‹ Paris pendant les deux siégesChapitre 46 sur 86 · SUCCÈS MORAUX DE LA COMMUNE · texte numérisé non relu

SUCCÈS MORAUX DE LA COMMUNE

La Commune de Paris, oembattae par n4ytfie amiée semble réeervée à une prompte fin milîtaif e« Les ^énépanix Ckisepet, ftond^owsld et umtiiee ma tiendroult

PARfft »ZNBiËNT Là GOMMOKl. 311

^at, dnq mois, 6t len i4c Prttsdiens ée Y-^Ba^Hes, d -eotûiae les nomme le leUDiMxiierr R^cbefort, faroAt^ee -que m'en! pti faire les Prussiens de Serlin : ils entre^ ront, en dépit4es femllets ée Rocliefert le lanternier, bon assassin d-e prôtrés, faible soldat.

CepetftdAnt, la jus^ioe vent qne nous ne mécontiaissicyns pas les isnccès de la Commnine. Mie ^n ^h- ^ent, et d'assez grands. Elle est hautement flattée par -des poliitiques qui ne manquent pas d'importance, les nans républicains, les antres bowaiwatrtiôteB. Us tei prômefttentàpettpièsdelaipeàpeu près ce qû'Mte yeutj et ils sont en cela, selon nous* pins sincères qjtt'ils ne pensent.

Du côté des républicains, on distingue M. Thierrs, M* Louis Blanc, M. Dufaure et M. Henri Martin, qui vient d'écrire une lettre ce émouvante >> à laquelle V^Sffici&f^B M. Thiers s'est rallié. Et Von sait d'ailleurs si M. Thiers «est républicain! Il «n oublie k prudence, et menue quelquefois le français.

Du cMé des bonapartistes, il y a ce fameux prince Plon-Plon, l'ennemi de la calotte, sorte de Rockcfort timbré de la couronne impériale ; et l'on distingue encore le publiciste Hugelmann, qui est une manière

dé ffillioray.

Entre républicains et bonapartiste^f il existe toujours, à travers le perpétuel échange de coups de poing, un certain accord, une certaine affinité que rien n'a pu dissoudre et qui se manifeste par-dessus ou par-dessous les hostilités personnelles. On p*^e dVHi bord à l'autre sans difficulté de conscience^ à ^use d^ l'idéalité ônate du btft. M. Thiers est botitt-

partiste parce qu'il est révolutionnaire^ et Bonaparte disait : Je suis la Révolution. Napoléon III, qui se donnait Tan passé pour Thomme de 92, a toujours admiré M. Thiers. Condamné à se jouer de M. Thiers, il s'est exécuté, ce qui empêche M. Thiers de lui rendre amour pour amour ; mais 92 est toujours le nœud, et M. Thiers, tout glissant qu'il est, n'jr échappe pas. Il fait des fuites, il revient. Cela est plus fort que ceci. Malgré lui il crie : Vive la République, et sa perspicacité ne Tavertit jamais que c'est crier : Vive Bonaparte. Pas plus, du reste, que Bonaparte ne s'aperçoit que crier : Vive la Révolution, c'est crier : Vive la République et à bas la couronne. Il y a bien des confusions dans ces fortes têtes, qui ne sont pas fixées sur l'existence de Dieu, et qui ignorent la distinction du bien et du mal.

Vers la queue, les deux partis, républicain et bonapartiste, se confondent tout à fait. On est indifféremment l'un ou Tautre, et généralement l'un et l'autre. Or, suivant l'usage de tout ce qui est à l'envers, cette queue mène au socialisme.

De là le succès de la Commune de Paris.

Le prophète Henri Martin ne fait aucune différence entre Paris et ce qui s'est a])pelé la Commune. Au fond, pour liii c'est tout un, c'est la même chose» sauf peut-être quelque malentendu léger. Or, Paris est a la tête et le cœur de la France; » donc la Commune est la tête et le cœur de la France ; donc la France veut ce que veut la Commune. Si la France voulait autre chose, elle aurait tort. Mais la France, qui n'est que la marche charnue de Paris m tête

et cœur, y> ne se donne pas un tort si grave. Par conséquent, il n'y a pas de division, et Versailles, le a rural » Versailles veut ce que veut Paris. Ainsi raisonne M. Henri Martin, approuvé de V Officiel de Versailles : « Les idées qu'exprime avec tant de force et d'autorité Thonorable M. Martin ont déjà été plusieurs fois exprimées par le Journal officiel; mais il est bon (?) qu elles soient répétées par les voix les plus autorisées au milieu de tant d'aberrations ! »

Cependant que veut Paris. — Écoutons le prophète autorisé :

« Paris, le vrai Paris^ répond M. Martin, veut deux choses : le maintien de la République en France et rétablissement des libertés municipales dani^ Paris. // a cru^ non pas unanimement^ mais en majorité , qu'on voulait renverser la République et refuser à Paris ses libertés. »

Voilà le malentendu. C'est peu de chose au fond, surtout à présent que le malentendu est réparé par la loi municipale provisoire^ laquelle sera amplifiée et consolidée et donnera alors tout ce que c( le vrai Paris » désire; c'est peu de chose, surtout depuis que la République est reconnue à Versailles comme la forme constitutive et définitive de la France. On ignorait sans doute un peu ce second point; mais M.Martin l'atteste dans sa lettre approuvée ; il en est témoin presque garant.

