L. DupiN. (Arch. nat., F » <= m, Seine
427 DIRECTOIRE EXÉCUTIF [21 mars ^799]
MDCLII
i" C.ERMINAI, AN YII (21 MARS 1799).
Rapport du bureau central du 2 germinal.
...Journaux. — he Bulletin de V Europe du l*"" de ce mois renferme, sur les assemblées primaires, des réflexions qui nécessitent une attention particulière. On semble y donner à entendre qu'il est de toute impossibilité d'entrevoir un terme à la Révolution et l'époque où les passions seront calmées, les partis soumis, les résistances vaincues. — On s'y récrie de ce que l'auteur d'un des derniers articles àv^Moniteur rangeait dans la classe des ennemis de la République les peureux, les égoïstes, les indifîérents : a Tout ce qui ne se meut pas est un ennemi à vaincre », avait dit l'écrivain patriote. « Où sont vos cabestans, vos leviers, demande lejournalisle àxxBulletin, pour soulever cette masse énorme, affaissée sous le poids de ses travaux, et épuisée par ses sacrifices? Faites-la donc mouvoir sans secousse pour elle et sans danger pour nous. « En un mol, il ne veut pas que l'on menace les faibles et dit qu'il sera temps de les réveiller de leur honteuse léthargie, lorsque nous aurons créé un esprit public. L'opinion ne peut que perdre dans ce tableau, où on la dépeint sous des couleurs réellement défavorables. — On ne peut également attendre une bonne impression dans le public du fait rapporté i)arle/*ropâ!^a<e«?'duprojet de s'évader tenté par deux cent quarante conscrits que le journaliste fait escorterpar la force armée en même temps que deux émigrés, et sur lesquels, suivant ce qu'il ajoute, l'escorte a été obligée de faire feu. — L'esprit et le style du Courrier du Corps législatif commencent à redevenir très obscurs. En Angleterre un corps de volontaires a refusé d'obéir à l'ordre d'aller servir en Irlande, et le journaliste insulte à cet acte en disant « qu'une seconde invitation fera sans doute disparaître la trace de ces beaux sentiments ». — Il est ridicule au rédacteur de cette feuille de dire, en parlant du diflerend survenu entre l'Empereur et l'Électeur bavarois, que l'arrivée des Français pourra bien, comme celle du juge dans les Plaideurs, terminer cette contestation.
Lasalle, Sallior.
Arrêté du Directoire exécutif du 1" germinal an VII.
Le Directoire exécutif, considérant que les salles de spectacles sont continuellement exposées à devenir la proie des flammes, et qu'il importe à la sûreté publique de prendre des mesures pour prévenir les funestes effets de la négligence et les tentatives du crime, arrête : 1" Le dépôt des machines et décorations pour les théâtres, dans toutes les communes de la République où il en existe, sera fait dans un magasin séparé de la salle de spectacle. — 2° Les directeurs et entrepreneurs de spectacles seront tenus de disposer dans la salle un réservoir toujours plein d'eauet au moins une pompe continuellement en état d'être employée. — 3» Ils seront obligés de solder en tout temps des pompiers exercés, de manière qu'il s'en trouve toujours en nombre suffisant pour le service au besoin. — 4* Un pompier sera constamment en sentinelle dans l'intérieur de la salle. — 5" Un poste de garde sera placé à chaque théâtre de manière qu'un factionnaire, relevé toutes les heures, puisse continuellement veiller avec un pompier dans l'intérieur hors le tem[)S des représentations. — 6° A la fin des spectacles, le concierge, accompagné d'un chien de ronde, visitera toutes les parties de la salle pour s'assurer que personne n'est resté caché dans l'intérieur et qu'il ne subsiste aucun indice qui puisse faire craindre un incendie. — 7° Cette visite se fera, après le spectacle, en présence d'un administrateur municipal ou d'un commissaire de police, qui la constatera sur un registre tenu à cet effet par le concierge. — 8° Les dépôts de machines et décorations, la surveillance et le service pour les salles de spectacles déterminés par le présent arrêté seront établis sans délai parle Bureau central dans les communes au-dessus de cent mille âmes, et dans les autres communes par les administrations municipales. — 9^ Tout théâtre dans lequel les précautions et formalités ci-dessus prescrites auront été négligées ou omises un seul jour sera fermé à l'instant. — dO" Le présent arrêté sera inséré au Bulletin des Lois. Le ministre de la police est chargé de son exécution.
