LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC
Ils ont fait un comité de salut public, ces décro-
384 PAElfi UPKHDAKT LA .OOHUUNE;
cbéb de pUori et de potoMe qui commenoent à se décomposer BUK âppraohe& d& gibet! yn comité de salut public pour Soroer la^tenrenirà les soutenir et à leurpermaftre de répandre la mort 'quelques jours de plus.
lella esit cette vile espèce^ phyaire de vol, de meurtre et de toute ignominie. Jk révèlent ainsi, du même eoup.y.cB qu'ils admirent «t ce qu'ih pienvent QopiQr.Us.admiieiitlaioIie fameuse et lâche; ils peuvent imiter calai Leur intelligence prend «on vol jusqu'à. Jaihauteuf de la guillcîtina; leurs mains sales ettineptes SB dressent à mânieor l6 couperet.
M)aAs<c6 Gomité ide aalut public qui iréve de faire santef fdeS' nio&umeitts» et d'égorger des otages, il y a un >a homme dn lattres» » le .vieux Pjrat/ toute sa vie oppuimé du sifflet, et qui ne l'a pas yolé.
Ié& vieux Pyat, Konneur essoufflé d!antitiaèses qu'il emprunte souvent,, et qui en veut au.ekl et à la terre paroa qu'il sonne creox.; le vieux Pyat, qui se distingue du vulgaire en oficant publiquesient une psime aux aâsassins de soia, ;^ilà l'acier du comité de salut public. Les autres membres n'en sont que le plancher et les montants. Ces autres n'ont pas écrit, ils n'ont pas été siffles ; ils éprouveront moins le besoin de mordre à la chair humaine.
Rien sur la terre ni dans les eaux profondes, ni dans les bois ni sur le pavé, ni tigre, ni requin, ni serpent, ni homme, rien n'est cruel, féroce et implacable à l'égal de Trissotin sifflé.
Trissotin veut donner la mort, et il trouve que c'^ert *reç peu. — Afc ! tu m^as sMflëî Ml tu es de
cette espèce qui sîfBe! Tu n'as pas admiré ma prose, m mes vers, ni mon pinceau, ni ma voix, ni ma danse ; tu ^es nié mon génie, et <( si ce n'est toi, c'est ton frère ou quelqu'un des tiens » : meurs! meurs! et que ne puis-je te faire mourir mille fois !
Ainsi, Trissotin s'est montré depuis Denys le tyran, et Néron, et Chilpéric , et Henri VIII, princes trissotins. Robespierre, Marat, CoUot-d'Herbois et quantité de ces sanguinaires avaient été diversement histrions. Us firent le beau rêve de couper le sifflet à la moitié du genre humain.
Le voilà donc président du comité de salut public, ce joli vieux Pyat. Si la machine pouvait durer et le fequin y rester, le monde en verrait de 'belles! Et quel empressement de la vermine littéraire à se fourrer là dedans !
Remarquez que tout ce gouvernement d'idiots furieux est rempli de ces gens de lettres , qui n*ont rien pu aux lettres. Deux ou trois seulement, et pom' •un temps, y gagnaient leur vie ; mais encore à quel «mploi ? Des pitres ! Rochefort fut leur Apollon ; M. Lockroy, dt puis M. Paschal Groussét, et puis M. Vallès, et puis encore Vésinier iértaient de ce Parnasse. Cela descend jusqu'à Vermorel, certainement le dernier des cuistres, si la concurrence l'empêche d'être le premier des gredins; et le pdlisson innomé qui écrit le Père Duckêne en était aussi. Ils ont presque tous commencé leur gloire au Figaro^ délices du bourgeois. Et à la fin , M. de Villemessaiït, leur Mécène, s'est trouvé trop pur, «i hien que Hfforo a péri. Ils î%nt tué.
336 PARIS PEKDi^NT LA COMMUNE.
L'antiquité eut un pressentiment de cette aventure : elle parle d'une chienne immortelle, presque déesse, laquelle enfantait des chiens qui la dévoraient.
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