Voir plus haut, p
surveillance. Sigm"- : Jolbert. » — Ami des Lois du 9 brumaire : « ...L'hiver l'ait déjà sentir ses premières rigueurs, et avertit l'humanité d'élever sa voix en faveur des malheureux employés. Il est dû à la plupart quatre ou cinq mois d'appointements. Le b, on a payé à ceux du ministère de l'intérieur un quart de mois en sus, liards et centimes. On leur retient d'abord 1 franc 2b du cent, parce que, leur dit-on, les sous valent plus que les écus, (au Perron, on dit qu'ils valent moins) ; ensuite on leur prend encore 30 centimes pour le sac de 50 francs ; et, sur ce sac de bO francs, il manque souvent 6 francs bO centimes; sur d'autres 4 francs, 3 francs. Enfin, sur un sac de l,bOO francs, il se trouvait, dans un payement fait le 5 -au ministère de l'intérieur, un déficit de 66 francs. Un malheureux père de famille, qui devait recevoir pour son quart de mois 43 francs bb centimes, n'a reçu que 41 francs bO centimes. Ainsi ses impositions se trouvent doublées. C'est peu ; cette sorte de monnaie est rebutée par les marchands; nous savons qu'un employé n'a pu faire accepter aux commis du citoyen Robillard, tenant la manufacture du tabac, maison Longueville, un rouleau de 10 sous en centimes, sur 2 francs 90 centimes, prix d'une livre de tabac, dont il payait le reste en monnaie recevable. S'il n'existe pas de loi qui rende obligatoire la réception des centimes, en proportion des sommes dont ils sont destinés à faire les aj)points, nous proposons cette loi au Corps législatif, et il est instant de la prendre. » — « Le Régulalcur, en parlant de l'évèque Royer, dit : « Il y a longtemps « que les gens sages, qui connaissent l'histoire de la Révolution, lui ont « assigné une place à l'hôpital des fous : il est réellement fou; mais il n'est « pas autre chose, et sa manie est de prêcher comme s'il était un méchant. « Ce fut l'évèque Royer qui en 1791, après l'absolution de Louis XVI par <( l'Assemblée constituante, provoqua, dans une harangue séditieuse, à dix « heures du soir, une multitude agitée qui remplissait l'église et la cour des « Jacobins à se porter le lendemain au Champ-de-Mars, afin de protester « contre le décret que venait de i)rononcer l'Assemblée. On se souvient des « longues suites de la provocation; mais l'évèque Royer était si connu pour « un fou qu'il n'a jamais été soupçonné d'avoir mis la moindre malice dans « cet acte étrange de démagogie. Sa conduite fut l'elfet d'un zèle pur contre (f la royauté. D'après ces considérations, nous n'avons aucun doute que Té- « cervelé Royer, par ces mois : Rendez à César ce qui est à César, n'ait eu « simplement l'intention de dire : Rendez à la République ce qui esl à la « République, n — Publicisle du 11 brumaire : «Paris, le 10 brumaire^ . . .Buonaparte s'est fait abonner à tous les journaux de Paris. Ce serait une terrible tàciie, s'il se condamnait à les lire tous » — Moniteur du 1 1 brumaire : «Paris, 10 brumaire. ...Sonnini, membre de la Société d'agi'iculturc de Paris, et l'un des coopérateurs de Buffon, se i)ropose d'ouvrir sous une forme neuve un cours d'histoire naturelle de l'homme et des animaux, dans laquelle la science de la nature sera représentée telle qu'elle est. intéressante et aimable. Les animaux qui sont pour l'homme de quehpie utilité ou de quelque agrément y seront traités sous le rapport de l'économie rurale et domestique. Les leçons se tiendront de deux jours l'un et seront de deux heures. L'on souscrit chez le citoyen Sonnini, rue du Puils-de-l'Ermite, n'' 8, section du Jardin des Plantes. »
781 DIRECTOIRE EXÉCUTIF [1«'- novembre 1799]
Journaux.
