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de l'École d'architecture, pour sujet de concours aux grands prix, un Elysée ou lieu de sépultures publiques pour tous les citoyens. Le programme annonce qu'il doit être planté d'arbres et fermé ])ar des fossés et des terrasses. Au milieu devra s'élever un vaste cénotaphe, composé d'une colonnade sous laquelle seront placées les tombes des hommes qui se seront illustrés dans tous les genres. Il y aura aussi des bâtiments disposés pour l'habitation des personnes qui seront chargées de faire respecter ce lieu consacré à la mort » — Gazelle de France du d i floréal : « Paris. . . .Sur
la dénonciation faite officiellement par les commissaires de la comptabilité nationale, de récépissés faux et de registres altérés, trouvés dans la comptabilité du citoyen Gaudot, ancien receveur des droits d'entrée sur les boissons au port Saint-Paul à Paris, le tribunal criminel du département de la Seine, après quatre jours d'audience et trente heures de jury, vient de condamner cet ex-préposé de la ci-devant ferme générale à huit ans de fers et six heures
d'exposition publique )> — Ami des Lois du 10 floréal : « ...J. -Henry
Lasalle ouvrira au Collège de France, le 12 iloréal, à trois heures après midi, un cours de statistique. Il traitera successivement de l'étendue de la population, de l'agriculture et des productions naturelles, du commerce et des manufactures, des phares de terre et de mer, des revenus et des dettes des diverses puissances. Ce cours continuera les duodi, quartidi et nonidi à la même heure »
MDCXCII 11 FLORÉ.\L AN YII (30 AVRIL 1799).
Journaux.
Rédaçleur du 12 tloréal : « Variétés. Distribution des prix par le jury des arts. Sur la convocation du ministre de l'intérieur, les artistes qui ont exposé de leurs ouvrages aux salons qui ont lieu depuis l'an H se sont assemblés pour nommer un jury formé pour le jugement de leurs ouvrages et la répartition de la somme consacrée à rencoura"ement des l)eaux-arts. Les membres composant ce jury sont les citoyens : Vien, David, (Jérard, Bienaimé, Thibault, Meynier, Allais, Vernet, Vincent, Naigeon, Fragonard père, Giraud, Berthéleniy. Redouté, Morcl-Darleu. Suppléants : les citoyens Moitié, Ramey, Auger, Lebrun, Julien. Les prix ont été adjugés ainsi qu'il suit : Sculpture, l""" classe, Chaudet, sur une statue de Cyparisse. Espercieux, idem de la Liberté. 2^ classe, Biaise, sur une statue de Cléopàtre. Petitot, idem, représentant le Génie de la Guerre. 3^ classe, Lorta sur une statue de la Paix. Cartelier, idem, de l'Amitié. — Architecture, Percier, sur un Muséum de sa composition. Fontaine, sur une restauration du Forum romanum. J.-N. Sobre, sur un Arc de Triomphe de sa composition. Rieux, sur un modèle de Trait ou Coupe de pierres. — Gravure. Le jury a déclaré qu'il n'y avait pas lieu à décerner un premier prix. 2« prix, Bervic, sur une gravure représentant l'éducation d'Achille. 3", Blot, sur une gravure représentant une femme
jouaiU avec des colombes. — Printure. f** classe. (îirodel, sur un tableau représentant Endymion. Lethièrc, idem Philoctète. Peyron, Idem Bélisaire. 2» classe, Roi;nauIt, idem, le Génie de la Liberté. E.-B. (îaniier, idem Dédale cl Icare. To])ino-Lebriin, idem la mort de Caïus (iracchus. .'5" classe. Luc Rarbior sur un tableau représentant un père et un fils s'entretenant près l'urne de la mère. Scrangeli, idem la mort d'Eurydice. Taunay, idem une scène villageoise. 4^ classe. Bidault, ,iV/e?» paysage, soleil levant. Pajou fils, idem le départ de Béguins pour Carthage. Boilly, ideiit une réunion d'artistes. Taillasson, idem Héro et Léandre. Citoyenne Elisabeth Choudet, idem une femme à sa toilette, portrait en pied. 5° classe. Ansiaux, idem sujet de composition. Monsiau, idem la mort de Darius. Leray (de Liancourt), idem un aveugle jouant de la vielle, accompagné d'enfants qui Técoutent. Jacob Sablet, idem scène familière. 6" classe. Demarne. idem marché d'animaux. P.-E. Lesueur, idem le siège de (îranville. Delafontaine, idem élude représentant un déluge. Mérimée, idem une Bacchante jouant avec un jeune Faune. Ilonnet, idem, Télémaque séparé de Mentor. 7" classe. Baltard, idem sur un dessin-paysage. Scholl, sur un tableau sujet de sa composition. Bonnemaison, idem un Enfant étudiant sa leçon. Oandrillon, idem une vue de Florence. Dunouy, sur un tableau paysage. » — Ami des Lois du 28 floréal : « Le Bureau central a i)ris, le i\ de ce mois et communiqué au Département pour en avoir l'approbation, un arrêté par lequel il adopte le plan proposé par le citoyen Desaudray, tendant cà établir, aux frais de celui-ci, dans chacun des douze arrondissements de Paris, une échelle mécanique double à incendie, et un dépôt de vingt-cinq à trente ramoneurs pour le ramonage des cheminées à des prix modérés, d'après les abonnements libres ou volontaires. II est accordé une gratification de 12 francs aux ouvriers par qui la première échelle aura été apportée à un incendie. Les entrepreneurs ont fait l'olïre civique, qui a été accejttée, de prélever chaque année, sur les ])rcmiers bénéfices de l'entreprise, une somme de 3,000 francs, dont la distribution sera faite aux malheureux incendiés »
