La Bil)l. nat. ne possède que deux numéros de ce journal
57 DIREGTOIIiE EXÉCUTIF [27 août 17981
MCDXLVIII
Rapport du bureau central du 9 fructidor,
. . . Journaux. — Les journaux ne présentent aujourd'hui aucune observation, si ce n'est peut-être un dialogue inséré dans \t^ Nouvelles de Paris et dont quelques passages paraissent prêter à des applications contre plusieurs journalistes républicains.
Lessore.
(Arch. nat., BB ^ 88, et F' 3841.)
MCDXLIX
Rapport du bureau central du il fructidor.
Journaux. — Trois journaux du iO fructirlor ont paru répréhensibles. Voici comment s'exprime le Journal des Francs sur les troupes françaises qui sont actuellement ilans la République batave : « C'est aujourd'hui que le Directoire soi-disant constitutionnel a été installé. Toute la garnison française était sous les armes. Depuis la réaction du 24 prairial, il n'y a plus que les troupes françaises qui fassent le service. On les croit sans doute plus amies de la tyrannie que les troupes bataves. Le bel honneur qu'on leur a fait là ! » — On ne peut s'empêcher de reconnaître un esprit évidemment mauvais dans les raisonnements par lesquels le Papillon prétend combattre la résolution relative à la conscription militaire ' ; à l'en croire, une pareille loi serait l'arrêt de mort de la prospérité de la République ; elle viole la Constitution, qui veut que le recrutement se fasse par enrôlement volontaire ; c'est ruiner les manufactures et tuer l'industrie ; il faut que la France soit tout à fait militaire ou tout à fait manufacturière. Assujettir les jeunes gens à servir une certaine époque de leur vie, c'est changer notre gouvernement en « démocratie militaire ». Tel est en substance le Papillon de ce jour. — Le Courrier, n° 36, article