‹ Paris pendant les deux siéges (volume 3)Chapitre 135 sur 150 · PARIS PE.MU3T LA COXM · texte numérisé non relu

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M . Berlin, deux maisons à lui. Me maison de M. Uertiu est relevée M. Tbiers le sera? Peut-être. Je ré ce cas la pierre tombée de l'Kglisi sinon, au eboo des pierres qui to rien ne restera debout, rien ne sera

J'ai passé devant le nouvel Opéi touebé. Le groupe dos demoiselles dansant. Je pense qu'à travers toute qui pourraient n'être pas finies, ce :

moderne sera conservé. Il apprend turcs comment nous vivions et nou quand lu fête prit lîu. Les cendres d laves d'ilcrciilanuni ont conservé d< cuments.

Sur la place de l'Opéra, comme ; piruux des caves et des sous-sols plaire frais, o/n/i tuuiultuarîum , 01 crainte des jtèUtileuses. Ces pétrol les imaginations. En peu de jours, un nom durable. Paris ne s'alte:

fvmmes-lii. Pari-* avait tort. Ces foi pas tombées do la lune. J'en ai vu d saîlles; la plupart sont d'anciennes < peaux. Elles ont dansé à Asniercs e

Toute société a pour ennemis im clim-s qu'elle s'est faits, surtout le amusements et de ses vices; et depu a plus d'e>claves que pour cette desl Cil étail, toul autant que les deuioi L'esclave ne pardonne pas à qui l'a

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est plein de ces esclaves. Tant qu'il ue les aura pas affranchis, la torche sera facilement rallumée.

Je finis. Je ne voulais vous parler que de votre Paris, je ne vous ai parlé que do l'autre. Mais du \<\tn\ qu'y a-t-il à dire? Il a été broyé, pillé, ensanglanté, meurtri ; il est tranquille. Los couvents se repeuplent, les églises sont rouvertes, les prêtres distribuent la chair de l'Agneau à ceux qui ne veulent pas dévorer l'homme. Dans ce monde-là, on bénit Dieu de ce qu'il a sauvé, ou se raconte ses protections et ses grâces, on renoue les fils brisés des bonnes œuvres ; et Ton sait que, nulle tyrannie ne pouvant abolir Dieu, il ne faut craindre ni le travail, ni la ruine, ni la mort.

Pour le moment, ma rue du Bac et ses voisines barricadées, fusillées, bombardées et brûlées, sans commerce, presque sans passants, sont devenues une des retraites du silence. Je m'aperçois que l'on peut vivre sans entendre le bruit des voitures ni le bruit «lu canon. C'est même une bonne vie. Qu'importe le reste i*n un temps qui semble fait pour dégoûter finalement d'espérer et de eraindre'et qui relègue Imite vie dans le lointain du passé ou dans le lointain • If l'avenir?

on

PARIS PEKIlAM LA COMXME.

JTNÉBA1I.LKS HE 1. AKGHEVÈQl'E DE PARI».

Aujourd'hui Paris a entendu le canon. C'était pour annoncer les funérailles «le l'Archevêque. Le corps, quittant le palais archiépiscopal, est porté triomphalemenl a Notre-Dame ; ce corps, massacré il y a quelques jours contre le mur intérieur d'une prison, et enfoui avec d'autres à l'angle d'une me! Derrière lui marche la France , représentée officiellement par l'Assemblée nationale ; devant lui s'avance la croix. proscrite, a vrai dire, depuis neuf mois ; car le gouvernement régulier l'avait laissé chasser des école*, avant que le gouvernement insurgé la fit tomber «Jii fronton des églises et l'arrachât même des autels. La croix revendique et reprend sea droits parle martyre- II y a une voix du sang et du témoignage irai l'appelle impérieusement. 11 faut céder, Dieu le veul.Le* barricades s'abaissent, la passion du sauvage s'impose le frein, la passion plus rebelle et plus sourde du lettré s'impose le silence, la croix passe. You> ferez demain comme il vous plaira, vous cuuiprvndrez ou vous ne comprendrez pas, vous changerez de voie ou vous continuerez dans votre voie mauvaise : mais voici un martyr, et vous laisserez passer la croit ! Il y a deux grandes palmes sur ce cercueil, deux

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palme* immortelles. La palme de l'obéissance est unie à cello du martyre. Avant de mourir avec, cette sérénité qui accepte et qui pardonue, l'Archevêque avait fait un acte de foi et d'humilité plus précieux même que sa mort. Entre la captivité du siège et la captivité de la prison, il s est soumis à un décret do l'Église qu'il avait combattu. C'est lu gloire de sa vie, sa couronne plus resplendissante que la couronné de sang, le triomphe de son àme sacerdotale. C'est par là qu'il a sauvé son Église, et qu'il obtiendra de Dieu pour son peuple un autre pasteur qui le gardera dans la foi.

Que la mémoire de Georges Darboy, archevêque de Paris, témoin de Pierre vicaire du Christ, et témoin du Christ, fils unique de Dieu, soit )>énie à jamais !...

Même date.

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