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703 DIRECTOIRE EXÉCUTIF [25 janvier 1796]
Ami des Lois, — Il insère dans son numéro de ce jour une lettre du ministre de Tintérieur aux commissaires du Directoire exécutif au sujet de la loi du 3 brumaire, et il appelle cette circulaire une mesure tardive ; ensuite il décoche un trait caustique au citoyen Benezech, à l'occasion des fonctionnaires publics qui ont épousé des femmes dont les enfants sont émigrés. Cette phrase n'a pas besoin d'interprétation.
Postillon des armées. — En parlant du refus qu'a fait le Directoire de la démission dont il est mention plus haut, ce journal apprend que le citoyen Le Tourneur (de la Manche) a dit au ministre de Fintérieur : a Votre retraite serait un triomphe pour la faction anarchique. »
Eclair. — Il parait croire à une paix prochaine, et voici sur quoi il a fondé cette espérance. Tous les papiers publics de Londres, tant ministériels que de l'opposition, s'accordent à dire que le commerce de France manque à celui de la Grande-Bretagne, et que ce déficit, joint aux dépenses de la guerre, est une véritable calamité publique.
Journal des hommes libres. — Il contient une lettre très énergique contre les cadenettes, les cravates vertes, etc., dans laquelle on drape le Bonhomme Richard pour avoir osé dire qu'on voulait rétablir la Sainte Terreur. Cette lettre n'est pas signée. — Le même journal donne l'avis suivant au général Carteaux : « Il est bien permis à un militaire de prendre un dîner chez un aristocrate ; c'est, comme on dit, autant de pris sur l'ennemi. Il ne lui est peut-être pas aussi permis d'en rapporter trop peu de tête et trop de vin. Mais bien sûrement, et Carteaux sera sans doute de notre avis, il ne doit point, à la suite de ce dîner, se présenter sur la place d'armes et y traiter indécemment un patriote, un citoyen, etc. » On sent facilement à qui ce conseil est adressé.
HOUDEYER.
(Arch. nat., F% 3840.)