‹ Paris pendant les deux siéges (volume 3)Chapitre 50 sur 150 · LXXX · texte numérisé non relu

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H démubrt.

L'AHCIIEVÊQUL l>£ POSfcN A VERSAILLES.

Par certains cotés, le Journal des Débats est véritablement admirable. Jamais un ne lui reprochera de s'entêter outre mesure, de ne savoir pas se relâcher à propos dans ses amitiés, dans ses haines, et même dans ses principes. Selon les temps : Vive le roi, tît» la ligue ! Mais avec cela ce sage a des constance! dignes Je M. Blanqui, des cris de tous les temps ; et le voici qui part contre l'infaillibilité doctrinale el contre la souveraineté temporelle du l'ape, connut*

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aux beaux jours de Louis-Philippe et de Napoléon III.

C'est la démarche de rérainent archevêque de Posen auprès du roi de Prusse qui lui fait pousser ce cri de guerre contre la Papauté, si opportun en plein siège de Paris. M. Adolphe ViolleMe-Duc saisit l'occasion pour agiter la bannière gallicane qui parut en dernier lieu aux mains de MM. Daru, Ollivier, Augustin Cochin, Loyson et autres politiques de grande gloire, secondés par les brillants rédacteurs de notre ami le petit Français.

Le Journal des Débats y quoique anciennement grave, a ses excentricités comme les autres. Il est mêlé d'ingrédients charwariques. Mais nous n'aurions pas aisément pensé qu'il regardât la défection du drapeau français à Rome comme la dernière victoire de la France impériale, et la prise de Rome par les Piémontais, qui sont les Prussiens de l'Italie, comme la première victoire de la France républicaine.

Ainsi en juge manifestement M. Viollet-le-Duc. Mgr Ledochowski, archevêque de Posen, très-grand personnage religieux et politique, n'étant pas forcé de partager les vues du Journal des Débats, ayant même une tout autre manière de voir, a suivi une autre voie. M. Viollet-le-Duc et le Journal des Débats ne nous semblent pas le blâmer à bon droit. Il y a lieu de croire qu'un évêque catholique, grand aei» gnetir polonais, sait réfléchir sur les intérêts de son Eglise et de sa patrie, et s'y entend mieux que les doctes du Journal des Débats.

Considérant i° que Rome est un bien commun et indivis de toute la famille catholique en quelque lieu qu'elle soit répandue, un bien insaisissable, inaliénable, sacré, confié à l'administration du Père pour garantir son indépendance spirituelle, laquelle garantit celle de ses enfants ;

Considérant : 2° que Rome et son État constituent en outre une nation vivante, qu'aucune autre nation n'a le droit de violer ni d'asservir, encore qu'elle soit petite et désarmée, et qu'il importe d'empêcher ce crime détestable entre fous, même à une époque où il faut en subir de si grands :

L'archevêque de Posen, de son droit et de son devoir d'évèque, de son droit et de son devoir de catholique, de son droit et de son devoir d'homme et de citoyen, s'est donné la peine de venir h Versailles auprès du roi de Prusse dont il est le sujet. En *on uom, au nom de sa patrie polonaise, au nom de se» concitoyens catholiques de tout le royaume de Prusse, il a prié le roi Frédéric-Guillaume de protéger le droit du Pape, c'est-à-dire le droit de tous les catholiques présentement assujettis à la domination prussienne.

Le Journal des Débats oublie de nous dire ponrqroi l'archevêque de Posen, dont la démarche lui déplaît, aurait dû ne rien faire en faveur du droit du Pape, de son propre droit à lui-même et du droit de sa nation, par la raison que le roi de Prusse est à Versailles en guerre avec la France? Que doit Mgr Le* dochowski à la France, laquelle d'ailleurs ne guerroie officiellement ni pour ni contre le Pape, et même, si

l'on en croit le Journal des Débats, no se soucie aucunement de son droit ni de sa foi ?- Que doit l'archevêque de Posen à la France, ou comme catholique, ou comme Polonais?

