SEPTEMBRE
professeurs des langues orientales, près la Bihliollièque nationale ; 10'' les professeurs de l'École d'antiquités, près la Bibliotliècpie nationale ; 11" les professeurs de l'École des Mines ; i-I" les |)rol"esseurs de l'Ecole des ponts et chaussées; 13° les professeurs de l'Ecole polytechnique; 14° les professeurs de l'École de santé ; lii" les professeurs du Prytanée français ; 16'^ les professeurs des Écoles centrales ; 17" les professeurs du Collège de France ; 18° le jury des écoles primaires ; 19° le jury des Ecoles centrales ; "20° les administrateurs des quatre grandes Bibliothèques nationales et publiques ; 21° les juges de paix et leurs assesseurs ; 22" le tribunal de commerce ; 23° le tribunal correctionnel ; 24° le tribunal civil ; 25° le tribunal criminel ; 26" la régie des poudres et salpêtres ; 27" la ferme des postes ; 28" les commissaires à la recherche des titres domaniaux et judiciaires ; 29° l'administration de la loterie nationale ; 30° la commission de la liquidation du temps intermédiaire ; 31° la régie de l'enregistrement et des domaines nationaux ; 32" la division de la liquidation de la dette des émigrés ; 33° la division de la liquidation générale de la dette publique ; 34" l'administration de la Monnaie ; 3o" les administrations municipales des douze arrondissements ; 36° le Bureau central ; 37° l'administration du département de la Seine; 38° les commissaires de la comptabilité et de la trésorerie nationale ; 39° l'Institut national des sciences et des arts; 40" le tribunal de cassation; 41° l'État-Major de la 17'"" division militaire et celui de la place ; 42° les ambassadeurs, ministres et envoyés des puissances étrangères ; 43" les ministres de la République française ; 44° le Directoire exécutif. — La garde constitutionnelle du Directoire exécutif le suit, rangée sur deux haies et précédée de son état-major. Pendant la marche, la musique des corps militaires et des orchestres distribués le long des talus exécutent et chantent des hymnes patriotiques. A l'arrivée du Directoire et du cortège sur l'amphithéâtre, le Conservatoire de musique ouvre la fête par une symphonie. Un coup de canon donne le signal du silence ; le Directoire se lève, et le citoyen Treilhard, son président, prononce le discours suivant'... Les applaudissements, qui s'étaient contenus avec peine pendant le discours du président du Directoire, se déploient avec transport aussitôt qu'il a cessé de parler ; de toutes parts de l'amphithéâtre et de l'enceinte s'élève un cri unanime et réitéré de Vive la RépublUjue ! Le Coni^evyaloke de musique exécute le Chant du 18 fructidor, musique du citoyen Méhul, paroles du citoven Lebrun-Tossa :
Un vaste deuil couvrait la France ; La République périssait ; Ivre de sang et de vengeance, Un nouveau maître s'avançait.
La liberté, de son tonnerre, Arme ses généreux enfants.
Rentrez, rentrez dans la poussière, ) Troupeau d'esclaves insolents. S
Ils insultaient dans leur démence.
Aux blessures de nos héros.
Et leur offraient, pour récompense, L'infamie ou les échafauds;
bis.
Les serments de l'armée entière Se sont unis à nos serments.
Rentrez, rentrez dans la poussière, Troupeau d'esclaves insolents.
Artisans de la calomnie.
Qui, dans vos infâmes écrits.
Sur la vertu, sur le génie Versiez l'opprobre et le mépris.
Du dard cruel de la vipère Vous frappiez les républicains.
Rentrez, rentrez dans la poussière Troupeau d'esclaves insolents.