Ce rapport est la suite du rapport n" MDLIII
Autre rapport du bureau central du 22 frimaire, SE rapportant a la journée du 21.
.. .Journaux. — C'est avec raison, et surtout avec une intention pure, que le Surveillant met doute de la bonne foi de ceux qui répandent le bruit de la prise de Rome par les Napolitains ; mais ne tombe-t-il pas aussi dans l'inconvénient de donner à ce bruit un peu plus de consistance? — Il y a une intention bien différente dans l'avis suivant que le Journal du Soir, par Sablier, donne en quelque sorte au roi de Naples : « Comme on craint que les Français n'attaquent le roi de Naples, ce monarque dit avoir cru nécessaire pour sa propre sûreté d'entrer avec une partie de ses troupes dans la Romagne pour y occuper les passages et défdés. » — On lit dans le Flambeau que M. Manistie, agent de la Compagnie des Indes à Londres, a reçu la nouvelle qu'en Egypte un nombreux corps d'Arabes, sous le prétexte de fraterniser avec les troupes françaises, était tombé sur elles et les avait forcées de se replier sur le Caire. Cet événement, est-il dit, est arrivé à la colonne que commandait le général Berthier. — Il peut y avoir de l'affectation de la part du Bulletin de l'Europe à remarquer que les nommés : Génois, qui rédigea longtemps le journal rAmi du peuple, Verjard, ci-devant chargé de missions à l'armée d'Italie, Janiot et Rayade, qui se trouvaient dans l'affaire de Grenelle, sont aujourd'hui impliqués dans une imputation d'assassinat. — Le même journaliste éveille des inquiétudes sur un grand nombre de réquisitionnaires et de conscrits du département de Saône-et-Loire, qu'il dit retirés dans la forêt de Beauregard. — Dans le Messager des relations extérieures, annonce de la prise par les Anglais de neuf navires sortant de Brest. — On [y] lit encore qu'à Nantes, d'après l'affaire des Comptes courants *, on a tout de suite dressé des listes, sur lesquelles on a inscrit, non seulement les maisons faillies, mais encore celles qui se soutiennent le mieux. — La manière dont le Courrier du Corps législatif produit les nouvelles étrangères mérite une grande attention; il n'en forme qu'un seul article, où tous les objets semblent la conséquence les uns des autres ; quelques réflexions équivoques les lient entre eux. On trouve aujourd'hui celle-ci : « Les puissances veulent-elles savoir ce qu'elles ont à craindre? Elles fixent leurs regards vers la France. Ce qu'elles ont à espérer? Elles les attachent sur l'Angleterre. » — Suivant le Patriote français, des valets d'aristo-