Comme catholique, il peut croire que la France est sur la pente de l'apostasie, et officiellement l'apostasie est déclarée depuis le 6 août. Comme Polonais, il n'a reçu aucune parole de la France depuis ce fameux mot des premiers jours de Louis-Philippe : L'ordre règne dans Varsovie. Avant d'abandonner Rome, la France avait dès longtemps abandonné la Pologne, par un même principe de trahison envers la civilisation catholique. En cela, et en beaucoup d'autres choses, Napoléon n'a été que la suite identique et la conclusion logique de Louis-Philippe. Hélas! la Pologne et tous les faibles, et tous les trahis, et tous les vaincus du monde n'auraient que trop sujet de ne pas aimer la France; et la rupture serait éternelle si le cœur des peuples n'était plus intelligent et plus haut que la fourbe, et la lâcheté des diplomaties.

L'archevêque aurait-il dû s'interdire de porter sa requête au roi, parce que ce prince est Allemand et lui Polonais, parce qu'il est protestant et lui catholique? Alors donc, nous ne devrions rien faire pour Rome, nous, parce que le gouvernement qui nous a conquis le 4 septembre est pour le moins nihiliste ; et nous ne devrions pas non plus plaider, parce que le juif Crémieux, qui n'est pas plus de notre nation (c'est son aveuï que de notre religion, gouverne la justice; et le vaillant curé de Sainte-Marguerite de-

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vrait s'interdire d'aller jamais à sa mairie pour aucune affaire, parce qu il y remontrerait à titre de puissance le petit juif Mot tu ?

Il faut accorder à l'archevêque de Posen le droit et !e devoir de s'aboucher avec son souverain, même à Versailles, lorsqu'il y a urgence. Si nous avions su nous mieux conduire avec la Pologne du temps de Louis-Philippe et du temps de Napoléon, peut-être que le roi de Prusse ne serait pas à Versailles. Et parce que le roi de Prusse est à Versailles, ce n'est pas une raison pour que le duché de Posen et le pays rhénan cessent d'être catholiques.

Cela étant, nous demandons comment l'archevêque pouvait mieux faire et pouvait autrement faire? Sujet prussien, où pouvait-il chercher secours pour le droit du Pape ? En France, auprès de 51. Jules Favre, ou du vieux petit juif Crémieux, ou de l'éloquent Gamhetta? En Russie, auprès de ce bourreau qui arrache de son lambeau «le Pologne la dernière goutte de sang pour i n arracher le dernier reste de foi catholique? En Autriche, «levers le lin 51. de Beustt Tout cela se vaut et vous vaut, et catholiquement ne vaut lien, et ce serait la même chose de s'adresser i Victor-Emmanuel en personne. Il est bien probable, à vrai dire, que la Prusse ne vaut pas mieux; mais elleest plusforte et pourrait être moius inintelligente. L'iirchoèque a fait son d. voir.

(le qui parait choquer 51. Viollet-le-Duc , c'est que Mgr Letlochowski « a célébré la puissance du roi. » Pour le moment, il faut avouer qu'il y a do quoi. L'archevêque sollicitant son souverain n'était pas

tenu de manquer à ses habitudes, qui sont celles d'un prélat fort doux et d'un grand seigneur très-poli. M. YioUet-le-Duc serait sans doute plus âpre , mais il faut laisser à chacun son genre. Ces paroles courtoises n'ajoutant pas un canon à l'artillerie prussienne (pas plus que d'Âpres paroles n'en (itéraient un), les gens d'esprit du Journal des Lébats ne devraient pas prendre garde à si peu. De telles remarques ne servent qu'à irriter les inutiles courages de Belleville; vain profit.