Merlin, Reubell, Treiluard.
(Arch. nat., AF m, 589.)
Lettre du Directoire exécutif au ministre de la police générale,
DU l^"" GERMINAL AN VII.
Le Directoire exécutif, citoyen ministre, avait remarqué, dans un rapport de police du 28 du mois dernier, qu'on faisait courir le
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bruit, dans le faubourg Antoine, que le pain de -4 livres allait être augmenté de 2 sols.
Gomme rien ne rendait un tel enebérissement présumable, le Directoire ne s'était point arrêté à ce bruit qui, ne [se] réalisant pas, devait tomber de lui-même.
Mais un rapport qui passe aujourd'hui sous les yeux du Directoire lui annonce que plusieurs boulangers ont augmenté le prix du pain, tandis que d'autres le donnent au taux ordinaire.
La malveillance seule a pu diriger ces premiers, et il importe de prévenir l'effet de cette manœuvre. Le Directoire vous recommande, en conséquence, de prendre avec le plus grand soin des renseignements à cet égard, de vous assurer des noms des boulangers qui ont augmenté le prix du pain, ainsi que du taux de cette augmentation, et de lui faire demain sans faute un rapport sur le tout '.
Treiluard, Reubell, L.-M. Révellière-Lépeaux.
(Arch. nat., AF m, u89. — De la main de Reubell.)
Journaux.
Journal du Soir des frères Chaignieau du l'"' germmal : « Paris, le /" germinal.. . L'administration centrale de la Seine a arrêté que ces mots : Guerre au gouvernement anglais, seraient inscrits à côté de ceuxci : On s'honore du titre de citoyen, dans tous ses bureaux, dans tous les temples décadaires, les salles de spectacles, les cafés et autres lieux i)ublics. Les administrations municipales seront invitées à faire de ces mots le texte principal de leurs discours aux fêtes décadaires... » — Publiciste du 3 germinal ; « Paris le 2 germinal... II y a eu hier et aujourd'hui beaucoup de voitures élégantes, et surtout de très beaux chevaux de selle, au bois de Boulogne. La police y a entretenu le plus grand ordre. »
Rapport du bureau central du 3 germinal.
.. .Esprit public des assemblées primaires. — La disposition des esprits dans la grande majorité des assemblées primaires est généra-
1. Nous n'avons pas retrouvé les rapports de police du 28 ventôse et du l*' germinal an VII dont il est question dans cette lettre.
leinent bonne, mais partout le nombre des votants est infiniment audessous de ce que le recensement en avait annoncé. Il existe une indifférence sensible parmi ceux qui ont droit de voter. Peut-être cependant ce vide est-il dû en grande partie à l'absence des partisans de Tanarchie, qui effectivement n'osent se présenter dans la plupart des assemblées. — Les premières opérations ont eu lieu dans un calme parlait, le 1^'' germinal. Une partie des bureaux a été formée sur un nombre de 36 à 40 votants. Cette paucité a été remarquée dans les II", IV«, VI^ et VIII= arrondissements. L'insouciance était grande dans le IX®, notamment dans les divisions de la Fraternité et de l'Arsenal. Il y a eu mélange d'esprit public dans les assemblées du XI* arrondissement. Il était sagement dirigé au temple de la Victoire, n° 7, division du Luxembourg ; mais au n° 9, rue duVieux-Colombier, l'anarchie tendait à s'emparer des premiers suffrages ; il y eut débat tumultueux pour la nomination du citoyen Julien (de Toulouse) à la présidence ; il l'emporta. La présidence au temple de la Victoire est occupée par le citoyen Bro, notaire. — Hier, 2 germinal, on remarqua plus d'esprit public ; le nombre des votants était bien augmenté ; le calme continuait à présider aux opérations ; seulement en quelques endroits, notaniment dans le X*^ arrondissement, on commençait à élever des doutes sur le patriotisme de plusieurs citoyens qui figuraient aux bureaux ; on allait même jusqu'à y reconnaître les éléments des élections de l'an V et à noter des personnes qui avaient joué un rôle à cette époque. — Les bureaux du VI* arrondissement sont tous formés, et paraissent l'être à la satisfaction de tous les amis de la tranquillité publique. Les nominations du bureau n"> 6, division des Amis-de-la-Patrie, ont excité quelques murmures, ayant été faites sans ballottage. — Calme parfait et aucune particularité essentielle dans les opérations du III« arrondissement. — Des choix estimés