CLXXXVIII
rw PETIT MONSIEUR DU 4 SEPTEMBRE.
Un de nos amis , M. liebman , qui^ durant tout le siège, n'a cessé d'exposer sa liberté et sa vie poor ïaire échapper les prêtres, les religieux et les religieuses menacés par la Commune « a eu hier la con^ solation d'être le premier à leur rouvrir les portes de Paris.
Il a ramené 9 en habit, le Frère visiteur de la Congrégation, qui a immédiatement repris possession de plusieurs geôles envahies sous le règne des maires de l'espèce Mottu. Partout le cher Frère a été salué par Taffection et le respect du public.
M. Liebman a ramené aussi douze sœurs de la Charité, dont la présence en ce moment est si nécessaire. A Saint-Denis, il s'est trouvé en présence de l'illustre sieur Mahias^ l'un des plus précieux assesseurs de la mairie Arago, présentement assesseur de M* Jules Ferry, en qualité de sous-préfet (ou quelque chose comme cela) de Saint-Deniisi M. Liebman lui a demandé un laisser-passer pour douze religieuses. M. Mahias a refusé, au moins sèchement. ^-^ J'ai eu tort, reprit M. Liebman, de dire qu'il s'agissait de religieuses. — Pourquoi? demanda le gracient favori du 4 septembre, jadis coupeur de nouticUes
dans quelque journal. — Parce que, continua M. Liebman, ayant été chassées par les voyous de la Commune, elles sont certainement indignes de rentrer!
Le monsieur du 4 septembre alors devint un tant soit peu moins rogue, et voulut bien télégraphier à Versailles pour savoir si les sœurs de la Charité peuvent rentrer. M. Picard répondra un de ces jours.
29 mai.