L'on doit, au Journal des Débats , savoir que les compliments et la puissance sont des choses qui vont et viennent. L'archevêque de Posen n'a pas fait au roi de Prusse un compliment aussi réellement flatteur en lui demandant justice, que, par exemple, M. Favrc, sous-chef du gouvernement français, en lui demandant la paix. Hélas ! voilà une flatterie. Et lorsque le Journal des Débats aussi, après M. Jules Favre, et plus haut, il y a quelques semaines, demandait avec instance et persévérance la paix, s'il avait été alors admis à l'audience de Versailles, est-ce qu'il aurait débuté par des injures?

L'illustre archevêque de Posen, prélat infaillibiliste, comme le dit avec raison le Journal des Débats, et très-ferme dans cette doctrine, malgré les désirs de son gouvernement despotique et hérétique, a fait voir au roi de Prusse le visage d'un prêtre qui ne laisse pas les pouvoirs humains régler sa conscience, et qui n'a pas besoin d'une autre force «pie celle de sa conscience, pour remplir son devoir envers luimême, envers les hommes et envers Dieu.

440 l'A IUS PENDANT LE SlfiGK.

En revendiquant le droit souverain du pape infaillible, il a fait comprendre à l'homme en ce moment le plus puissant et le 'plus redouté du monde qu'il y a pourtant un droit qui demeure contre la force, et un juge des armées et des rois victorieux, et des croyances que l'artillerie n'écrase pas et qui, en apparence vaincues , vont prendre possession dans l'avenir, d'où elles écraseront toute artillerie. Pende cabinets diplomatiques et peu de cabinets de rédaction contiennent les hommes qu'il faut pour dire an roi de Prusse ces choses-là.

Et si M. Viollet-lc-Duc croit le contraire, c'est qu'il a le bonheur de vivre a l'écart des diplomates, et des journaux, et du monde; mais son illusion prouve rien.

U décembre.

DISSOLUTION DES TIRAILLEURS DE RELLEV1LLE. — SUPPRES- SION DU JOURNAL DE BLANQUI. — CE QU'lL Y A AU FOX» M' SAC DÉMAGOGIQUE.

La dissolution précipitée de ces fameux tirailleurs de Flourcns, pour cause d'indélicatesse militaire et civile, va bien avec l'extinction de la Pairie blanquiste. Mêmes gens , mémo, œuvre, même fin : l'é* toulïement dans la boue. C'est le supplice que letm

chefs demandaient pour l'Église catholique, suivant une formule de M. Edgar Quinet, lequel, nous l'espérons, n'y tient plus tant; et s'il y tient toujours, il peut entrevoir comment cela finira. La seule diffé- . rence est que ces misérables sectaires offraient leurs mains pour « étouffer le catholicisme dans la boue, » tandis que l'Église et la société les laissent fort tranquillement s'encrotter eux-mêmes*

Voilà ce que représentait chez nous le tapage d'impiété tyrannique des dernières années. Tel est à Paris, avec les appoints de Lyon et de Marseille, ce nombreux et terrible peuple révolutionnaire à qui l'on a tant sacrifié en France et dans le monde! On peut le tAter partout, on le trouvera partout semblable. Il y a quarante ans qu'un poète a appelé cela la yrande populace et la grande canaille, et nous y croyons depuis ce temps-là. Canaille, oui, nul moyen d'en douter. Mais saint ou grand, qu'on en juge!

Assurément l'illustre bataillon de Belleville et les appoints de Lyon et de Marseille, en y ajoutant les malandrins européens de Garibaldi, ne fournissent pas tout ; mais que Ton décuple la somme apparente, le grand total fournira encore peu de chose, et voilà ce que c'est. Ça n'est pas fait pour se battre, ça ne veut pas se battre, ça ne se bat pas; — c'est battu*.

« Nous sommes tous républicains et athées, » disait l'autre jour un de ces drAles. Il avait bien raison, et il disait plus qu'il ne croyait dire. L'espèce humaine sans Dieu est une bête féroce, effectivement; mais elle est surtout une béte lâche. Cette portion de Belleville était la fleur du troupeau choisi.