dans le V®, notamment dans la 2« division des Gardes-Françaises ; mais peu de votants dans cette division. — Le nombre des votants a augmenté progressivement dans les assemblées du IX» arrondissement. L'assemblée aux ci-devant Filles-Marie était un peu agitée, et les opérations de la formation du bureau retardées ; les votants ont obtenu de changer de local et vont se réunir rue Beautreillis ; il se manifeste un schisme sur ce point. Les opérations sont tardives au 9® bureau, division de la Cité. — L'esprit de la majeure partie des assemblées du XI» arrondissement est sagement disposé, principalement à celle qui se tient dans le local de la municipalité. Le nombre des votants excède aujourd'hui 180. — L'anarchie a noué quelques fils dans l'assemblée du Vieux-Colombier ; la fermentation se concentre
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dans quelques individus qui n'osent la faire éclater. — Grande tranquillité et marche assez égale dans les opérations des assemblées du XII« arrondissement. — Aujourd'hui, l'insouciance baisse, le civisme gagne, et les dispositions à faire de bons choix sont assez générales.
Lasalle, Sallior.
(Arch. nat., BB ^ 90, et F ^ 3842.)
Journaux.
Monileur universel du 4 germinal : « Paris, le 3 (jerminal. Les assemblées primaires se sont réunies depuis deux jours. En général, tout s'y est passé avec calme. Plusieurs n'ont point encore formé leurs bureaux. Quelques autres, mais en très petit nombre, sont plus avancées. Dans une des divisions du I^'' arrondissement ou a déjà nommé pour électeurs les citoyens Guiraudet, ancien secrétaire général des relations extérieures, et Joubert, ancien administrateur du département de la Seine. » — « Les anciennes promenades de Longchamp ont eu lieu ces trois derniers jours. Les voitures n'étaient point aussi belles qu'autrefois, mais elles étaient en aussi grand nombre. Le nombre de promeneurs à pied était aussi considérable. . . »
Rapport du bureau central du 4 germinal.
.. .Salubrité et voie publique. Nettoiement. — Le service a été fait par 82 voitures. Il a été enlevé 219 voies de boues; 4 sont restées sur la voie publique.
Police extérieure des spectacles. — Le Bureau central a informé le ministre de la police qu'en conséquence de sa lettre du 13 ventôse dernier, relative à la police des spectacles et à la manière dont doit être composée la garde extérieure, il a, le 18, invité le commandant de la place à donner des ordres pour que les détachements de cette garde soient pris désormais dans la garde nationale en activité; que, par une lettre du 21, cet officier général l'a instruit que cette marche avait toujours été suivie, qu'il venait de donner de nouveaux ordres pour que les mesures prescrites par les arrêtés concernant la police des spectacles fussent exactement exécutées.
Sallior, Lessore.
(Arch. nat., F^ 3842.)
Journaux.
Journal du Soir des frères Chaignieau du 4 germinal :<(... Les citoyens Lemoine et Porcher, ex-conventionnels, Avril et Lcvasscur, tous quatre administrateurs des hospices civils du département de la Seine, viennent d'être destitués. Le citoven Gouillarta été conservé...» —Pablicisle du .*> ijerniinal : « Paris, le 4 germinal... Le théâtre de TOdéon brûle encore, et l'on ne cesse de jeter de l'eau dans son immense cavité. On a étayé le bâtiment de j)lusieurs côtés, et l'on a l'ait tomber avant-hier dans les décombres un pan de mur dont la chute a été accompagnée d'un bruit épouvantable... » — Gazette de France du 4 germinal : << Paris... On sait que la jjromenade du bois de Boulogne est très fréquentée et par tout ce qu'il y a de plus élégant à Paris, pendant les trois jours appelés autrefois « des ténèbres ». Ils ne l'ont pas moins été cette année, surtout les deux derniers jours. , . » — Ami des Lois du 8 germinal : « ... La police doit redoubler de surveillance dans les environs du Port-au-Blé, qui semble devenir depuis quelque temps le théâtre d'assassinats assez fréquents. Le 3 de ce mois, entre huit et neuf heures du soir, un homme a été trouvé à peu près mort et dépouillé, à quelque distance du corps de garde. Comme il donnait encore quelques signes de vie, le commissaire de police l'a fait transporter à l'hospice de l'Humanité... »
MDCLY
Rapport du bureau central du 5 germinal.
