Par Mallet du Pan. Voir plus haut, p
[DU 9 AU J8 KKVHiEu 1799] DIRECTOIRE EXÉCUTIF 384
venu des pauvres et au commissaire du pouvoir exécutif près le Bureau central copie des états des recettes des théâtres au profit des indigents pendant la 3" décade de nivôse an YII , montant à 10,782 fr. 97 centimes
Bals. — Le ministre de la police ayant autorisé le Bureau central à permettre la réouverture du bal de la rue Michodière, en avertissant les chefs de cette société que, si les billets d'invitation portaient encore des qualifications en dates rejetées par les lois, ce bal serait irrévocablement fermé, l'administration a invité le commissaire de police (le la division Le Peletier à rendre à la citoyenne Gille Moinville, qui tient cette société, la permission qu'il lui avait i-etirée, et a fait connaître à cette citoyenne les conditions sous lesquelles cette permission lui était rendue.
Femmes publiques. — Le commissaire de police de la division du Panthéon a été chargé d'arrêter des femmes prostituées, dénoncées comme donnant lieu journellement [au scandale] dans la rue des Trois-Portes. Informé parle ministre de la police que l'on voj^ait, sous les galeries de bois du Palais-Égalité, des jeunes filles de dix à douze ans insulter aux mœurs, le Bureau central adonné ordre de surveiller ces enfants et de sévir contre ceux qui excitent ou facilitent le libertinage. — Il a informé le ministre de l'activité de la surveillance sur les femmes publiques et notamment sur celles qui corrompent les jeunesses, qu'une des corruptrices venait d'être envoyée [)ar lui devant un juge de paix pour être traduite au tribunal
Correspondance relative à la sûreté. Acte arbitraire d'un officier militaire. — Le Bureau central a informé le commandant de la place que le citoyen Landrigo, capitaine-adjudant-major de la 20" demibrigade, pris de boisson, avait fait conduire près l'administration un jeune homme qui n'était prévenu d'aucun délit ; que le grade de cet officier a été le principal motif qui avait déterminé le Bureau central à ne pas l'envoyer devant lui, mais qu'il s'était réservé de l'instruire de sa conduite, persuadé qu'il prendrait les mesures convenables pour qu'un acte aussi arbitraire ne se renouvelât pas.
Commandants des postes. — Il l'a aussi informé du refus qu'a fait l'officier du poste du chef-lieu de la VII^ municipalité, rue Avoie, de poursuivre les auteurs du vol considérable, fait rue des Vieilles-Haudrieltcs, et l'a invité à rappeler à leurs devoirs les commandants des postes, et à leur observer que, dans les cas urgents, ils ne doivent connaître d'autres limites que les murs de l'enceinte de cette commune; il l'a aussi invité à leur prescrire, par une consigne générale, de faire arrêter et amener devant eux les rôdeurs de nuit, chargés de
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paquets, d'effets ou marchandises, depuis minuit jusqu'au jour, même à faire ouvrir pendant ce temps les voitures de place, consigne déjà donnée, mais négligée, et de faire visiter les cartes de sûreté depuis deux heures
Prisons Transfèrements. — Le capitaine de gendarmerie a été
requis de faire extraire... de la Grande-Force, dix-huit prêtres belges pour être conduits de même [de brigade en brigade] à l'Ile d'Oléron... Du Temple, l'ex-général Merle, pour être conduit de même dans la maison d'arrêt d'Aix, département des Bouches-du-Rhône. Mais, depuis, le Bureau central a suspenilu jusqu'au G ventôse le départ de cet ex-général
Hospices civils et secours. Bureaux de bienfaisance — Il a invité
les présidents des quarante-huit bureaux de bienfaisance de Paris de lui adresser, dans le plus bref délai, les signatures, demeures, âge et professions de chacun des membres de ces bureaux.
Commerce Contravention à V arrêté du 19 frimaire. — Informé
que le commissaire de police de la division des Marchés avait laissé plusieurs marchands étaler et vendre sur le carreau des Innocents, décadi dernier, le Bureau central a recommandé à ce commissaire détenir plus exactement la main à l'exécution de l'arrêté concernant les jours de marchés, lui a témoigné sa surprise d'une pareille tolérance, et l'a rendu responsable des contraventions qui pourraient avoir lieu. — Il a recommandé aux contrôleurs de la rive droite de prolonger leurs inspections sur les Halles les jours de décadis et fêtes nationales, afin de prévenir ces contraventions
Lasalle, Lessohe '.
(Arch. nat., BB » 89.)
1. Ce rapport, qui est daté du 8 ventôse an VII, est accompagné de la lettre suivante, adressée par le Bureau central, à la même date, au ministre de la justice : « Citoyen ministre, nous vous prévenons que nous avons supprimé le compte décadaire de nos opérations, et qu'il sera remplacé par un compte du mois; celui du mois de ventôse vous sera transmis dans la première décade de germinal et ainsi successivement. Salut et respect. Les administrateurs : Lasalle, Le:.soue... (Arcli. nat., BB * 8'J.)