ÉCHEC MILITAIRE SOUS PATOIS
Vieux, au dur moment des expiationa, Louis XIV consolait un de 5es généraux vaincuâ et au besoin lui remettait ses fautes, ea lui disant : a  notre âge, ou n'est ip«â heureux. » C'est une des paroles <jui le maintiennent roi, malgré la y^ruelle guerre que subit sa mémoire eit quUl a méiûtae..Le malheur ne le dispensait pas d'être juste et ne l'obligeait qu'à se. montrer plus grand. Sa ^eojiiScience lui disait sans doute que les torts anciens ou récents du prince étaient pour beaucoup dans les disgràees de $es armées, et, en même t^nps, la magnanimité royale lui ap^e<^ nait qu'il n'y a point de mésaventure ni de catastrophe qui ne laissent au cœur de l'homme la ressource de les dominer par la vertu. La vraie vertu est une arme humaine, mais placée dans la main de Dieu. Elle .devient Tinfaillible obéissance et l'invincible espérance ; elle ne se sent pas vaincue par Tirréparable, et l'impossible ne la décourage pas.
Le pauple souverain a ses torts , son orgueil, sa jactance et le reste des imbécillités royales, autant pour moins que les autres rois. Les démagogues refusent de croire au péché originel de l'homme et à celui de la puissance humaine, encore pire. Ils pré-
PAmS FENIXANT XE SIÉGB* iS
tendent que la poiBsance populmre est immaculée en BU source et en ses 'actes. EUen'en a fpas moins sujet de dire entre toutes : Inpeccéêto concepit meTnaàor tnea^ et «esarmées enBubissentlesconfiécpaiences. Seulement elle ajoute à ses fautes la faute )iedoutable de ne les point reconnaître et deii'«n imputiNr ka faute qu'à ses généraux. Elle ne permet pa«8 que ses généraux «oient malheureux. Elle les injum, elle les tasse , elle les tue. C'est ce qui explique pourquoi
Le premier cpii fut roi fut im soldat heureux.
La République tue le soldat malheureux; le soldat a heureux » viole la République, l'épooise, la bat, da tue . Autre justice .
Et si la République ne rencoatre pas de soldat heureux, alors^ à force de tuer le soldat malheureux, elle tue enfin son armée et se trouve face à iâce avec l'ennemi vainqueur. Généralement elle ne lui fait point voir cette âme magnanime qui domine toute foortune contraire ; du coutelas de ses ignobles justices, elle ne fait point cette arme de vertu que Dieu prend dans sa main. Elle slafiaisse, elle traite; le vainque^ur la fait travailler pour lui sous le bâton , ou la lie, ou Fenvioie au marché.
Il est probable que le fier Grambetta, s'il était à Paris, ne dirait point à M. le général Trochu, rentrant après un effort sans succès : «En notre âge démocratique on n'est pas heureux. » H verrait plutôt la nécessité de le remplacer par le citoyen. Flourens ou par le citoyen Deleaduze, généoral de Risgttomtout, ikmreusement que M.Jules Favre est plus Â^e,
ii pari;» p^dâmt le siégi:.
23 décembre.