‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire; recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 3)Chapitre 65 sur 254 · L. MiLLY, Cousin · texte numérisé non relu

L. MiLLY, Cousin

(Arch. nat., BB » 89, et F ^ 3842.)

Journaux.

Clef du Cabinet du 28 vendémiaire: « Paris, le 27 vendémiaire... Un aviso expédié par Bonaparte a été arrêté par Nelson. On prétend que cet amiral a écrit, en conséquence, au général une lettre très polie pour l'avertir qu'il ne retiendra de ses dépêches que ce qui a trait au gouvernement, et qu'il fera fidèlement remettre en France les lettres de famille et les épîtres amoureuses,, dont il dit que l'aviso était amplement chargé. Nous n'avons pas besoin de cette nouvelle preuve pour être convaincus que les Français sont aussi fidèles à leurs amantes qu'à leurs drapeaux. »

MCDXGVII

Rapport du bureau central du 29 vendémiaire.

. . .Journaux. — Il paraît nécessaire de noter la manière dont le rédacteur du Phénix rend compte d'une opinion émise au Corps législatif sur la conscription : « Soulhié, qui pense que la loi sur la conscription militaire est une des plus belles conceptions humaines », etc.* — Les autres feuilles ne donnent lieu à aucune observation.

Cousin.

(Arch. nat., BB » 89, et F ^ 3842.)

i. Voir plus haut, p. 152, à rarticle Journaux.

2. Voir le compte rendu de la séance des Cinq-Cents du 27 vendémiaire dans le Moniteur du 30 vendémiaire.

157 DIRECTOIRE EXÉCUTIF [20 octobre 1798]

Journaux.

Publiciste du 3 brumaire: « Pans, 2 bnimnire... Le tribunal criminel du département de la Seine a, par un jugement du 28 vendémiaire, acquitté le citoyen Petitain, auteur d'une brochure intitulée : Description d'une machine curieuse nouvellement montée au ci-devant Palais-Bourbon *, sur la déclaration du jury que cet écrit ne tendait ni à la dissolution de la représentation nationale, ni à son avilissement, ni au renversement du gouvernement établi par la Constitution de l'an III. Le citoyen Petitain a été mis en liberté, sans attendre le délai de vingt-quatre heures... »

MCDXGVIII 29 VENDEMIAIRE AN VII (20 OCTOBRE 1798).

Rédacteur du 3 brumaire: « Avis. Le Bureau central du canton de Paris donne avis aux citoyens de cette commune que des individus, abusant de quelques renseignements qu'ils ont pu se j)rocurer sur l'intérieur des familles, écrivent des lettres anonymes aux personnes qu'ils veulent inquiéter, leur annonçant que, sous huit jours, le Bureau central, près duquel ils disent avoir un libre accès, doit les faire arrêter, et promettent d'employer tout leur crédit pour les garantir du coup qui les menace. Lorsque le temps qu'ils ont fixé pour cette arrestation est écoulé, ces individus se présentent chez les personnes auxquelles ils ont écrit, se déclarent auteurs de la lettre, parlent des services qu'ils ont rendus, vantent leur zèle, et finissent par mettre à contribution les dupes qui croient leur avoir de grandes obligations. D'autres escrocs, se disant agents du Bureau central, se permettent d'arrêter, dans les lieux publics et dans les rues, des personnes qu'il leur plaît d'appeler suspectes, feignent de les conduire au Bureau central, entrent en accommodement pendant la route, et, avant d'arriver, reçoivent de l'argent pour les remettre en liberté. Le Bureau central invite les citoyens à conduire chez les commissaires de police les fripons qui écrivent des lettres officieuses, et les faux agents de police qui arrêtent sans exhiber le signe de la loi, les véritables agents du Bureau central se faisant toujours un devoir de justifier de leur qualité en procédant aux opérations dont ils sont chargés. Les administrateurs du Bureau central : Lessore, L. Milly, Cousin. »

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