, op. en un acte.
TiiKATRE DE LA RÉPUBLIQUE. — Rose ct Plcanl, couî. en un acte; le Philosophe marié, coni. en cinq actes.
y. 2 Théâtre de l'Egalité. — Relàclie.
Lyrique. — Geneviève, op. en trois actes; le Mariage civique, vaud. en un acte.
Gaité. — Vénus pèlerine; le Médecin malgré lui; le Véritable ami du peuple ou la Victime du Fédéralisme, drsLme révolutionnaire; différents intermèdes.
Ambigu-Comique. — Nicaise; V Etape; les Prisonniers patriotes ou les Français en Espagne.
Vaudeville. — Le Bonne aubaine ; le Faucon; la Nourrice républicaine.
Cité- Variétés. — LOiyhelin, com. ; Ricco, com.
Rapport du 13 fructidor.
La dénonciation annoncée par Le Cointre a attiré hier une foule de monde à la Convention nationale et dans ses environs. Le public attendait avec impatience le résultat de cette dénonciation. Il a témoigné sa surprise de ce que la Convention a passé à Tordre du jour, sans que les pièces probantes aient été lues *. La majeure partie du public qui composait les groupes prétend que les députés dénoncés sont coupables, ou bien que Le Cointre Test lui-même. En génê«