‹ Paris pendant les deux siéges (volume 3)Chapitre 77 sur 150 · PARIS PEIMMUIT LE 81ÉG£. IIS · texte numérisé non relu

PARIS PEIMMUIT LE 81ÉG£. IIS

laquelle elle sacco le un roi; deda»soujehe du Piémont. 0 républicains ! voyez s'il faut avoir besoin d'un roi quand vous ave» passé quelque part.

Ce sont les républicains qui Font assassiné. Les voilà bien avancés! H était lui-même assassin* ILe patriote qui Ta servi peuirra» se trouver F un de ceux qu'il avait armés pour assassiner JNarvaea, comme il en fui accusé ; et il ne * en défendit pas, trouvant la chose légitime et même louable. 11 était aussi assez républicain, ou le laissait assez, croire pour que Ton comptât sur lui. Sa popularité en France se fabriquait dan* ce monde-là. Lorsqu'il commença la rébellion où sombra le triste trône d'Isabelle, il fut fort loué et encouragé de» journaux reçus au cabinet rouge dos Tuileries. Napoléon 111, le lin politique, avait sou cabinet rouge comme il avait son cabinet noir. Le « faiseur de rois » n'était pas sans relations avec ce cabinet rouge, sinon comme faiseur de rois, au moins comme défaisetir de Bourbons. Et il allait ainsi, poussé par le vent révolutionnaire et par le vent résaricMi, qui est toujours et partout le même vent. En vérité, il a fait sa révolution et son César, mais non pas le César sur lequel on comptait.

Et l'Espagne expire. Infortunés peuples du Christ, quelle lèpre s'étend sur vos fronts à mesure que le vent d'impiété y sèche l'eau du baptême ! Mais cette plaie frappera tous les fruits et tous les premier» de la terri', «•! vous ne guérirez pas, et vous ne serez pas délivrés des bourreaux, tant que vous n'aurez pas appris à aimer la justice.

Vous avez battu des mains à tous ces chefs <fe

hordes infâmes et stupides, vous avez applaudi aux succès de la force et de la fraude, vous avez trouvé bon que la force ne connût de devoirs qu'envers elfemême, et que César enfin n'eût point de supérieur ni d'égal en ce monde, parce qu'il vous a semblé que César était votre rempart contre Dieu. A présent, subissez César. Vous savez quels hommes le préparent, vous voyez comment il s'achève. Certes, il peut vous délivrer du Syllabus; mais il a l'obus.

Subissez-le jusqu'à ce que Dieu vous rende l'amour de la justice, et vous trouve dignes de voir et d'avoir enfin des justiciers au lieu d'émeutiers, et des pasteurs au lieu de maîtres.

Quant à cet honune, on le nommait Prim.

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