‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire. Recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à ParisChapitre 56 sur 141 · Il y a ici une lacune dans l'original · texte numérisé non relu

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^^^ RÉACTION THERMIDORIENNE [4 octobre 1795]

t^^emière proclamation. Huit heures du soir. » — 10° « Section de [la Place-]

-Udônjg^ Dans ce moment (sept heures du soir) la séance est ouverte; mais

*^s meneurs ni les menés n'y entrent pas. Ils témoignent le plus grand

. ^<iontentement contre tous les citoyens qui ont pris le parti de la Conven-

*^^, qu'ils ne cessent de décliner. Cependant leur mine commence à s'al-

^*l^er. Une compagnie entière d'Invalides, de garde aux Assignats, vient de

^aer le fil à ses armes pour s'en servir dans le cas où la Convention serait cinacée. Toutes les troupes des Champs-Elysées sont fortement prononcées ^ ur la Convention. Section des Champs-Elysées : elle n'a point ouvert de î^ance. Les ouvriers de la pompe à feu gardent la clef et ont dit à leurs élecurs de remplir leur devoir et qu'ils aient à ne se môler en aucune manière armi les rebelles, sans quoi ils les mettraient à la raison. » — 1 1^ « A huit eures et demie du soir un citoyen, ci-après signé *, s'est présenté à la secon Fontaine-Grenelle ; il a trouvé le bureau assemblé, présidé par le citoyen <i2uatrcmère. L'assemblée n'était pas en délibération. On lui a demandé pour- ^]uoi il se présentait sans armes ; il a répondu qu'il ne croyait pas que, dans ^une assemblée primaire, on dût s'y présenter armé; sur quoi, il lui a été objecté qu'il devait aller chercher ses armes, ce qu'il a dit aller faire, pour avoir un prétexte de sortir. Il a entendu un citoyen à qui Ton faisait la même demande et à qui, ayant répondu qu'il n'avait point d'armes, on a indiqué le fond de l'église, où se tient l'assemblée, pour lui en procurer. Il y avait eu ce moment environ cent trente personnes armées. » — 12° « Dix heures trois <{uarts. Pendant l'absence de celui qui donne des renseignements, voilà ce qui s'est passé à la section du Mail. Une partie de la colonne a fait le tour de la cour des Petits-Pères ; elle y a fait une pose de quelques minutes. Les citoyens se sont postés, partie dans la rue du Passage-des-Petits-Pères, du côté de la rue Neuve-des-Petits-Champs, partie du côté du parapet qui entoure la <;our. Le commandant ou le représentant du peuple a demandé ce que l'on faisait là, et pourquoi on était en armes ; on lui a répondu que c'était parce ^ue la troupe venait en armes dans la section. Le commandant a insisté pour Savoir ce qu'on voulait ; il lui a été répondu que l'on demandait que la Convention fit désarmer les terroristes qu'elle avait armés. Alors plusieurs habitants ont crié : A bas les terroristes! Nous ne voulons point de terroristes î Les troupes de ligne ont répondu : Nous n'en avons point parmi nous et n'en voulons pas non plus. Plusieurs citoyens et soldats se sont donné la main ; ceux-ci disaient qu'on pouvait être tranquille, qu'ils ne venaient point <omme ennemis et qu'ils ne feraient aucun mal. Le déclarant ne sait ce qui précède que par tradition, mais il a été témoin de ce qui suit. Au haut de la rue Traversière, dans la rue de la Loi, il y a une vedette appuyée à certaine distance par quelques hommes de cavalerie et d'infanterie. Un peu plus loin, des détachements d'infanterie. Dans la rue Neuve-dcs-Petits-Champs, il y a des vedettes à l'endroit qui couj)e la rue de la Loi. Un détachement de cavalerie à droite de la porte de la Trésorerie, un détachement d'infanterie à gauche. Des vedettes au bout de la rue Vivienne. Dans la rue Neuve-des- Petits-Champs un détachement d'infanterie le long de la Caisse de l'Extraordinaire; une vedette au bout, en face de la place des Victoires; quatre à cinq hommes armés de la section du Mail. Dans la cour des Petits-Pères, une

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