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I a tuncu\ li.itt.iit miii <hi*\;il l't *oii chien : Li» rfiii-n hurl.i, lt* (lh'\.i] m* «lit rien. Uu.iinl tut parti l'huiiiiiu' tcrrihle, !.•• rhit*n «lit au fîht»v.il : « K*-tn ilonc uim*iimM*' 7
Les coups ne te Font-Us pai mal ?
— Jamais je ne me plains, lit le ndble aannal .
— Va donc, 'lâche, tu n'es «fn'iine <bête de somme,
Et tu mérites qu'an l'anamnâ ! »
1/lftomne rentra : Je chien lécha les mains de l'homme . JJurs tranquillement le cheval dit au chien :
« Les coups à toi font-ils du "bien ? »
Si M . Raftisboime veut réciter son apologue i ses collaborateurs en tournai des Débats, avec un petit commentaire, j'aiine à croire qu'il n'em faudra pas davantage pour les corriger 4e la manie d'envoyer M. Jules Favre à la conférence de Londres, *w il Saurait guère qu'à lécher des mains ;auxqnettes la Franco doit autre chose.
Huel triomphe ! si le tournai des Rébais 4©%*eaait lier et digne comme 4e cheval de M, ftatàsbeune ! Tout Paris dirait :
L'a|>olo£iie est un dou <jui vient des immortels.
20 janvier.
NUIESSirÉ T>K LA PfUÈRE ET DE XA PÉMTEKCfc .
La guerre rat un métier de patience, la pénitence au^si. lou^ les mands capitaines le di&eut, tous les maiUv.N île la vie spirituelle l'enaeigueni. D'un côté
comme de l'autre, il y a sans doute des coups de violence heureux, mais ils emportent la palme plutôt que la victoire. Les vrais victorieux sont les persévérants, ceux qui ont résolu de soutenir le combat pour long qu'il soit et pour variées et contraire* qu'en puissent être les fortunes, et qui s'obstinent généreusement à n'être point vaincus.
Le bouillant Paris aura beau dire. Soumis à l'épreuve de la guerre et de la pénitence, il ne s'en tirera pas par un coup de force ni par un coup d'adresse, il lui faut être patient. La force, c'est la patience ; le génie, c'est la patience ; le pain, le fin, le fer, c'est la patience ; et la patience, c'est la verts. Or la vertu n'a rien de difficile, sinon qu'il fiot la demander à Dieu. Il est vrai que cette difficulté est très-grande à Paris, où il y a tant d'hommes habiles, savants et fiers, mais si habiles, si savants et si fiers, qu'ils estiment n'avoir aucun besoin de Dieu.
Ils croient à Tosséine, à la dynamite, aux canons « se chargeant par la culasse, » en général à toutes les choses qu'ils font. Ils ne croient point à Dieu, se l'ayant point fait. Le gouvernement de la défense nationale, qui s'est fait lui-même, prétend croire à lui-même ; il prétend croire aussi à « vaincre ou mourir. »
Mais il parait de plus en plus que tout cela ne suffira pas. Et il nous semble qu'en «effet tout cela ne doit pas suffire, parce que tout cela ne communique point la vertu, du moins en quantité nécessaire età autant de cœurs qu'il faudrait.
Ce serait une immense injustice de dire qu'il n'y*
PAHIS PKNDAIST LE SIÈGE. 141
point de vertus dans Paris. A* Dieu ne plaise que nous nous donnions ce tort ! Il y a dans Paris de grandes et éclatantes vertus. On y voit de très-beaux courages, d'admirables désintéressements, des constances stoïques, et tout cela jusqu'à l'abondance. Mais ce sont des vertus naturelles qui peuvent conduire à 1 honneur de ce que Ton appelle avec raison une belle mort. Seulement ces vertus ne sauvent pas toujours. .Elles ne méritent que l'admiration des hommes, avantage dont les hommes eux-mêmes fixent le prix, en se lassant intérieurement et quelquefois extérieurement de l'obtenir. Les vertus naturelles rentrent encore dans l'ordre des choses qui, en lin de compte, se trouvent de fabrique humaine. On meurt avec leur concours, sans assurance de résurrection.
Il nous faut des vertus surnaturelles, il faut les puiser à leur source ; sinon, point de secours suffisant.
