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ffii FÀRtô PENDANT J^k ^CmOSOME.
intitulée : « Assassinat de U. de Monejw, bréM 'y/M par les paysans bonapariisie$ . d Sont-ils bonapartistes, les gens qui «sécuteat ees « justices i» ? oa bien propose-t-on ces paysans bon^artistes en exemple aux citoyens des \iUes pour qu'ils se met* ieoi aussi à brûler vifs les crimiuels dont ils jugent à {KTopos de purger Taîr pur de Franoe ? eu vegatÙB* inm ces paysans comnie des barbares qui ne savent pas faire durer le plaisir ?
Quoi qu'il en soit, il est certain qu'à Paris et en France on prêche et on pratique l'assassinat. C'est le résultat signalé deux fois en vingt ans du régime parlemeutaire et du régime dictatorial, tombés et retombés en république. C'est le <couFomQi^.meiit dé rédifice de Napoléon^ comme ce fut le couronnement de l^édifice de Louis-Philippe. On voit fort bien comment ces excès enfanteint les dictatures ; on ne voit pas comment les dictatures en empècheiït le retour.
Seulement , aujourd'hui , la chose se fait en présence de l'ennemi victorieux, et la dictature qui l'accomplit est anonyme. Cette dérision nous manquait! Nous avons une dictature qui n'ose pas même dire scm nom, pas même à nous. EUle attend sans doute -que la terreur ait étendu sur nous ses ailes infamies, jBt alors fuos maîtres oseront se montrer.
Alors il n'y aura plus de résistance. Nous ne'searons ni pères, ni époux, ni citoyens, ni propriétaires de. rien. Nous tendrons le oou et nous mourrons ^bétés, ne nous jugeant plus cafHables de «défendre !«otjîe nie. "
Et tout cela œ mangue JÛ de logique ni de ju&tice.
Pour défendre sa yie, il faut en être digne ; et ê pour en être digne, il faut avoir fait et vouloir faire de sa vie l'usage que Dieu veut.
laterroge^-vous sur l'usage que vous avez fait rde votre vie, vous qui voulez vous rendre compte de l'efiEroyable et honteux mystère qui tue la France !
L'Eglise dit aujourd'hui à ses fils : ce Celui qui de^ meure dans Jérusalem ne sera point ébranlé. Comme le Seigneur entoure et défend Jérusalem, .ainsii le Seigneur environne les i^ens aiyourd-bui et toujours. ^
«Ceux-là peuvent ne pas défendre leur vie ; ils fout mieux : ils la donnant pour l'honneur de confesser la justice, et ce n'est point un vain présent qu'ils iput au monde.
P. S. — Les morts vont vite! En venant corriger l'épreuve de cet article, écrit il y a deux heures^ nous avons lu les affiches d'un nouveau gouvernement. Elles nous promettent tout ce que peut désirer un peuple affranchi. Nous sommes convoqués « dans nos comices, » délivrés de Tétat de siège, etc. Les noms, au nombre.de dix ou douze, scyjt inconnus, sauf celui de M. Assi et celui de M. Varlin, candidats aux dernières élections de Paris. Tous deux appartiennent aux sociétés ouvi^ièpes. M. Assi est rhomme du Grei^sot.
Il n'est ipas question d'examiner la procédure à la «uite de laquelle, hier, M. Clément Thomas et le ^^néral Lecooatjô pjit été mis à mort.
Ces affiches sont lues avec un étonnement qui n'est pas sans stupeur. On garde pour soi ce que l'on en pense; la rue est tranquille.
On dit que les ministres se sont sauvés. Ce dénouement ne semble pas impossible. C'est classique. Nous sommes en présence de l'inconnu. Nous ignorons s'il y a un pouvoir, une liberté quelconque pour les opinions, une garantie quelconque pour la vie des citoyens.
Nous restons sur notre seuil à regarder passer. Lorsque nous apercevrons un groupe où nous croirons voir un peu de respect pour la liberté et pour l'intelligence d'autnii, un peu de sincérité, un peu d'honneur, un peu de pitié pour la France, nous nous joindrons à lui.
Si rien de tout cela ne parait, on ne peut regretter que de périr trop tard.
• 20 mars.