PROFESSION DE FOI
Nous croyons que toute l'E&riture de rAncien et du NouveMi Testament est inspirée de Dieu, et constitue ainsi Tunique et infaillible règle de la foi et de la vie.
Nous adorons un seul Dieu^ Père, Fils et Saint-Esprit, cTèêrteur des cieux et de la terre.
Le Père, dans son éternelle et infinie miséricorde, lorsque mms étions entièrement perdus, par suite de la désobéissance d'Adam, et justement condamnés à cause de nos péchés, a tellement aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique.
Le Fils y (( la parole qui était au commencement avec Dieu, » et qui était véritablement « Dieu au-dessus de toutes choses béni éternellement, » est devenu véritablement homme, a Dieu Boanifesté en chair. » Jésus-Christ est le seul médiateur entre Bieu et les hommes. Il nous a parfaitement rachetés de la condamnation éternelle par son sacrifice expiatoire, s'étant offert lui-même à Dieu pour nous comme une oblation et une victime d'agréable odeur. Livré pour nos offenses, il est res- STiscité pour notre justification. Il est monté au ciel et s'est assis .à'ia droite de Dieu, où il intercède pour nous.
Le Saint-Esprit t que le Fils a envoyé de la part du Père, régénère les rachetés « élus selon la prescience de Dieu; » il habite en eux, il les fait marcher dans l'intelligence de sa parole et dans la sanctification, sans laquelle nul ne verra le Seigneur. Tl est accordé à tous ceux qui le demandent. C'est par Itii ^e Jésus -Christ dirige et gouverne l'Église, qui est son épouse et son corps.
Jésus-Christ appelle tout homme à la repentance, sauvant pleinement^ gratuitement et sans aucun mérite qui leur soit propre, tous ceux qui croient en son nom et qui s'approchent de Dieu par lui.
Nous attendons des cieux le Seigneur Jésus, qui doit revenir • et nous introduire dans la gloire. Il ressuscitera les morts, jugera le HKOide avec juatâce et ivendra à cbaeun aekn ses ceuvres.
Telle est notre foi. Nous voulons faire tous nos eiTorts pour la propager. En même temps^ nous tendons une main fraternelle à tous ceux qui^ en quelque lieu et sous quelque dénomination que ce soit^ aiment le Seigneur Jésus et Tinvoquent en sécurité^ et nous les considérons comme membres de rÉglise universelle.
Au Père qui nous a aimés^ au Fils qui nous a lavés de nos péchés dans son sang, et au Saint-Esprit^ notre consolateur^ soient louanges et gloire à jamais! Amen!
Ce n'est pas le temps d'entrer dans aucune controverse sur cette pièce. Nous pourrions demander aux protestants qui la jurent pourquoi ils nient au Pape et au C4oncile le droit d'établir des définitions et des professions de foi ; et aux protestants qui la rejettent, sur quoi ils se fondent pour excommunier (et excommunier du budget ! ) leurs frères qui prennent licence d'interpréter la foi. Mais ces matières obtiendraient aujourd'hui peu d'attention.
Nous voudrions seulement savoir ce que le Journal des Débats t particulièrement Tantithéologien M. David, pense de ce syllabus ]\iTé par son collaborateur M. de Pressensé.
Nous voudrions savoir de M. de Pressensé s'il se maintient dans ce syllabus^ et alors ce qu'il espère du Journal des Débats pour la difficile et laborieuse opération du (( relèvement moral. »
Et pourquoi, ayant juré et professant encore à l'heure qu'il est un syllabus certainement antipathique au Jou7mal des Débats^ il nous en veut si furieusement de professer un syllabus antipathique à lui, pasteur Pressensé... et polémiste peu sensé?
Que s'il s'est défait de son syllabus et l'a jeté aux
orties pour exécuter avec plus d'agilité ses exercices de conférencier au théâtre de la Porte-Saint- Martin, et de rédacteur au Journal des Débats^ alors il nous permettra bien de le trouver un peu « effronté » et « cynique » (ce sont ses propres paroles à notre égard), quand il nous reproche de prétendues palinodies et de prétendus reniements politiques dont il est très-mal informé. Nous autres, nous n'avons pas changé notre Syllabus^ et nous ne l'avons jamais caché ni déguisé. Le pavillon politique, trèssecondaire, et attaché à une corde très-mince sur noire navire, pour les seules nécessités de la navigation, a pu flotter au vent et être emporté par la tem7 pête; mais le drapeau religieux demeure à poste fixe, cloué au plus haut du grand mât. Même pendant la captivité, nous ne l'avons pas amené. Pendant la liberté, on l'a vu toujours sur la même route, quel que fut le temps ; et tout l'effort de l'orage n'a pas pu seulement nous faire louvoyer une heure.
C'est en ce sens que nous avons reproché à M. de Pressensé de parler de ce qu'il ne sait pas; car pour ee qui regarde les orthodoxies protestantes, y compris la sienne, nous croyons qu'il n'en ignore rien, et qu'il est tout à la fois libre-pasteur très-orthodoxe, et libre-penseur... très-sensé.
(10 fkRtS PENDANT LE SIÉ6E.