‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire; recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 3)Chapitre 69 sur 254 · Voir plus haut, p. 130 et · texte numérisé non relu

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émigrés avec Picliegru, Barthélémy, de Larue, Ramel et Dossonville, il ajoute : « Au surplus, en les faisant inscrire sur la liste fatale, le Directoire, très certainement, n'a ôté à aucun d'eux la voie des réclamations. » Cousin»

(Arch. nat., BB » 89, et F' 3842.)

MDIV

Rapport du bureau central du 4 brumaire.

. . . Journaux. — Le Propagateur et le Bulletin de l'Europe donnent de la publicité à une lettre qu'ils disent avoir été lue dans une assemblée décadaire à Anvers. Elle porte qu'une insurrection a éclaté dans le nord de la ci-devant Flandre, que la levée de la conscription en a été le prétexte, et les intelligences de l'Angleterre en partie la cause ; que trois cents rebelles ont été tués par les troupes républicaines, et que la sédition ne peut avoir les suites qu'en attendait le cabinet de Londres. — La plupart des journaux paraissent croire à une rupture prochaine des négociations, notamment le Bien Informé, qui, dans cette circonstance, a été copié par plusieurs autres feuilles. Ce qui contribue à maintenir dans cette idée, c'est une lettre qu'un voyageur est censé écrire de Bàle à un citoyen de Strasbourg, laquelle élève des doutes sur les dispositions pacifiques du comte de Metternich et semble ingérer {sic) qu'il serait avantageux au gouverneuient français de voir, à la place de ce ministre, un plénipotentiaire qui ne laissât aucun soupçon sur sa loyauté et son vif désir de la paix. Cette lettre est dans la Gazette de France et dans les Annales de la République. — Plusieurs journaux, et notamment celui des Séances, pensent que Bonaparte doit prêter son assistance à la Perse, qui menace l'Empire Ottoman d'une guerre. — Il n'est pas inutile de remarquer la nature des bruits que cette feuille répand sur la situation politique des gouvernements respectifs de France et de Prusse. t< Les uns prétendent, dit-il [sic], que le gouvernement français a repris d'anciens projets sur l'électorat d'Hanovre ; d'autres parlent, avec plus de vraisemblance, d'une négociation entre la France et l'Autriche, qui tendrait à donner au traité de Campo-Formio un développement que craint la Prusse. » — Les autres journaux ne méritent aucune observation. L. MiLLY, Cousin.

(Arch. nat., BB * 81», et F ' 384'i.)

177 DIRECTOIRE EXÉCUTIF [24 octobre 1798]

Journaux.

Clef du Cabinet du 4 brumaire : « ...Il y a un grand débat entre les administrateurs et les médecins des hospices de Paris ; plusieurs factums en forme de lettres ont été publiés de part et d'autre. Les administrateurs disent que les médecins ont beaucoup trop de goiit pour certains remèdes, tels que le lait, le sucre, le miel, les sirops, etc. Les médecins prétendent que les administrateurs ont un penchant décidé pour les revenus, même pour les propriétés des hospices. Le procès est pendant par devant le ministre de l'intérieur. Il faut espérer qu'il fera en sorte que les malades n'en paient pas

les dépens » « ...Nous entendons souvent dans nos meilleures sociétés

et nous lisons tous les jours dans nos meilleurs périodiques : cela n'arrivera pas de sitôt, on n'oubliera point de sitôt, il ne partira pas de sitôt. Nous sommes très surpris que des hommes qui, d'ailleurs, parlent et écrivent correctement, se servent d'une expression aussi pou française ; ils pèchent autant contre la langue que ceux, en très grand nombre, qui disent : Je ne

me rappelle pas de cela » — Moniteur i\\i 4 brumaire : « Paris, le

3 brumaire. ...Le citoyen Sageret, propriétaire et administrateur du théâtre Feydeau, est parvenu à réunir et obtenir l'engagement de tous les artistes composant la société dite ci-devant du Théâtre-Français, sous le nom de Théâtre-Français. D'après l'arrangement définitif, cette société est une, mais elle se divise en deux sections: l'une sera placée rue de la Loi, théâtre de la République, et l'autre à l'Odéon, faubourg Germain, sans cependant que les individus soient exclusivement attachés à l'un de ces théâtres, mais aux deux, lorsque le besoin exigera. Cette réunion est utile à l'art dramatique sous deux rapports : elle établit la concurrence entre les acteurs pour la manière de jouer et ne laisse pas oisifs les talents de ceux qui suivent immédiatement les premiers sujets. Les pièces seront examinées, rejetées ou reçues par une espèce de jury, divisé également entre les deux théâtres, conséquemmcnt indépendants l'un de l'autre, de manière qu'il y aura pour les acteurs également concurrence de théâtres. L'avantage de la section de l'Odéon n'étant pas équivoque pour les propriétaires des maisons et les locations de boutiques dans ce faubourg, il est ouvert pour eux seulement une souscription par année et payable par trois mois. Cette souscription sera relative aux impositions foncières pour les propriétaires, et personnelle pour les locataires de boutiques; et les souscripteurs, qui auront le choix du genre de place qu'ils voudront occuper, recevront le double de la souscription en valeur de billets, suivant qu'ils sont vendus à la porte. Le citoyen Bergeron, receveur des impositions du XI" arrondissement, est chargé de la recette des souscriptions. Ce dernier moyen, qui peut n'être pas très onéreux aux souscripteurs, attendu qu'ils auront la faculté de céder eux-mêmes ceux de ces l)illets dont ils ne voudront pas se servir, facilitera beaucoup cet établissement, qui ne peut, vu sa situation, compter sur un casucl tel que cclui des théâtres situés au delà de la rivière »

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