. . . Théâtre de la Cité. — Il [le Bureau central] a informé le ministre de la police, qui lui avait écrit relativement au défaut de dégagements d'issues au théâtre de la Cité, que la visite de cette salle avait été faite Tan dernier par ordre du ministre de l'intérieur ; que, cette année, elle a été renouvelée par ordre du Bureau central, et qu'il est résulté du rapport des gens de l'art qu'aucun spectacle ne présentait autant d'issues ; il a ajouté au ministre que, les travaux dont on s'occupe pour l'établissement d'un poste de pompiers et d'une pompe en bon état étant terminés, le théâtre offrirait tous les moyens de prévenir l'incendie, que le Département avait joint sa surveillance à la sienne, qu'il avait cru même devoir tempérer la sévérité du Bureau central, en suspendant les mesures de rigueur prises de faire fermer ce spectacle jusqu'à ce que l'entrepreneur se fût conformé aux mesures prescrites.
Théâtre Feydeau. — Il a invité son architecte à vérifier, conjointement avec le commissaire de police de la division Le Peletier, si la disposition des deux poêles placés sur le théâtre Feydeau, l'un sur le
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théâtre même, et l'autre sous l'orcheslre, présente quelques dangers sous le rapport du feu.
Incendie de l'Odéon. — Il a indiqué au commissaire de police de la division du Théâtre-Français les mesures de précaution qu'il doit observer pour la remise des objets sauvés de l'incendie de l'Odéon et revendiqués, et pour la conservation des glaces.
Résultat d'une analyse. — Il résulte d'un rapport des opérations d'analyse faite par le citoyen Sage, membre de l'Institut national, que l'odeur de soufre qui s'est fait sentir lors de cet incendie n'avait pas pour cause un dépôt fait pour la destruction de ce monument, mais la calcination des plâtras.
Mœurs et opinion publique. Instituteurs. — Le Bureau central a envoyé au Déparlement, pour prendre les mesures convenables, copie d'un rapport du commissaire de police annonçant qu'un instituteur, qu'il désigne, fait exercer le culte catholique dans sa maison. — Il a donné ordre : 1" de surveiller, sous le rapport des mœurs et de la décence, un établissement qui a pour titre : Fàntasmafjorie, dans les appartements ci-devant d'Orléans (qui n'est pas Robertson) ; 2° de faire effacer ces mots: Ou la mort, qui se trouvent encore écrits en très gros caractères sur la porte de la maison Crussol, rue Nicaise.
Colporteurs. — Le Bureau central a pris un arrêté, le 23 ventôse dernier, qui ordonne la réimpression et affiche de la loi du 5 nivôse an V, portant défense d'annoncer publiquement les journaux, les actes des autorités constituées autrement que par leur titre. Cet arrêté et cette loi sont imprimés ; l'ordre est donné de les afficher.
Sallior.
(Arch. nat., F ' 3842.)
Autre rapport du même jour.
. . .Événements. — Dans la nuit du 3 au 4 courant, un arbre de la Liberté, placé dans le marché Jean, a été mutilé. Il paraît avoir été frappé de coups de baïonnettes. Le commissaire de police de la division des Droits-de-l'Homme est à la suite de celte affaire
Sallior.
[Arch. nat., BB ^ 90, et F i 3842.)
Journaux.
