‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire; recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 3)Chapitre 198 sur 254 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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tavie; on le nomme, parce qu'il est le seul; ce journal est le Courrier de VEurope. C'est dans cet esprit qu'il rend compte des opérations des armées, article Bruxelles, dans les n*"* 15 et 16. Le dernier porte que les troupes françaises ont été repoussées par les troupes anglaises, et le journaliste observe que, celte fois, on s'est battu à armes égales, car Tarmée du général Brune était aussi forte que celle du duc d'York. Du reste il ajoute que toutes les villes et bourgs sont encombrés de blessés, qu'on y ramène encore à chaque instant. — Dans cette même feuille on trouve en entier une proclamation d'un commandant d'avant-garde de l'armée napolitaine, annonçant en termes emphatiques pardon, amnistie et rétablissement de la sainte religion catholique dans l'étendue du territoire romain. Les Français ne sont pas ménagés dans cette proclamation, bien faite (on le présume) pour nourrir le fanatisme des royalistes que les colonnes mobiles poursuivent à l'Ouest et au Midi de la République. L'administration pense en conséquence que cette pièce mérite une attention particulière. On ne la trouve que dans le Courrier de VEurope. — h' Ennemi des tyrans adresse ces expressions à la minorité du Corps législatif : « Minorité courageuse, espoir unique de la patrie, attends-tu que les républicains, traités comtne des Ilotes, soient massacrés par l'ordre sanguinaire des Éphores vendus à la coalition des rois? Ombres d'Harmodius et d'Aristogilon, puisse votre dévouement courageux trouver parmi nous des imitateurs. . . et les tyrans auront vécu. Législateurs, la majorité d'entre vous s'est vouée, depuis le 30 prairial dernier, à l'exécration des générations présentes et futures. Le nombre des ennemis du peuple qui siègent avec vous paralyse vos intentions et vous empêche de faire aucun bien. »

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