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LE NOUVEAU CALENDRIER ET LE CULTE DE LA RAISON

Déjà, depuis assez longtemps, Chaumette» l'ancien maitre d'ôcole de Nevers, maintenant procureur de la Commune de Paris, avait mis en avant son idée du eulte de la Baison. Certes il connaissait trop bien le peuple pour vouloir lui faire perdre d*une façon radicale et absolue ses habitudes ; mais il voulait substituer, pour ainsi diro insensiblement, à l'objet actuel de ses liabitudos religieuses un objet nonvoau. C'est pourquoi, dans sa pensée, les jours de fote consacrés par la religion devaient être maintenus, mais aussi toutes les fêtes de l'Église transformées en fûtes de la Raison, de la Liberté, de rÊgalité, de la Réunion. Il voulait, en même temps, que, dans toute la France, je ne dis pas assez, que sur toute la surface du globe, il y eât des spectacles et des comédiens à l'usage (lu peujile et à la charge des gens riches ; ces oonu'dicn.s auraient mission de solenniser ces tet.cs et de les a?;saisonncr au goût du public. Il espérait loiuK r ainsi une leligion nouvelle et acquérir la gloire d'un nouveau Mahomet

Ce sont les amis de Cbaumette, Hébert et Anacharsis Cloois, qui semblent avoir pou^isé Ghaumette dans une voie plus radicale encore. Ânaeharsis Cloots, ex-baron

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