TOME I
cent Léonard Bourdon, qu*ils prétendent leur avoir dit au Comité des Gravilliers : A la guillotine t
Spectacles. — La nouvelle pièce n'étant pas affichée, la Commission n'a pas cru devoir prendre des mesures actuelles. Les spectacles ont été parfaitement calmes.
Pamphlets. — Le sixième numéro du Viexix Cordelier^ vient de paraître * ; il est bien difficile de démêler les principes qui dirigent le rédacteur de cet écrit; ce qu'on y remarque de plus clair, et ce qui doit affliger tout bon patriote, c'est la facilité avec laquelle l'auteur se permet d'injurier et de ridiculiser plusieurs membres de la Convention nationale qui jouissent de l'estime générale ; sous ce rapport , cet ouvrage doit fixer l'attention des autorités constituées. On ne peut se dissimuler, en efi*et, que depuis quelques mois il existe une nouvelle tactique d*avilir la représentation nationale en attaquant individuellement, et d'une manière indécente, les membres qui composent le corps législatif. La Commission va prendre à cet égard les mesures que la loi lui prescrit.
Commerce. — Plusieurs inspecteurs annoncent que la distribution du pain s*est faite avec tranquillité et conformément à la loi
Plusieurs inspecteurs annoncent que les distributions de viande et autres comestibles ont été tranquilles et sans foule.
D'autres rapportent avoir vu foule chez les bouchers, mais sans que Tordre ait été troublé.
Les officiers de paix et inspecteurs chargés de la surveillance des chantiers et distributions de bois n'y ont rien remarqué de contraire au bon ordre
Surveillance. — . . .Muron a vu, au coin de la rue Salle-au-Gomte, un attroupement de gens armés pour détruire le buste de Marat, placé au coin de la rue aux Ours ; trois de ces particuliers ont été arrêtés et conduits chez le commissaire de police de la section des Lombards.
Cornet rapporte qu'aux cafés de la Maison-Égalité, et notam ment au café des Canonniers, on traitait Marat de buveur de sang, et que ceux qui parlaient ainsi hier disaient qu'ils seraient plus en force aujourd'hui et qu'ils porteraient Marat au Panthéon des Jacobins, qui est l'égout Montmartre.
Pigache rapporte qu'hier, à l'assemblée de la section des Gardes- Françaises, on a cassé le buste de Marat et déchiré les estampes représentant la Montagne,
1. Il 9 agit sans doute du Vieux Cordelier^ par Baillio, dont ce numéro six fut le dernier. Bibl. nat., Le 2/854, in-8», et Tourncux, t. Il, n» 10967.
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467 RÉACTION THERMIDORIENNE [8 février 1795]
Gallois annonce qu'on a ôté les bustes de Marat et de Chalîer du lieu des séances de la section de Le Peletier, et qu*on a brûlé les couronnes civiques qui étaient sur ces bustes