L'équipage d'un navire en détresse fait bien de jeter à la mer toute sa cargaison, tout son lest, et inAme ses canons et sa mâture, qui ne peuvent rien «outre le courroux du ciel. Tout cela est sage, et d'une certaine manière généreux, le cœur de l'homme ayant coutume de s'attacher fortement à ces objets, Mirtout à sa cargaison.
Pour dire la vérité, Paris fait parfaitement ce sacrifice. .Mais si la tempête continue, et si le péril st'aggnr e, tout cela n'est plus assez généreux ni assez SHj'.e.
Il faut que l'équipage jette à la mer aussi son
comme de l'autre, il y a sans doute des coups de violence heureux, mais ils emportent la palme plutôt que la victoire. Les vrais victorieux sont les persévérants, ceux qui ont résolu de soutenir le combat pour long qu'il soit et pour variées et contraires qu'en puissent être les fortunes, et cpii s'obstinent, généreusement à n'être point vaincus.
Le bouillant Paris aura beau dire. Soumis à Tépreuve de la guerre et de la pénitence, il ne s'en tirera pas par un coup de force ni par un coup d'adresse, il lui faut être patient. La force, c'est la patience ; le génie, c'est la patience ; le pain, le vin, le fer, c'est la patience ; et la patience, c'est la vertu. Or la vertu n'a rien de difficile, sinon qu'il faut la demander à Dieu. Il est vrai que cette difficulté est très-grande à Paris, où il y a tant d'hommes habiles, savants et fiers, mais si habiles, si savants et si fiers, qu'ils estiment n'avoir aucun besoin de Dieu.
Ils croient à Tosséine, à la dynamite, aux canons « se chargeant par la culasse, » en général à toutes les choses qu'ils font. Ils ne croient point à Dieu, ne l'ayant point Tait. Le gouvernement de la défense nationale, qui s'est fait lui-même, prétend croire à lui-même; il prétend croire aussi h « vaincre ou mourir. »
Mais il parait de plus en plus que tout cela ne suffira pas. Et il nous semble qu'en effet tout cela ne doit pas suffire, parce que tout cela ne communique point la vertu, du moins en quantité nécessaire et à autant de cœurs qu'il faudrait.
Ce serait une immense injustice de dire qu'il n'y a
point de vertus dans Paris. A Dieu ne plaise que nous nous donnions ce tort ! Il y a dans Paris de grandes et éclatantes vertus. On y voit de très-beaux courages, d'admirables désintéressements, des constances stoïques, et tout cela jusqu'à l'abondance. Mais ce sont des vertus naturelles qui peuvent conduire à l'honneur de ce que Ton appelle avec raison une belle mort. Seulement ces vertus ne sauvent pas toujours. «Elles ne méritent que l'admiration des hommes, avantage dont les hommes eux-mêmes tixent le prix, en se lassant intérieurement et quelquefois extérieurement de l'obtenir. Les vertus naturelles rentrent encore dans Tordre des choses qui, en tin de compte, se trouvent de fabrique humaine. On meurt avec leur concours, sans assurance de résurrection.
Il nous faut des vertus surnaturelles, il faut les puiser à leur source ; sinon, point de secours suffisant.
L'équipage d'un navire en détresse fait bien de jeter à la mer toute sa cargaison, tout son lest, et même ses canons et sa mâture, qui ne peuvent rien contre le courroux du ciel. Tout cela est sage, et d'une certaine manière généreux, le cœur de l'homme ayant coutume de s'attacher fortement à ces objets, *urtout à sa cargaison.
Pour dire la vérité, Paris fait parfaitement ce sacrifice. .Mais si la tempête continue, et si le péril s'aggnr c, tout cela n'est plus assez généreux ni assez sh;:<\
Il faut que l'équipage jette à la mer aussi son
142 l'AMS PENDANT LE SIEGE.
eœur, ou plutôt son orgueil ; car son cœur, averti de bieiij loin de s'opposer à ce suprême sacrifice, le conseille secrètement. 11 faut joindre les mains, se mettre à genoux, lever les yeux au ciel, invoquer le Maître de l'abîme et du vent. Les matelots font un voftu à la sainte Vierge, et, sans cesser de donner à la manœuvre les soins qui peuvent encore être utiles, ils attendent que Notre-Dame de Bon-Secours leur jette le câble. Si Ton y regarde Lien, 1 homme ue peut rien faire de plus grand. Pourquoi? Parce qu'il s'humilie, et en s humiliant il se proclame fils de Bien.
