‹ Paris pendant les deux siéges (volume 3)Chapitre 137 sur 150 · IN PRÉCURSEUR DIS COMMTOECX · texte numérisé non relu

IN PRÉCURSEUR DIS COMMTOECX

C'est de M. Thiere qu'il s'agit M. Tkiers force de le poursuivre, nous aimerions à le suivre. Il est aujourd'hui, non pour la fois, le mauvais génie de la France, et penft-êtra qnll ne le voudrait pas, peut-être qu'il l'ignore. Il croit n'avoir pas de doctrine et ne s'occuper que d'arranger les affaires. 11 a, au contraire, une doctrine Maaffermie, et c'est la doctrine par laquelle les afaîraa de la France ont toujours été dérangées; nous* toutes les affaires, celles de la banque, gloire, celles de la religion. M. Tbiers, qu'il fa ou l'ignore, est révolutionnaire en son fana. Ccet le Révolution, non la France, qu'il sert «I qu'il veut servir. H lui fraie la voie, il lui fait la feièche large pour qu'aucune force ne la puisse pèoa Une seule chose peut l'abuser là-dessus, c'est In fenr qu'il est sujet à prendre quand le mal eât cette peur tardive ne l'éloignera jamais du mal qui reste à faire.

S'il réfléchit à sa politique actuelle, il quarante ans d'expérience ne l'ont pas changé, doute parce qu'elles ne l'ont pas éclairé.

Kcoutons-le dans son Histoire de la Révolution, sur

la confiscation des biens du plergé. Il emploi^ t^us les arguments qui détruisent la propriété. La Révplution est là tout entière :

On ayait aboli la féodal iU, mais il restait encore I prendre une dernière mesure pour détruire ces grano> çorns, qui avaient été des ennemis constitués de l'Etat contre l'État. Le clergé possédait d'immenses propriétés. Il les avait reçues des princes à titre de gratifications féodales (!), ou des fidèles à titre do legs. Si les propriétés des individus, fruit et but du travail, devaient être respectées, celles qui avaient été données à de* corps pour un certain objet pouvaient recevoir d$ Ja Ici une autre destination.

C'était pour le service de la religion qu'elles avaient été données ou du moins sous ce prétexte; or, la religion étant un servi» e public, la loi jiouvait régler le moyen d'y subvenir d'une manière toute différente.

L'abbé Maury déploya ici sa faconde imperturbable; il sonna l'abiriiie «liez les propriétaires, les menaça d'un envahissement prtM'haiii, ,lt prétendit qu'on sacrifiait les provinces aux agiotons de la capitale. Son sophisme est assez singulier pour «Mre r,ipjK>rté, etc.

Que de faits dénaturés, quo d'idées fausses ! Il va ainsi pétulant deux pages. Vers la fin, parlant des pensions attribuées aux religieux dépossédés, il ajoute :

Poussant même la prévoyance plus loin encore, l'Assemblée établissait une ditrérence entre les ordres riches et les ordres mendiants, et proportionnait le traitement des uns et ,4es autres à leur ancien état. Elle lit de même pour les pensions... On ne pou\ait pousser plus lmn le ménagement des habitude?,,

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Il nous semble <iue l'Assemblée de Versailles, en

i5ti PARIS PENDANT LA CnXHLHE.

rétablissant la maison démolie de l'historien, a voulu donner raison ù « l'imperturbable faconde » de l'abU* Maury, et non pas seulement ménager les habitude* de M. Thiers. Il nous semble aussi que M. Thiers. conséquent avec les principes de son histoire, ne devrait pas accepter cette réparation. Il nous semble encore que les habitudes de nos révolutionnaire?» étant de démolir et de piller les maisons, M. Thiers devrait respecter ces habitudes-là comme les antres, ou du moins indemniser ceux qui les ont contractée* lorsqu'ils sont empêchés d'y céder. Mais M. sait être inconséquent dès qu'il s'agit de lui.

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