Publiciste du 6 germinal : « Paris, le o germinal. .. Le citoyen Robert, concierge du théâtre de l'Odéon, avait été arrêté, lorsque l'incendie se mani- ToME V. 28
lesta. Il a depuis été remis en liberté sous caution. Voici en quel état est resté l'éclifice de ce théâtre. Les murs extérieurs, les loges des acteurs des deux côtés de la salle, toutes les fondations, les caves, les portes des loges, la plus grande ])artie des serrures sont parfaitement conservés, ainsi que les grands escaliers et le foyer, à l'exception de la partie du comble qui les couvrait. Les murs des deux côtés du théâtre ne sont calcinés qu'à la profondeur de 3 pouces. La statue de Voltaire, les bustes des auteurs dramatiques, la plus grande partie des glaces, les lustres, i)resque tous les corps d'armoire ont échappé à l'incendie et sont en sûreté. Les fers do la charpente n'ont que fléchi et })cuvent facilement resservir. On peut estimer, d'après cet exposé, que les frais pour reconstruire ce théâtre, qui était le premier monument de l'Europe en son genre, ne seront pas aussi considérables qu'on aurait pu le craindre. .. » — Clef du Cabinet du 5 germinal : « Paris, le A germinal. . . Des femmes, connues pour avoir fréquenté autrefois des clubs démagogiques, s'introduisent depuis quelques jours dans les casernes de Paris, et tiennent aux militaires des discours tendant à provoquer le retour de l'anarchie. Des ordres viennent d'être d-onnés pour interdire à ces tricoteuses l'entrée des quartiers militaires »... « L'administration centrale du département de la Seine va quitter la maison où elle était établie depuis longtemps, pour s'installer dans une autre, toujours place Vendôme, à côté de la maison du ministère de la justice... »
MDGLVI
Rapport du bureau central du 6 germinal.
Surveillance., . Mœurs et opinion publique. — Le Bureau central a donné ordre de surveiller d'une manière particulière les femmes notoirement connues pour faire l'état de prostituées ; de les empêcher de paraître pendant le jour dans les galeries du Palais-Égalité, où elles se promènent avec indécence, et de veiller à ce qu'aucune d'elles ne stationne en aucun temps dans l'enceinte de ce palais
Sallior, Lessore.
(Arch. nat., F^ 3842.)
Autre rapport du même jour.
. . .Sûreté Journaux. — Les journaux, depuis plusieurs jours,
n'ont donné lieu à aucune remarque improbative. Les nouvelles de l'extérieur, qui ne contiennent aucun fait remarquable, y sont rapportées avec assez de fidélité. — Plusieurs feuilles parlent avec éloge du plaidoyer entrepris par la citoyenne Yillyrouet, qui s'est chargée
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de la défense de son mari, traduit à la commission militaire comme prévenu de n'avoir point obéi à la loi du d9 fructidor. — On ne parle que très peu des assemblées primaires ; on se borne à nommer les électeurs successivement connus ; mais généralement on fait l'observation que les assemblées sont peu fréquentées, et que le nombre des votants y est très petit.
Sallior, Lessore.
(Arch. nat., BB ^ 90, et F^ 3842.)
Journaux.
Journal du Soir des frères Chaignieau du 6 germinal : « Les assemblées primaires de cette commune continuent à être paisibles ; il n'y a que celle de la division de la Victoire (Sulpice), qui a été troublée à l'occasion de l'élection de son président, Julien (de Toulouse) '. Beaucoup de citoyens ont réclamé contre, comme étant l'ouvrage du parti anarchiste. La force armée a été requise pour rétablir l'ordre »... « L'Institut national a nommé, dans sa séance du ii germinal, le citoyen Legouvé membre de la classe de littérature et beaux-arts, dans la section de poésie; ses concurrents étaient les citoyens Palissot et Parny. » — « Le célèbre chanteur Carat vient d'être reçu membre du Conservatoire de musique... » — Pnbliciste du 7 germinal : « Paris, le 6 germinal. . . Le gouvernement, qui a voulu l'aire du I^rytanéc français une maison digne de la nation française, permet depuis quelque temps que des externes y soient reçus, et déjà cent vingt jeunes gens, logés chez leurs parents, viennent chaque jour y recevoir les leçons... »
MDGLYll
Rapport du bureau central du 7 germinal.
. . .Journaux. — Le Courrier du Corps législatif se montre de plus en plus jaloux d'une réputation d'incivisme. Outre que la manière dont le journaliste produit par amalgame toutes les nouvelles étrangères en un seul article est très insidieuse, on y aperçoit entremêlées des réflexions dont la légèreté ne convient nullement à l'importance de ces matières, si influentes sur notre situation politique. — L'Angleterre seule forme un article à part ; cette distinction est remarquable. Les nouvelles de l'intérieur composent également un seul morceau de style, et sont aussi mélangées de remarques souvent plus qu'inconvenantes. — Au sujet d'une fête qui se prépare pour