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LBS TBÂOPHILAlfTBROPIi.
Dq mépris que la Réyolntion avait témoigné pour
les Eglises chréUeiines et de l'insuccès du culte de la liaison et du culte de l'Être Suprême naquit l'idée de fonder un culte purement moral. C'est le Théophilanthropifime» religion de Tamour de Dieu et de l'amour dea hommes, qui fot appelé à réaliser cette pensée. Un membre do Directoire, La ReTellière-Lépeanx, petit, an peu lK>8sn, portant les cheveux courts *, était le fondateur et le chef de la secte nouvelle. Bile fit son i^parition en Avril 1797 ; ses promoteurs s'annonçaient, jKir nom de Tliéophilaiithropes, comme « adorateurs de Dieu et amis des hommes ».
Mercier, très épris de la nouvelle secte, espérait qu^elle ferait abandonner tous les vieux dogmes mystérieux et inintelligibles ; il croyait « à la proba* n bilité de sa rapide propagation ». La secte rend hommage, écrit-il» à FËtre Suprême, « rémunérateur
» Frankreic/t im Jahr 1796, II, 77. — Il faut Ifre sur les Th éophilantbropes : Grégoire, Histoire des sectes religieuses'^ n»e edii.f Fana, 1828, tom. pp. 341-460. Le rôle de La RtveUière bien loin d'avoir la netteté que feraient rappoter let eipreeeions doni Meert M. SckmdUder Siifter vnd dot BoMpt^. Voyez Grégoife, ouvrage eité, pp, 4MX>-413. Il ne fSmt pas ou>j!ier Danbêrm^sni! ot le livre anonyme qu'il pultlîa sofi» ce litre : Extraits d'un manuscrit tntitulé : Le culte ftrs adornteurs....f Paris, an IV (1706). Ce fut le germa de la ïhéophilan- (hropie. {U trmi.)
FARit PBNBAMT LA RâvOtUTlOM. 05
« des vertus et veogeur des crimes ». Dans leurs
réunions, le» Tbéophilanthropes chantent des cantiques en rhoiiiii ur Je l'Ktre Suprême ; ils ont des cours do morale ou sont exposés avee [)i'eci>.ion les devoirs du citojren et ceux de Thomme ; i'iastructioa ^ est a mêlée « de musique * » .
Beaulieu eoasidérait les Tiiéophilanthropos comme les représentaots de ce qa*on appelait la religion naiureUe* Les premiers rassemblements des Théopbilanihropes piquèrent, dit41, la curiosité ; c'étaient des réunions publiques : elles se tenaient dans uno maison servant à l'instruction des aveugles, dirigée par un M. Haûy, ultra-révolutionnaire et jacoijin ; d'autres révolutionnaires énergiques faisaient, en quelque façon, ofSce de célébrants ; entre autres le fameux abbé Daiyou, surnommé Vabàé de tix pieds* qui paraissait être le directeur de la nouvelle Église *. Les cérémonies consistaient, suivant Beaulieu» en un sermon et quelques cantiques en langue française : « leurs prêtres, ou ceux qui en fesaient roffice, car « ils étaient prêtres chaeun à leur tour, prenaient une « robe blanche qui ressemblait assez à une aube ». Dès le premier jour, les Boyalistes et les Modérés n*eurent que du mépris pour ce qu'ils appelèrent un « club de Jacobins i» et la secte en fut discréditée ;
« y«id«r, U mweau Pmit, IV, lOB-lCO ; VI, SSl, SSf.
> Je oMNlille m pm le ttil» altenuiad. M. Sehmidt parle de réunions tenaet « noter der Leitung des ultrarevolutionfirs und jacobiDer* Uafij » ; e« qui a'Mt paa dans la UxU da Baaolîaa,
{^Le trad.)