Où il avait établi son pensionnat de jeunes gens
DIRECTOIRE EXÉCUTIF [11 novembre 1795]
ans veulent absolument que Louis XVIII marche sur Paris ; les îs le regardent comme une chimère. Cette fluctuation d'idées, nions, provient, d'une part, de l'oisiveté des narrateurs, de "c, du défaut des subsistances.
pamphlet, intitulé VAmi du peuple, fait sensation. Partout où lit, les groupes sont nombreux ; on l'écoute avec d'autant plus lité qu'il parle de la misère du peuple, qu'il en fait un tableau X, et qu'il fronde en même temps les deux Conseils et le Direcà qui il donne un luxe insolent.
vant les agioteurs, les marchandises vont éprouver une hausse ordinaire.
iites les feuilles des observateurs se rapportent sur le méconment, sur la désolation et sur les menaces du peuple relativeaux subsistances, pain a valu hier sur les places 24 hvres la livre.
5. La farine n'est arrivée qu'à une heure sur la section de Mon- . A deux [heures], celles de l'Indivisibilité et de Popincourt ient pas encore la leur. Murmure, agitation parmi le peuple.
Beraud, secrétaire principal.
Rapport sur les journaux.
choix faits et à faire par le nouveau gouvernement sont l'objet flexions de presque tous les journalistes. Chacun les envisage it le parti auquel il tient ; de là, ils sont blâmés parles uns et par les autres. H en est de même du rappel de Saladin, Rovè re res dans le sein du Corps législatif. C'est un acte de justice ses uns, c'est une chouannerie selon les autres. Il est facile de ire de là que l'esprit de parti n'est point encore éteint, que le sme et le terrorisme se prononcent déjà fortement, et, loin de carder comme vaincus, vont employer tous leurs efforts pour :her la marche du gouvernement et s'élever sur les ruines de la )lique.
Petitjean.
Arch. nat., AF iv, 1472.)
Journaux.
mfjer du soir du 23 brumaire. — « Avis à la police. Avant-hier, sur ; Notre-Dame, à sept heures du soir, au milieu d'un groupe de plus de
[12 NOVEMBRE 1795] DIRECTOIRE EXÉCI:T1F 376
cent personnes, on chantait une chanson contre-révolutionnaire, avec commentaircs du chanteur, très bien vêtu ; on exhortait à chasser le Ciorps législatif. — Plusieurs groupes se réunissent à la nuit tombante au bas de la rue des Arcis, à la place de Grève et vers les portes Saint-Denis et Saint-Martin. Des agitateurs disent au peuple que la France ne peut pas être gouvernée diaprés la nouvelle Constitution, qu'il faut rétablir le maximum et le gouvernement révolutionnaire, sans quoi on mourra de faim et de froid. Ces perturbateurs ont un jargon entre eux, que personne ne comprend; tous débutent de la môme manière, tous répètent les mêmes arguments; c'est à la police à s'assurer s'ils ne répéteraient pas une leçon que leur donneraient, dans les mille et un conciliabules qui se tiennent, des chefs habiles et dangereux. »
Rapport présenté au ministre de l'intérieur *.
L'organisation des administrations municipales devient de plus en plus difficile. Les agents élus refusent d'accepter, et ceux qui avaient accepté donnent leur démission. Il a été impossible hier, dans les communes environnantes, de rassembler les habitants pour procéder à de nouveaux choix. Les prêtres n'influent pas peu sur ces refus ; Us persuadent secrètement aux habitants que les fonctions des adjoints comme officiers publics, en ce qui concerne les naissances, mariages, etc., sont une attribution essentiellement attachée au sacerdoce.
L'attente du résultat du comité général* relativement aux finances tient les spéculateurs dans une incertitude qui influe d'une manière terrible sur les subsistances ; on s'attend à une démonétisation partielle des assignats ; si elle n'est que partielle, on prédit qu'elle sera désastreuse ; si elle est totale, féhranlement sera effroyable, mais il ne sera pas de longue durée.
On fait des vœux pour qu'il n'existe plus d'assignats, et, tant qu'il en restera dans la circulation, on est persuadé que la confiance ne se— rétablira jamais. On observe que la France ne sera pas le premier" Etat qui ait eu recours à ce moyen violent, et on cite Venise, qui en m^ souvent donné l'exemple.
Le peuple paraît un peu moins inquiet sur les subsistances de