SOUVENIR DE BABYLONE
Pour ceux qui regardent du mont Valérien et des autres hauteurs, Paris doit présenter un spectacle
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ainnsant, quoique bouffon au-delà des règtes et peu fait pour inspirer le doux sentiment de Festime, Mais les spectateurs du mont Valérien sotit des utilitaires. La besogne qu ils se proposent d'exécuter dans le monde n'exige pas qu'ifs estiment l'homme en général ni le peuple de Paris en particulier.
Que leur importe si Paris ne déploie pas c« que l'on peut appeler un caractère auguste? Hs en profitent- Paris leur donne une fête, et par-dessis le marché, on leur fera cadeau dés violons? Que peuvent-ils désirer de mieux?
Ils diront toujours qu'ils ont attaqué* et pris la plus grande forteresse du monde»; ils s'applaudiront intérieurement de n'en avoir pris que le plus grand cloaque, qui lui-même, tandis qu'un reste de braves^ gens défendaient son rempart;, s'appliquait à le miner en dedans et finalement l'a ouvert. L'opération se trouve ainsi coûter moins et rapporter davantage.
C'est, en outre, un très-bel encoura^ment pour des opérations subséquentes.
Paris, sans doute, a. ses. traits particuliers, qui ne sont pas partout les mêmes. Mais il révèle un caractère général de l'Europe, sur lequel Vienne^ en ces derniers temps, refusant de se défendre, avait déjà jeté quelques lueurs.
Babylone était une ville de cinq cents stades de tour, défendue par TEuphrate et par un rempart hérissé de formidables bastions. Elle avait une garnison de trois cent mille soldats exercés, des vivres pour vingt ans, de quoi s'amuser pendant le plus long siège. Elle était la ville du négoce » da la science»
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deR histrions, de l'orgueil le plus légïlime. Soiïroi Baltha^zar, libre'^nseur et bo» viraft*, valait à hii seul, pour outrager Dieu, tout ce que nous avons de< Mottus,-de CadetSj de jeunes^ Roclïeforts, de vieux Hugos^ et de vieux Aragos. Il s'amusait? fort du Persan qui l'attaquait. Illui disait : Trafvaille, prends du temps! Et il buvait dans les vases sain<l& des Hébreux en présence de toute sa o&aVy faisant voir qu'il ne craignait pas du tout les représailles du Dieu des Juifs, ni son tonnerre. Mais Dieu dit à Cyru»: Entre, tout est à toi ! Cyrus entra pendant que Balthazar était à souper.
B y a eu d'autres Babylones et plus puissantes^; Elles ont vu arriver d'autre» Cyrus. Quand une Babylone s'enfle quelque part, un Cyrus germe dans quelque coin. Il arrive à son heure, qui est^ celle eu Babylone achève de se parer et se glorifie d'être tout' ai fait forte. C'est le moment aussi où elle se moque tout à fait de Dieu. .
M. Pelletan, dans un livre qui vague sur le& parapets, a traité Pari» de Babylone. On en connaît le titre, qui dit quelque chose. M. Pelletan se savaît41 prophète? Et voici Cyrus. Il est survenu quand' Bi. Pelletan était treizième de; Bal thazar. Il entrepar une porte et M. Pelletan sort par Fautre, avant te dessert, totalement déhalthazarisé.
Avec M. Pelletan, qui s'expédie lut-mêm«^ à la recherche d'une candidature, Paris expédie hors murs ses canons ; maisilsi n'iront pasaussi loin que M; Pel^ letan! Paris est maintenant son propre Ballhazar; moins bien nourri que l'ancien. Il a rendu see canons, *
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14 février.