\K2 paris i'i:.M>Avr le sieoe.

Ce qu'il y a do mieux dans le genre humain régénéré par l'athéisme devait se distinguer en matière <]e lâcheté par quelque phéuomêne : elle n'y a pas manqué, et elle a fait sa démonstration devant l'ennemi.

Nous sommes convaincus, pour uotre part, .pie c'est la même chose ailleurs. La Prusse, qui nourrit île bruyants démagogues, a ses raisons pour n'en pas paraître. trcs-alarinée. En quelques coups de mitraille, suivis d'une décharge plus longue de coups de bâton, elle assouplira ce monstre, qui prendrait' joug. Plaise à Dieu île donner la victoire ù la France. car autrement l'espérance et la ligure même de la liberté disparaîtra pour longtemps de eu monde athée, el le genre humain se reconstituera dans l'esclavage. Le voli-au d'indépendance allumé par Luther se montrera alors pour ce qu'il est : une friponnerie contre toute liberté et toute dignité de l' homme. La l»èle lâche se vautrera aux pieds de son César; elle !■■ rraindra, l'assassinera et l'adorera.

Dans la réalilé, la démagogie n'a point de peuple. Elle n'a que des chefs. Ce n'est pas une. sociétés 'est une bande. Ils forment un milice lilet sous lequel n'existent que des •lupus eu petit nombre et un ramas de eette matière sale et brutale, devenue plus animale qu'humaine, qui demande des spectacles et du pain. La main qui lient le lilet, c'est la main de César. Conspirateur* mitre eux, ils conspirent aussi les uns contre les .-mires. Du s'eutrovole pour le compte de César, et on se vole entre Césars comme dans le bataillon modèle entre frères. Au fond, c'est

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toujours la tyrannie qui se fabrique, et les artisans, incapables de faire autre chose, finissent par devenir prêtres de ce César qu'il» ont fabriqué, quelques-uns saus l'avoir voulu. Regardez, puisque nous les avons sous les yeux. L'u Arago, un Motlu, un Ferry, un Simon, mémo nu Gambetta, et à peu d'exceptions près, tous, que voulez-vous qu'ils fassent, sinon un maître?

Quelle autre conception peuvent-ils former? Qui est avec eux et leur veut prêter la main pour faire autre chose? Qu'ont- ils à donner au monde? Et dans lems bureaux, dans leurs trous d'avocats, dans leurs forums où ne pénètre rien du fond de l'Ame humaine et de la véritable vie des peuples, encrassés do mille systèmes ineptes ou fous, livrés aux furies de l'ambition personnelle, que savent-ils des besoins du monde? Ils vivent au gaz et sur lo pavé, dans le factice, depuis la sortie du berceau jusqu'au bord de la tombe. Il y a deux choses qu'ils n'ont jamais vues : l'une est la voûte du ciel, l'autre est l'herbe des champs ; et il y a deux êtres qu'ils ignorent : le premier est le vrai Dieu, et le second est l'homme vrai.

Mais la miséricorde divine déchire le vil filet de la conspiraliou athée qui nous donnerait le dîcu César,

l'infài t bêle dieu de chair. Le vrai Dieu vient au

secours de l'homme vrai. Il dissout la nature factice, il réveille la vraie nature. L'Apotre envoyait un disciple dans k-s Gaules, et lui disait : « Va par là; tu trouveras un peuple substantiel, un peuple de grand sens et de grand cœur qui embrassera la vérité. >i C'est ce peuple substantiel qui va reparaître dans le

nous mettons, pour ne citer qu'un exemple, huit hommes d'une seule vieille maison de France, tous sous les armes : les huit Gontaut-Biron, fils des deux frères. La bande à Blanqui n'aurait pas trouve ce sang de Gontaut assez pur; la France le salue avec un sentiment de joyeuse fierté. Elle salue Grancey et Dampierre, et tant d'autres d'ancienne ou nouvelle origine, tombés dans leur sang. Les vieux recommencent, aucun ne finit. Et les Frères des Écoles, naguère poursuivis de tant d'injures, sont là aussi, honorés et acclamés de leurs anciens adversaires, et nos prêtres aussi, et nos religieuses. Toute la France bat d'un seul cœur.