Nous osons conseiller à Paris d'essayer de la miséricorde, de Dieu , et de demander à Dieu la vertu surnaturelle de la patience dont il a besoin pour être sauvé. On commence aujourd'hui, avec l'autorisation de Mgr l'archevêque, une neuvaine à Notre-Damedes-Yictoires dans ce but. Si quelque chose de tous les cœurs s'unissait à cet effort des cœurs chrétiens, nous aurions bientôt des nouvelles de Dieu, et les Ames le sentiraient à leur vigueur renouvelée.
L'un de nos adversaires s'écriait darnièremenl qu'il fallait pourtant choisir entre. Pascal et riVis» rers. Cet adversaire et d'autres feraient Lien, et le moment en est venu, de laisser Yinivers de c4té .Mais puisque Pascal leur inspire tant de confiance, ceeft un conseil de Pascal que nous leur donnons, Paeeal l»ensait là-dessus comme les matelots qui invoquent Notre-Daine-de -Bon-Secours. Il disait quil y *4*f «boses que l'on peut demander aux mathématique** et d'autres plus essentielles qu'il ne faut demander
PAJtlà FEM>AM IJÙ SIÉGK. J 43
i|uà bit'ii, car les mathématiques ne Les donnent pas. Il conseillait aux esprits forte, trop confiants en leur science inutile, de prendre de l'eau bénite, de se mettre à genoux, de prier. — Cela, disait-iL,. « vous abêtira. » C'est son mol ; et le mot est très-profond. Nous mourons d'une enflure et d'une hydropisie d'orgueil : il faut que l'humilité nous désenfle et nous ramène à cet état où Dieu nous veut, hors du- ♦fuel ni le corps de l'homme aa toute sa vigueur, ni sa raison toute sa lumière, ni son cœur toute sa vertu.
22 janvier.
KKTBÀ1TE MILITAIRE DE M. IROCHV.
< >n lit dans le Journal officiel :
Le gouvernement de ta défense nationale;! décidé <pjt le mmnisiuleiDrat en chef de l'armée de Paria serait désonna L« sépacé «k la présidence du gouvernement.
M. le général de division Yinoy est nommé commandant **n chef de l'armée de Paris.
Le titre et les fonction* de gouverneur de Paris soat supprimés .
M. le génital Trochu conserve la présidence du gouvernement.
Le 4 septembre, en avançant pins ou moins U main, M. le général Trochu s'est emparé du pouvoir; mais ce jour-là aussi et par cette action-là, il a perdi le droit d'être malheureux. Les dictateurs ne vivent que de succès; et plus particulièrement ceux qui n ont pas attendu que le peuple vint les chercher à leur charrue, n'ont point congé d'attendre que le succès les vienne trouver à leur bureau. L'échéaace est arrivée promptement et cruellement. Voilà M. le général Trochu réduit à la présidence civile, c'est-àdire par terre, comme devant l'obus. Avec lui soi gouvernement est écrasé. 11 se relèvera, s'il se relève, au commandement et par la main d'un autre.'
On plaint le général à cause de ses honorables et nombreuses qualités personnelles, qui l'ont pu abuser sur sa capacité publique. Il a plus fait qu'où ne veut aujourd'hui l'avouer, il voulait assurément faire plus et mieux qu'il n'a fait, et nous le trouvons encore un homme de cœur dans le parti qu'il a pris de se diminuer. En restant avec le gouvernement, il y conserve le dernier élément de consistance qui peut lui permettre de tenir la rue tranquille pour le temps qu'il faut, afin qu'au moins nous ne périssions pas au milieu d'une orgie révolutionnaire, et que la mort, si elle vient, soit décente. En récompense de quatm mois d'efforts, la cité funeste peut désirer l'honneur de la chasteté :
Elle tombe, et, tombant, range ses vêtement*.
Ce service, où M. Troclm s'immole, ne sera pas à nos yeux le moindre qu'il nous ait rendu. Si la catastrophe est écartée, une grande part lui sera due encore par là dans l'éclat de la victoire. 11 s'est éclipsé dans le premier rang; nous lui souhaitons de reconquérir dans le second le lustre qu'il y avait acquis, un peu trop peut-être pour ne s'attirer pas le malheur d'en sortir. Mais enfin, il faut oser le dire pour le besoin de la conscience humaine, l'éclipsé est juste. Au milieu des compagnons du 4 septembre, M. Trochu n'a pas tenu la place d'un militaire et d'un chrétien. Ces gens-là étaient dans leur rôle; lui, non.
