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Il semble que le gouvernement a donné ordre de fusiller les membres de la Commune sitAt qu'ils sont arrêtés, et que la plupart des plus fameux, cVst-àdire des plus scélérats, ont déjà péri. Ainsi Millière, Domhrowhki, Delesclu/.c, Gaillard, et «piantité d'autres. Sans «Imite, tout cela n'est pas constaté, et plusieurs sont dits ou se disent mort* qui vivent et qui reparaîtront. Les morts assurées sont celles de leurs victimes. Ku tout cas, nous demaudous que l'on cesse d'opérer si lestement et que l'on réserve ce qui reste. Ces hommes ont mérité une autre justice, il importe à la société qu'elle leur soit rendue. Le grand intérêt n'est pas tant à se débarrasser d'eux personnellement qu'à délivrer le monde et de leurs st lipides doctrines et de leur intime et sanguinaire f néglige* Mieux
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vaudrait que quelques-uns échappassent et que fous fussent connus. Il faut qu'on les voie, qu'on les entende, qu'on les juge. 11 le faut encore pour euxmêmes, aiin qu'eux aussi se connaissent, connaissent ce qu'ils ont fait, se jugent et expient.
Les exécutions sommaires frustrent égali ment la justice^, qui est un besoin social, et la grande humanité chrétienne, qui est un devoir dont aucun crime ne dispensa envers aucun criminel. Plus le crime est horrible, plus il importe à la société de s'acquitter envers celui qui Ta commis. Elle lui doit deux choses : le bourreau et Dieu, l'échafaud et le pardon.
La justice s'interdit les expéditions secrètes. Elle n'est point un soldat qui se haïe, ni un adversaire encore irrité ou tremblant, quoique victorieux. Elle ne s'expose pas a frapper plus ou moins qu'il ne faut, à jeter un lambeau d'honneur sur le cadavre réservé pour le linceul d'infamie. La barricade où meurent nos soldats, le pan de muraille où les assa.^ins ont appuyé leurs victimes sont sacrés par ce noble sang : qu'on ne les souille pas en y répandant, après le * combat, le saiifj des malfaiteurs et des lâches ! IJue le plat du glaive cearte le criminel du champ de bataille et de martyre, et le pousse là où s'expient au grand jour les crimes de l'intelligence et les crimes du i teur ! Hue le peuple voie punir le criminel • que le criminel lui-même se sente puni ! Alors le repentir peut le viMter et le racheter éternellement. On a droit de le tuer, non de lui oter son recours eu grâce auprès de Dieu.