La France existe : Dieu lui a rendu sou cœur — nt elle recommence!

10 décembre.

RAPPORT A l/EMPERElR PAU M. ROI LAND.

Le gouvernement autorise la publication dans le Journal officiel de quelques fragments d'un rapport sur certain papier des Tuileries concernant les affaires ecclésiastiques. Ces fragments sont curieux, mais insuffisants, et il se peut que l'auteur inconnu du rapport, M. Louis-Auguste Martin, n'ait pas luimême très-bien connu le fond et l'intérêt des affaires traitées dans les papiers sur lesquels il rapporte.

lions par les fragments du rapport de M. Martin nous remplit de joie. Nous y reconnaissons le langage des évéques.

Les paroles empruntées des lettres de MgrBravard, évêque de Coutanees, et de Mgr Dours , évêque de Soissons, seront remarquées. Ces deux prélats appartiennent, ou plutôt appartenaient à l'opinion gallicane, et durant tout le Concile on les a vus des plus persévérants dans l'opposition. lis tiennent l'un et l'autre un langage excellent. Ce fait montre le peu que pouvaient ces forts ministres césariens, les Baroche et les Roui and, qui se vantaient de régir les évéques. Sauf peut-être quelques chefs, et encore ! on peut dire des gallicans ce que nous disions hier des révolutionnaires déterminés : Il n'y en a point. Un pas se présente qu'aucun ne veut franchir.

Quelqu'un que l'on reconnaît bien aussi dans ce rapport, et dont le langage n'apprendra rien à personne, c'est M. Rouland, raisonnant de l'attitude des évéques à propos de la politique italienne.

En quelques paragraphe*, M. Rouland a condensé tout son ridicule personnage. Voilà donc les rapports que recevait ce pauvre sot d'empereur ! Mais en cela il était coupable, parce qu'il connaissait l'homme. On n'a pas le droit d'être empereur quand on n'est pas de taille à juger M. Rouland. Et si étant de taille à juger M. Rouland, on l'emploie néanmoins, et dans un si grand poste, alors c'est que l'on veut mal finir; et à force de Roulauds partout , l'on finit mal.

Plus Ton réfléchira sur l'empire de Napoléon III, plus l'on s'étonnera qu'il ait tant duré. C'est la véri-

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table humiliation do la France. Pour faire tenir ce néant, il a fallu la rencontre et la combinaison de néants la plus rare qui se soit vue en aucun pays.

Et ce qui est atroce , le comique n'y manque pas ! M. Rouland, laissant parler sa grande âme indignée, s'élève contre le « mouvement ultramontain, » et déclare à son auguste sire que « la France » a réagi a contre toutes ces colères fulminées au nom de Dieu pour des préoccupations de territoire et d'argent! »

Nous l'avons vu une fois ou doux en ces jours-là, le digne homme. Étant ministre de l'instruction publique et des cultes, il se considérait comme le véritable cocher du véritable char de l'État ; car il avait à contenir et à faire marcher d'accord, disait-il, h ces trois chevaux fougueux, la philosophie, le protestantisme et le catholicisme... Mais!... » Et sous son toquet de velours, avançant sa main bêche et pinçant ses lèvres d'abricot, il prenait la pose d'un lier homme qui tient trois chevaux fougueux.

Pieux d'ailleurs. Il disait : a — Je veux de la religion ; et quand j'assiste le dimanche à la messe de mon village, au moment de l'élévation, moi, ministre de l'Empereur, je m'incline... quoique la messe soit dite par un simple prêtre ! ! »

Cela, nous l'avons entendu.

Hélas ! que c'était drôle, cet Empire!

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