C'est un brouillon sans signature
447 DIRECTOIRE EXÉCUTIF [1" avril 1799]
l'insouciance la plus marquée. D'après ces observations, très exactes, on pense qu'il serait très utile peut-être même au succès des opératioçs du gouvernement d'opposer à ce système apathique de l'opinion un système revivifiant ; il suffirait pour cela du choix de quelques hommes parlant avec quelque facilité en public et ayant quelques notions de tactique, et qui en outre aient fait preuve de républicanisme. Si le moyen qu'on propose ici comme très instant était adopté, on désignera particulièrement deux hommes très capables, notamment pour le Caveau et le café de Foy, centres de l'opinion politique de Paris, et où l'on s'aperçoit, plus que partout ailleurs, que le royalisme travaille très activement les esprits. — Les spectacles ne nécessitent, en ce moment, point de rapport particulier.
(Arch. nat., F ^ 3842.)
MDCLXIII
12 GERMINAL AN VII {i^' AVRIL 1799).
Arrêté du Directoire exécutif du 12 germinal.
Le Directoire exécutif, considérant que le journal intitulé Courrier du Corps législatif et de la guerre est le continuateur des journaux intitulés le Précurseur, le Nécessaire et le Clairvoyant^ dont le premier a été atteint par la loi du 22 fructidor an V, le second prohibé par arrêté du 14 messidor an VI, et le 3" par arrêté du 2 vendémiaire dernier ; considérant que le Courrier du Corps législatif et de la guerre, ainsi que les trois feuilles dont il est le continuateur, ne cesse de propager des maximes contraires au bon ordre et au maintien de la République ; après avoir entendu le rapport du ministre de la police générale, arrête :
1° Le journal intitulé Courrier du Corps législatif et de la guerre, imprimé à Paris, rue du Foin-Jacques, n° 295, est prohibé.
2° Les scellés seront apposés sur les presses servant à l'imprimer.
3° Le ministre de la police générale est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui ne sera point imprimé.