Quant à eux, qui donnent par le fait leur démission dans les mains d'un soldat de l'Empire, on ne peut ni les assister , ni les plaindre , ni presque les condamner. Ils sont moins les hommes que les vices du temps, les rachi tiques d'une espèce mauvaise, qui, en somme, s'en va. « Regarde-les et .passe, » dit le poète.
Us out su très-habi|ement choisir le généralTrochu, à cause de ses défauts et de ses lacunes. Ne pensant point qu'ils dussent combattre, ayant basé leur combinaison très courte sur une prompte paix, ils avaient besoin d'un général politique, objet que leur trèsindigent parti d'avooats ne leur fournissait point. Général pour contenir l'émeute, politique pour rallier et tromper ce qu'ils appellent les réactionnaires, honnête homme pour se laisser tromper par eux. A passer les premiers moments, il leur fallait que ce chef fût monarchiste, quasi bourbonnien. Us l'ont trouvé; mais lui a trouvé la guerre sur quoi ils ne comptaient II. 10
pas ; et lui, qui ne craignait pas la guerre, a trouvé qu'il ne se connaissait pas.
Tel, comme dit Merlin, cuide engeigner autrui , Qui sou veut s'engeigue soi-même.
Que de gens, depuis le commencement de cette guerre, se sont engeignés! Et M. de Bismark aussi, le grand engeigneur, s'est en geigne, et plus que tons les autres ! Quelle erreur à lui, quelle sottise vengeresse de son orgueil d'avoir voulu trôner dans Paris, lorsqu'il pouvait si bien s'affermir dans ses conquêtes! et quelle bénédiction pour la France qu'il l'ait ainsi contrainte d'enfanter des armées, lorsqu'il pouvait, lui laissant Paris, la parcourir en tous sens, livrée aux perpétuels avortements de la guerre civile !
Ainsi, de quelque côté que Ton regarde, aucun des hommes de co temps, tous si fiers, hi assurés de leur mérite, si hardis à entreprendre, si peu scrupuleux en tous genre d'entreprise, aucun jusqu'à présent n'a fait ce qu'il a voulu, et Bismark n'est pas plus près de l'empire d'Allemagne que Favre de la repu» blique française. Ni les uns ni les autres ne savent oà ils en sont, ni ce qu'ils font, ni où ils vont. Seulement ils n'en sont pas où ils voudraient , ils ne font pas ce qu'ils méditaient de faire, et ils n'iront pas où Us comptaient arriver. Ils détruisent, ils ne bâtissent pas ; ils tuent, et ils ne savent pas te qu'arrose le sang qu'ils répandent, ni ce qui sortira de ces fosses dont Dieu fait des berceaux.
Et nous non plus, quant à ce monde, nous m savons pas où en sont nos espérances. Mais nous noua
l'AMS PEXIM3T LE SIÈGE. 147
résignons, parce que nous voyons de plus en plus que l'homme n'a que la mort ; et nous espérons, parce que nous voyons de plus en plus que Dieu a la vie. Avec ce mépris des fortunes et des œuvres humaines, avec cette claire vue de l'abondance de vie que Dieu arrache des ruines et fait pleuvoir aussi par les déchirements de la foudre , comment ne pas attendre un immense triomphe de la vérité !
Le feu prend à ces étoupes sèches dont parle Isaie, et, suivant la parole du prophète, l'étincelle y est mise par les mains elles-mêmes qui les avaient préparées pour cacher la vérité et la rendre méconnaissable. La véhté seule résistera, et la fin de tout ceci sera la splendeur de toute la vérité.
Entre les erreurs que nous voyons mourir, nous pouvons compter Terreur gallicane. C'était là une é taupe dont nous connaissons le danger, et nous pouvons la mentionner, quoique les politiques, qu'elle a tant dirigea, n'en apprécient guère les conséquence». Elle reçoit un terrible coup de la disgrâce de M. Troehu, qui en a l'esprit, sinon les doctrines. Depuis dix-huit mois, le gallicanisme théorique et pratique a mis, pour ainsi dire, toutes voiles dehors. U a parlé au Concile par les voies les plus habiles ; il a été au ministère par M. Daru, à la dictature par M. Troehu. Qui nous contestera qu'il est mort?
23 janvier.