Nous n'avons pas pu identifier ce nom de lieu
2. Voir la séance de la ConvenUon du 17 frimaire, dans le Moniteur, réimpression, t. XXVI, p. 666.
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cherté inabordable des comestibles et des marchandises accablent de douleur et de chagrin. On attend. Les mots de patience sont dans la bouche, et la tristesse est au fond de Tâme. Tous nos rapports s*accordent sur le désir général, celui de voir fermer la Bourse; on est étonné de ne pas voir prendre cette mesure; on applaudissait aui patrouilles qui chassaient la bande vorace des agioteurs; le louis^qui avait baissé, ramenait la confiance et Tespoir ; et cependant le louis est augmenté encore. Le gouvernement a donc de fortes raisons pour ne pas ordonner cette clôture? L*agiotage exerce toujours le ravage; les cafés du Palais-Egalité sont devenus les comptoirs de ces négociations; ils affichent Tinsolence ; les échantillons se passent de main en main; leur commerce achevé, ils combinent la veille le prix du louis pour le lendemain. Les autorités, la police, les mesures que Ton peut prendre sont le sujet de leur insolente dérision. Ils se vantent hautement d*échapperà la taxe de l'emprunt forcé. La plupart n'ont point do patente et sont au fait d'échapper à toutes les mesures. Ce sont les plus vils contempteurs des lois. — Dans les cafés rôde une espèce de gens qu^un soupçonne être des prêtres défroqués; ils avilissent la monnaie républicaine; dans leur sainte fureur, ils annoncent que ce numéraire républicain ne sera pas reçu des habitants des campagnes, parce qu'il a été fabriqué avec le produit des vases sacrés. On pourrail leur répondre que les gens de campagne, aussi maîtres fripons que les agioteurs de Paris, ne sont pas si scrupuleux, et que, pour peu que Tor soit de bon aloi, ils s'imaginent peu s'il provient d'un calice ou d'un meuble d'émigré. — Le procès de Gormatin fait aussi le sujet des entreliens: il parait avoir un grand nombre de partisan?, qui cependant aiTectent qu'il sera condamné, par la raison, disent-ils, qu'il est traduit devant une Commission militaire, au mépris de la Constitution. — On craint, si le gouvernement n'y met ordre, que le louis, ballotté par l'agiotage, ne monte plus haut qu'il n'a jamais fait. 11 paraît aussi qu'il se fait beaucoup d'affaires en numéraire, et cependant que l'agiotage établit dans ses conventions la différence entre un louis d'or et la i)ièce d'or de 24 francs frappée au coin de la République. Aujourd'hui, à onze heures du matin, un rassemblement indiqué par les ouvriers imprimeurs du Courrier de Paris à tous les ouvriers imprimeurs employés au service des journalistes, doit avoir lieu chez le citoyen Hubert, marchand de vins, rue de Harlay, près le Palais de Justice; le Hureau central, instruit parles rédacteurs du Courrier de Paris, a donné des ordres pour faire surveiller ce rassemblement, en connaître la vraie cause et parer sur-le-champ aux inconvénienLs qui en pourraient résulter. — La tranquillité n'a point
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été troublée aux portes des bouchers et des boulangers, et cependant un de nos rapports nous annonce qu'il n'y a pas eu hier de distribulion de pain dans les sections du Nord et de Bondy. A ce sujet, on disait qu'il fallait qu'il existât une faction royaliste dans le sein même des deux Conseils; Lanjuinais, Boissy d'Anglas, Rovère et Saladin étaient indiqués comme chefs de cette faction, qu'ils ont juré de soutenir pour perdre la République; le même rapport ajoute que, dans plusieurs endroits, on répétait la même chose.
Spectacles. — Quoique Taffluence y ait été considérable, il ne s'y
est rien passé de contraire au bon ordre ni aux mœurs Il
faut observer que c'était dimanche, et que, ce jour, ce n'est pas tout k fait le même monde qui va aux spectacles que les jours de la semaine et de la décade.
Hannocque-Guérin.
(Arch. nat., F » « III, Seine, 17.)
Rapport présenté au ministre de l'intérieur.
Rassemblements. — Les royalistes sectionnaires du i3 vendémiaire, qui se sont soustraits à la peine due à leurs forfaits, se rassemblent en partie à Saint-Corentin *, près Ëtiolles, district de Mantes, chez Gousion et Ayaume, cultivateurs. D'après des renseignements très exacts, ces individus méditent là de nouveaux complots et cherchent à soulever ce canton. Egasse et Chery, de la section de Brutus, y sont aussi cachés; Vigée, de la même section, y fait de fréquents voyages.
Terroristes, — Ceux que l'on désigne sous ce nom, atterrés par la justification de Cadroy, Mariette et autres*, ne comptent plus, pour faire ressusciter leur parti, que sur le rapport de la Commission des procès-verbaux et que sur quelques membres des deux Conseils; ils désignent pour leurs principaux soutiens Chénier, Bentabole, Villers, Villetard et Lecoinle-Puyraveau. Lorsque, disent-ils, la Commission fera son rapport, dont le résultat doit être l'expulsion de la majeure partie des nouveaux députés du Corps législatif, nous nous attendons bien que ces députés feront résistance, mais Ton profitera de cette occasion pour leur appliquer les menées qui seront dirigées contre eux; pendant ce temps, la Société du Panthéon forgera une vigoureuse adresse, dans laquelle elle demandera Tentière exécution de la