MDCXCIII
12 FLORÉAL AN VII (l"'" MAI 1799).
Rapport du bureau ckntral du 13 floréal.
. . .Correspondance relative à la sûreté. . . .Cannes prohibées. — Le commissaire de police de la division du Muséum s'est transporté en visite chez le citoyen Desormeaux, marchand de cannes, il y a saisi deux cannes prohibées, l'une à épée, l'autre à ressort renfermant une espèce de poignard de la longueur de 28 décimètres. Il en a dressé procès-verbal et a transmis l'expédition au juge de paix.
Saisie de poudre à canon. — En accusant au commissaire de police de la division de la Butle-des-Moulins la réception de deux rapports
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par lui faits au sujet d^une saisie de poudre à canon sur les citoyens Dauphin, Lefavray dit François, et Basnier, le Bureau central lui a mandé que, depuis près de deux mois, il s'occupait de cet objet, mais qu'au moyen des mesures prises par le ministre de la police, il ne restait plus rien à faire à cet égard.
. . .Journaux. — Il s'en faut que, dans un moment où tout devrait servir l'esprit public, certains journaux paient à la patrie le tribut de leurs efforts. Pourquoi, le 12, le Messager des relations extérieures annonçait-il la rentrée de la flotte de Brest, nouvelle faite pour inspirer des inquiétudes? La Feuille du jour ne tomberait-elle pas dans le même inconvénient en disant (le 10) que l'on assurait que les Autrichiens étaient entrés à Parme et avaient mis cette ville au pillage? — Sur quoi se fonde le Messager des relations extérieures (ce 13) pour citer les dernières lettres de Suisse, annonçant que le Corps législatif helvétique a rejeté de nouveau la proposition faite par le Directoire de déclarer la guerre à l'Autriche (article Allemagne, Stuttgard, 3 floréal) ? — Le Bulletin de l'Europe est-il bien informé par Francfort, le l®' floréal, quand il annonce que le roi de Prusse, au lieu d'entrer dans la coalition, est saisi d'une profonde mélancolie et est livré à de nombreuses absences d'esprit? Quel est le but du journaliste en propageant un bruit semblable? — On lit dans l'Observateur, comme extrait des nouvelles de Londres, que quatre individus venus de Hambourg à Charlestown (États-Unis) avaient été arrêtés dans cette dernière ville, qu'on avait trouvé des papiers à eux appartenant, cachés dans un baril à double fond, qu'ils avaient été, assurait-on, dénoncés au président Adams comme des révolutionnaires, et que l'un d'eux paraissait avoir été membre de la Convention nationale en France. ^Observateur aurait-il été dupe du gazetier anglais, dans le cas où ce dernier n'aurait composé cette nouvelle que pour appliquer le mot révolutionnaire à un membre de la Convention et par insinuation le caractère même à la Convention nationale entière?
Sallior, Lessore.
(Arch. nat., BB» 90, et F^ 3843.)
Autre rapport du même jour.
Salubrité et voie publique. . . Magasin de décoration du théâtre de la République. — Le commissaire du Directoire près le théâtre de la République et des Arts ayant proposé de transférer dans la ci-devant église de Geneviève les machines, décorations, meubles et effets déposés dans un local rue de l'Ancienne-Comédie-Française, et apparte-
fier MAf 1799] DIRECTOIRE EXÉCUTIF 496
nant aux anciens acteurs français, le Bureau central a invité le citoyen Soufflot, propriétaire de ladite église, à en remettre les clefs au commissaire de police de la division du Théâtre-Français pour y opérer le transfèrement et dépôts desdits objets.
Sallior, Lessore.
(Arch. nat., F? 3843.)
Arrêté du Directoire exécutif du 12 floréal an VII.
Le Directoire exécutif, vu l'article intitulé : Les questions du Juif errant, inséré dans le journal /e ^wit/" errant du H du courant*, en vertu de l'article 35 de la loi du 19 fructidor an V, renouvelée par celle du 9 fructidor an VI, arrête ce qui suit : 1° Le journal intitulé le Juif errant, qui s'imprime au ci-devant couvent des Filles-Thomas, seconde cour, grand escalier, porte n° 5, à côté du passage Feydeau, est prohibé. Les scellés seront apposés sur les presses et caractères servant à l'imprimer. — 1° Le ministre de la police générale est chargé de l'exécution du présent arrêté.