L. MiLLY, Le Tellier
(Arch. nat., BB » 90.)
Journaux.
Moniteur du 4® jour complémentaire : « Paris, le 5" jour complémentaire. . . . Villetard, secrétaire de radminislration centrale de la Seine, a donné sa démission, attendu, a-t-il dit, que ti)wisible main qui a tracé le traité de Campo-Formio semble déjà avoir égaré les nouveaux dépositaires de la puissance nationale, et préparc en secret des traités plus criminels et plus vains que les premiers... » — Publicistc des 2« et 3^ jours complémentaires : « Paris. La fermentation qu'on avait excitée ces jours derniers dans Paris s'est beaucoup calmée. On semble vouloir reprendre l'habitude des groupes ; mais ils sont moins nombreux et moins échaun'és. Cependant les projets qui percent dans les projets et les discours de certains hommes sont toujours très menaçants; et ils attendent des événements, qui se pressent
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avec rapidité, les moyens d'en venir à leurs fins... » — Clef du Cabinet du 4'= jour complémenlaire : «Paris, b; Séjour complémenlairc. Ceux de nos abonnés qui veulent bien nous lire avec attention se seront, sans doute, aperçus que nous tenons bien j)lus aux clioses (pi'aux hoinmcs, parce que les hommes disparaissent et que les choses doivent subsister. D'après ces l)rincipes, sur lesquels nous ne varierons point, s'il nous arrivait jamais de parler en faveur des hommes, ce serait à cause des relations intimes qu'ils ont avec les choses; des considérations particulières seraient trop indignes de nous. Animés par des motifs aussi purs, de quel œil devons- nous donc voir ces diatribes journalières contre l'un des citoyens que la représentation nationale vient d'appeler à la suprême magistrature*, et qui a dû s'oublier entièrement soi-même pour accepter un pouvoir aussi dangereux? Nous ne ferons, certes, pas ici son éloge : tous les bons esprits, tous les cœurs honnêtes savent qu'il n'y a pas en France un républicain, pas un seul qui ait plus de probité, plus de lumières, i)lus de civisme que lui. Mais nous dirons que, si des écrivains, dont le nom seul rappelle l'opprobre, l'attaquent avec tant d'acharnement, c'est qu'ils sont intimement convaincus qu'il n'est personne qui puisse coopérer avec plus de succès au maintien de la République, au rétablissement de l'ordre, au retour de la paix; et que ces idées de République, d'ordre et de paix sont pour eux ce que l'enfer est à des âmes coupables persuadées de son existence... » — Journal de Paris du 3^ jour complémentaire : «-W<.r auteurs du journal. Il y a longtemps que les inconvénients moraux et physiques du coslume grec, porté sous un climat humide et variable comme le nôtre, ont été annoncés par les gens de l'art et par les gens de bon sens. Les femmes elles-mêmes ont là-dessus plus de faits et d'observation que tous les docteurs de la ci-devant Faculté n'en ont recueilli; mais l'expérience est inutile j)our elles comme elle l'est souvent pour nous, et rien de moins étonnant. Qu'est-ce que les dangers et même la mort ])Our celles (jui ont pu braver la pudeur, sentiment plus puissant sur ce sexe que celui de sa propre conservation ? Je sais qu'il existe des maisons d'éducation fort renommées par le bon ton que donne aux pensionnaires le galant costume dont on les pare. Qu'on les habille à la grecque ou à la romaine, j'ose prédire qu'il n'en sortira jamais des Corn(Hies. De pareils établissements sont-ils compatibles avec un gouvernement dont la principale garantie est les mœurs publiques, et qui doit conséquemment surveiller l'éducation politique? C'est une question que je soumets à nos professeurs de législation. Salut et estime. La.nglîîs, membre de l'Institut national. «
MDGGCXXYllI 3" JOUR COMPLÉMENTAIRE AN VII (19 SEPTEMBRE 1799).
Rapport du bureau central du 4° jour complémentaire.
...Rapport sur iopinion publique. — Les royalistes paraissent