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Rapport du 22 thermidor.
esprit public. — La journée d'hier n'a présenté rien d'extraordi- ''^^ire; même calme que le jour précédent ; même esprit chez le plus ^**^nd nombre des habitants de Paris, dont les entretiens ont sans ^^^e pour objet la difficulté que Ton éprouve à vivre. La baisse de 9^<lqaes marchandises parait faire une sensation agréable ; mais le I^^blic, depuis si longtemps excédé par les circonstances pénibles ^^nl il est si vivement tourmenté, voit toujours avec la plus grande '^dignation les agioteurs et accapareurs, qu'il regarde comme les ^^leurs de sa misère. Sa haine n'est pas moins prononcée contre la ^^pidité des fermiers et autres gens de la campagne. Enfin, d'après ^^ plus grand nombre des rapports de ce jour, le peuple est toujours ^*^upé de sa détresse et agité par l'inquiétude.
(troupes. — Bouillon rapporte qu'hier, au Jardin national, le public applaudissait aux mesures proposées contre les journalistes qui cor- '^'i^pent l'opinion ; il ajoute que beaucoup de grands édifices sont ''^i^plis de vin, huile, chandelle et autres marchandises que l'on y "^ï^t accaparées.
A lamiou dit que l'arrestation de trois députés* parait être bien ^^^ par quantité de citoyens, dont plusieurs disaient que beaucoup ^^ titres encore mériteraient le même sort.
\- Dans sa séance du 21 thermidor an ni, la Convention avait décrété d*arres- ^ti.c>nLequinio, Lanot et Leflot.
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[8 AOUT 1795] RÉACTION THERMDORIEXNE 44
Chatou déclare avoir vu et entendu un assez grand nombre de per sonnes dire, au sujet du décret d'arrestation porté contre les troi représentants : « Est«il possible que nous ayons toujours des manda taires si peu dignes de notre confiance, qu'ils éloignent sans cess par leur mauvaise conduite, leurs délits et leurs sordides intérêts? Fargues, en annonçant avoir entendu à peu près la même opinioi ajoute que deux d'entre ces députés sont inculpés par le public d'avoi soustrait une somme considérable en numéraire.
Saint-Rémy expose qu'hier, neuf heures du soir, il y avait v groupe à la porte Martin, où les citoyens se plaignaient amèremei et paraissaient douter que la paix faite avec plusieurs puissance nous fût très utile; il dit avoir remarqué les mêmes doutes et b mêmes sentiments dans le faubourg Marcel, et, par une réflexic qu'il fait particulièrement, il ajoute que Ion doit craindre que h faubourgs ne soient induits en erreur par Tintrigue.
Cafés. — On y a applaudi au rapport îles Comités de gouvernemei et aux mesures que l'on regardait comme très nécessaires poi calmer les esprits agités ; on ajoutait encore que, d'après Ténerg développée parla Convention, concernant l'épuration de ses membr< et la juste distinction qui a été faite des hommes égarés d'avec l< grands coupables, on pouvait se féliciter d'avance d*en rcî^sentir l heureux effets et de voir renaître bientôt la paix.
Journaux. — L'article Paris presque dans son entier, n* 642 c Coumer républicain^ mérite attention, surtout pour la partie q oonoeme Tun des rédacteurs de ia Gazette universelle ' : il nous a pa qu*à Toccasion de son arrestation et des scellés mis sur ces papier le journaliste a cherché à jeter le vernis le plus odieux sur la co duite des Comités de gouvernement, qu'il traite de continuateu de Robespierre.
Spectacles. — Aucuns faits intéressants contre le bon ordre et tranquillité, sinon quelques lécôre< ri\e> au théâtre de la Républiq |Huir les places, qui n*ont eu aucune suite
Léger. Beuruer.
,Aich. Mil., F « • IIK >eine, l^.
Jolr.\alx.
ir.:zfttc *i\u'4^iusf du ;î^ thermidor : Pans est toujours dans la pla> |> fÀ;:e iTinquilIiu*. La ^i:sso qui s'o>î o^^^.'Y-e oe< joursifi dans le prix que^ues uiarchindise^ rvièvo les esj^ rinces commenûaies. Elle s'est à-