Rédacleur du 1 1 brumaire : <c Paris, W brumaire. La cérémonie de la présentation des nombreux drapeaux conquis par l'armée du Danube et envoyés au Directoire par le général Masséna a eu lieu aujourd'hui à midi. Dès le matin, le public s'était porté en foule dans les rues qui aboutissent au Luxembourg; à peine les portes furent-elles ouvertes que les salles et les cours du })alais se trouvèrent remplies; l'aftUience était telle que les rues restèrent encore obstruées. Un cortège militaire a accompagné les drapeaux depuis la maison du ministre de la guerre jusqu'au palais directorial. Partout les citoyens accouraient sur son passage. Les cris de Vive la République ! ne cessèrent de le précéder et de le suivre pendant toute sa marche. Au milieu de cette amjjle moisson de lauriers, la curiosité i)ublique cherchait partout à reconnaître les drapeaux russes : les plaisanteries pleuvaient de toutes parts sur ces oriflammes si vantées; les brocards se changeaient en huées à l'aspect du drapeau de Condé, chamarré de fleurs de lis, qui s'acheminaient tristement entre le grand Saint-Michel et l'aigle impérial peint sur les drapeaux du preux Souworow et de l'invincible Charles. Ces immortels trophées de la gloire de l'armée du Danube et de son brave général ont été ])résentés au Directoire par le citoyen Urbain, chef d'escadron, aide de camp du général de division chef de l'état-major de cette glorieuse armée. Ce vaillant officier, justement vanté par le général en chef, a aussi recueilli sa part des témoignages de l'admiration publique. Son discours, prononcé avec une républicaine énergie, celui du ministre de la guerre et celui du citoyen Gohier, président du Directoire, ont été, à diverses reprises, interrompus par les cris universels de \ive la République 1 Vivent les braves armées ! Vive Vcnfant chéri de la victoire ! Les applaudissements ont principalement éclaté, lorsque le président du Directoire a représenté l'Italie tressaillant d'espérance autour du héros qui fut à la fois son vainqueur et son libérateur'. » — Messager des relations extérieures du 13 brumaire: i( Paris, 12 brumaire. On a remarqué que Honaparte n'a assisté ni à la présentation des drapeaux austro-russes, ni au dincr donné ce jour-là par Barras à tous les généraux et tous lés ambassadeurs »
MDCCCLXII 10 BRUMAIRE AN VIII (l*"" NOVEMBRE 1799).
Rédacteur dn 13 brumaire : a Spectacles. Théâtre de la République et 1. Suivent les discours du ministre de la guerre et du président du Directoire.
des Arts. ...Le public s'est porté en foule, décadi dernier, à ce théâtre. Depuis longtemps il en était privé. Ce sera toujours pour cette grande commune une sorte de besoin. La réunion des genres diiïércnts et les talents qui s'y multiplient en feront toujours, pour le simple amusement, le spectacle le plus recherché. Oh donnait La Caravane du Caire '. On sait que celte pièce offre une idée de ce qui se passe dans les voyages des caravanes, qu'elle retrace tout ce qui appartient aux mœurs, aux usages, aux coutumes des peuples de l'Egypte et de l'Arabie, et tout ce qui a lieu dans l'intérieur des sérails de l'Asie. Lin jeune mamelouck assistait à cette représentation; il a paru contempler ce spectacle avec beaucoup de plaisir » — Moniteur du 12 brumaire : K Paris, le 11 brumaire. ...Le citoyen Perreau, auteur de plusieurs ouvrages estimés, entre autres de L'Homme physique et moral, yienl d'être nommé professeur de législation dans une des écoles centrales de Paris, en remplacement de Baudin (des Ardennes). 11 faisait, depuis plus d'un an, un cours de droit naturel au Collège de France. Le citoyen Desfontaines, cidevant professeur dans l'Université, est aussi nommé à une chaire de grammaire générale, à la place du Directeur Siéyès »
Journaux.
Bien-Informé du 13 brumaire : « Pa,ris, 12 brumaire. Aujourd'hui, sur le midi, l'École de médecine a été cernée pour une recherche de conscrits. Les l)ropos indiscrets d'un passant très imprudent ont failli lui coûter cher et occasionner des rixes. La force armée, les justices de paix et une grande
multitude de bons citoyens, accourus de toutes parts, ont tout calmé » —
Clef du Cabinet du 14 brumaire : « Paris, le 13 brumaire. . . .Parcourez tous les théâtres, entendez-y les couplets, les persiflages, les maximes, les déclamations, les satires : ce sont des traits éternellement lancés contre les fournisseurs et les nouveaux enrichis. Cette guerre, faite avec esprit, pouvait avoir son utilité dans les premiers temps; mais aujourd'hui les armes qu'on y em])loie sont trop usées, et les fripons les plus connus en rient plus encore ((ue les honnêtes gens. Voyez telles mains, transformées en battoirs, faire un bruit horrible auprès d'une grosse servante couverte de dorures volées : ce sont les mains d'un ancien laquais applaudissant à la cent millième épigramme dirigée contre ses pareils; et, tandis qu'on l'accuse de ne savoir pas lire, il souscrit chaque jour des objets dont le moindre vaut dix mille fois mieux que
tous les vers de nos rimailleurs » — Moniteur du 14 brumaire : « Paris,
le 13 brumaire. 11 est arrivé à Paris un soldat de l'armée d'Egypte; il a (juitté ce pays depuis Bonaparte; il raconte que l'armée, qui ne savait d'abord ce qu'était devenu son général en chef, fui très mécontente (juand elle apprit