C"esl la seconde strophe du Carmen sœculave d'Horace
413 DIRECTOIRE EXÉCUTIF [17 mars 1799]
l'Amour, le Travail, la Piété filiale valent bien saint Crépin et saint Pancrace. Nous avons de plus honorables victimes de la liberté : des héros morts avec courage sur le champ de bataille pour la défendre.
Plusieurs de nos décadis sont consacrés aux fêtes nationales. Mais les intercalaires pourraient être consacrés, soit aux vertus républicaines, soit à ceux qui les ont éminemment pratiquées pour le bonheur de tous. Alors le président, dans un discours simple et concis, rappellerait au peuple l'esprit particulier de la réunion décadaire.
Un hymne à l'Éternel, répété par le peuple debout et découvert, en action de grâce des bienfaits de la liberté, répondrait de notre foi aux ennemis de la République, qui nous font le triste honneur de nous croire athées. — Un ou deux autres rompraient la monotonie de la lecture des Lois et du Bulletin décadaire ; les deux ménétriers de la commune donneraient, avec le ton, le temps aux chanteurs de reprendre haleine. Une ode à la liberté, dans laquelle je voudrais intercaler la strophe sublime des Marseillais, qui a valu dix batailles à la République, terminerait l'auguste et touchante cérémonie. Les danses et les divertissements, les jeux nouveaux, adaptés à nos mœurs républicaines, divertiraient la jeunesse et procureraient à la vieillesse, témoin de ces amusements, le doux plaisir de se raconter entre eux les jeux de leur enfance et les premières jouissances de leurs premières amours. Alors, mais seulement alors, il sera vrai de dire que le décadi est le jour de fête des Français. Tout cela, citoyen ministre, tend à vous demander un cérémonial pour régulariser la célébration des décadis.
Salut et fraternité.
GUYEL.
(Schmidt, Tableaux delà Révolution française, t. III, p. 370 '.)
MDCXLVI
Arrêté du Directoire exécutif nu 27 ventôse.
Le Directoire exécutif, après avoir entendu le rapport du ministre de l'intérieur, arrête : 1° Le piédestal qui soutenait la statue de l'avant-dernier roi, élevée sur la place de la Concorde, sera démoli ;