CCCXXVII
Rapport du 1" messidor.
Esprit public. — Pendant toute la journée d'hier, Paris a présenté rimage du calme le plus parfait. . .
[Suivent des réflexions insignifiantes sur la nécessité de procurer du pain au peuple.]
Les quatre officiers de paix nous rapportent que les citoyens sont alarmés des mises en liberté nombreuses prononcées en faveur des membres des Comités révolutionnaires et autres hommes connus pour avoir professé à outrance les maximes sanguinaires.
Cafés. — Le citoyen Compère annonce que, dans les cafés qu'il a parcourus, la cupidité et la méchanceté des laboureurs faisaient la base de la conversation des citoyens indignés contre ces spéculateurs infâmes.
Spectacles. — Môme sagesse, avec le meilleur esprit. . .
[Pairiy viande, marchés, etc. — Rien de notable.]
HoRNiN, RoucHAS jouue.
(Arch. nat., E « « III, Seine, 16.)
Journaux.
Courrier français du 2 messidor : « Toutes les sections de Paris se sont assemblées [avant-jhier suivant l'usage. Leurs séances ont été fort paisibles. La plupart d'entre elles, jalouses de faire disparaître jusqu'aux traces des malheurs que nous avons essuyés, ont recherché ceux de leurs concitoyens qui passent pour de vieux buveurs de sang. Tous ceux qu'elles ont découverts ont été dénoncés à la Convention nationale ou aux Comités de gouvernement.»