Qui peut donc empêcher la Commune de mettre bas les armes et de prendre l'ours de la République et de M. Martin, c'est-à-dire M. Thiers prolongé? A

314 PÂ4Ud PElXDJLKr lÀ COHMGNE.

FÎQBtaQr'd^ii certmi personnage de comédie, M. Mais tm « se ie demande,» et le Journal vffidel aussi. Hé- 11»! noas «otnnesic «u milieu de tant d'aberrations!»

Ik^ittre sidTrage répablicain donné à la Gonufinne^ non pour la (iremière fois^est eeitti de M. LonisBiânc* n écrit <fOLi\ n'y avait 'cfM deux ^hx^ses à faire ponr ej»|>éeher la ^gtierre eirile ! «c La proclamation éela^ iSAte ^e la Bfépublîque par 1* Assemblée nationale, et Tadoptieii d'i^ne loi mettant Paris en possession pleine et entière de ses libertés municipalest. d AL Louis BkMic faîl-il partie de Parb^ le Trai Paris? Nous ignorons si M. Henri Martin se le demande. MoisoQdne peut douter «qu^il n^appartiemie à l'âme domaraneuse.

Le9 ^éaioig>Aaiges bonapaitistes ae sont pas moins etteourageaats. Noas avons mentionné cette brochu^re attriiMiée an prinee cousin, qui revendique Tbonnetir du programme communeux pour les I-détk napoléon 7iieunes, où iâ e^ en effet contenu. Le publiciste Hugclman va plus loin*

iîUas le joornal intitulé iia^ Sitimiion, qu'il pui^ à Lendrds, ie pabliciste Hugelman pr(>pose au mxté^ chai .Mao^Miihoti un petit coup dc^nt le sucûès no Uni parait pas •dKyaleax*

Sehm le pabliciste Hugelman, les demandes <àe rassemblée ce ne sont pas te moins du monde plus légitimes ^le œlles de la Commuoe, car elle ex)^oe une autorité contraire à l'esprit e* à la lettre de son mandat. i» Il uyafiourle publiciste Hugelman, qu'une «iiborité lé^tinie : c'^est miàe qui est abon>née à ia

Dès \ffrs >qf«e 4é^ friire te m«^ehftl Mll^^]|f «bon? Oéci : «dépdBev fiÛDfuItanéfDmt l'AsscRodbiée de V>er^ ailles et ta Gommtme de Paris, ^^vo^rôquerwi: plébiscite qui rétablisse Tautorité abonnée à la 52^â^n.

Et le publiciste Hugelman fait cette déclaration intéressante :

« // est certain que la Commune ne refuserait pas de traiter avec le maréchal , entouré d'un ministère composé d'bommes sans couleur politique et sans antécédents administratif, sur la base d'un appel à la nation aussi large que pourraient le désirer les plus avancés des citoyens. »

Les plus avancés!

Aiûsi, le parti républicain laot «ntiar, depuis Ltmiâ filant jtwqu'à M. Tbiers, -«t ime portiMSi peutê*f^^ïi?6taMe •du'pwrti bôtiapatti^te, parli tî^èMixi^ant, AMWient en somme raison à •<;«« citoyens a avancés, ^ qni feirt ett <^ mfoment leur maâ& 4ans Pari», ^ens MKsisi capal>les die fusiller Im otages (fo'iiieoMesta*' MemeM habiles ^ se fémrair âWgè»lerie ei de linge.

Non^e^letoeiyt, les brâfs et ^s <î6èi»rs leur soml ou^ Vê^s, mais iei^ e&prttd volcsit vers^rax. En leur repn»*^ chant rirrégttlarhé des Sonnes, on recoimait ea 6us des fpèf es et des ^précfersèttrs.

Si l'on veut •Mmp^^r les firvanoes <|ai leur softt Mtes, et le mépris cotïk^diire ^« IVm ^iM^igne ^mas. pmivr^s^ bûmiétes gens^ Ton awra un senlimeiit jtsste de ce qDie peut ^tte le geuveirnenieiit répairateur de deEiaîn^ etlaftépubiiquepregressived'après-demai».

Nous "S^rton^ de l'Égypite riâvoltitionnaipe, il faut eûcere Testpéi^ et ttotis l'e»pèr<ms ^encore. Mais de

plus eu plus il devieut vraisemblable que, de toute cette génération qui mange de Toignon égyptien, quelques-uns à peine verront la terre de justice et de paix.

CLXVUI

26 ayril.

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