‹ Paris pendant les deux siéges (volume 3)Chapitre 88 sur 150 · LA FIN · texte numérisé non relu

LA FIN

A l'heure présente, tonte espérance humaine est perdue. Nos armées ont partout échoué ; les plus heureuses sont celtes qui n'ont point subi de désastre. <>n dit que M. Jules F&vve est à Versailles demandant la paix, personne ne voit d'autre partie prendre. Avec les armées, le gouvernement croule. Un seul malheur pouvait; surpasser celui d'avoir un gouvernement de cette sorte, c'était de le voir tomber» Nous y sonates. Heureux les morts !

Tant a tourné contre nous, testes les appréhensions soBt justifiées, testes les espérances ont péri, ou plutôt avorté* Osons le dire : sauf un dédain général de la ruine matérielle, tout a été misérable.

Ce qui reste h faire, le dernier remède possible, le miracle à demander et que nous pouvons encore espérer, puisque nous pouvons encore l'implorer et le mériter, c'est de rompre avec la Révolution. Ce sera le même miracle que de sortir des bras de la mort. Mais la miséricorde divine est si grande, et un peu de bonne volonté humaine est quelque chose de si puissant contre la justice de Dieu, que ce miracle peut nous être accordé même avec quehpie ménagement pour les restes de notre orgueil.

Aidons-nous un peu, Dieu fera beaucoup, et, en attendant que notre raison soit rétablie, il nous laissera bénignement croire que nous pouvons beaucoup.

Pour le moment, une chose est à souhaiter plus encore que les conditions les moins défavorables de la paix : c'est le maintien de la tranquillité et de la dignité publique. Ayons au moins la décence de ne pas nous entre-déchirer sous l'œil d'un surveillant qui pourrait intervenir le bâton à la main.

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