‹ Paris pendant les deux siégesChapitre 77 sur 86 · LE DRAPEAU TRICOLORE ET LE DRAPEAU BLANC · texte numérisé non relu

LE DRAPEAU TRICOLORE ET LE DRAPEAU BLANC

Le Français a l'habitude de nous citer inexactement. 11 le fait parfois avec un art qui nous contraint de le redresser. C'est l'occasion où il nous met aujourd'hui, à propos du drapeau tricolore.

L'on peut alléguer plusieurs choses contre le drapeau tricolore. Il a eu de belles aventures, il en a eu de tristes aussi, beaucoup ! Son histoire, en France, n'est pas celle de la concorde des citoyens et de l'inviolabilité du territoire. Il a vu considérablement d'émeutes très-sérieuses. Ce qui est plus sérieux encore, il a vu trois invasions. Et ce qui le charge d'autant, c'est que les séditions et les invasions ne sont pas sans rapports et sans lien. Ainsi le tricolore Farre^ s'étant levé contre le tricolore Bonaparte, les

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suites n'ont pas laissé de favoriser, d'abord le Prussien, et bientôt après le communeux.

Tel est le plus récent, sinon le dernier chapitre d'une vieille histoire qui commence avec le drapeau tricolore. Il y a lieu en outre de remarquer que, dans ce tricolore, le rouge a la propriété redoutable d'envahir beaucoup sur les autres couleurs et de ronger de plus en plus le blanc et !e bleu, si bien qu'il n'en reste guère.

Cependant, parlant de l'événement qui met en présence le blanc et le tricolore, nous nous sommes contentés d'observer que « le drapeau qui fat planté sur les minarets d'Alger vaut celui qui descendit de la flèche de Strasbourg, qui tomba des murs de Paris et qui se recula de Rome, »

Voici comment le Français, avec son art répréliensible, arrange et commente cette phrase ;

Le rédacteur de Y Univers»,, comme toute affection est chez lui doublée d'une haine... il ne lui déplaît pas, en môme temps qu'il exalte le drapeau blanc, de jeter quelque boue sur le drapeau tricolore, » qui, dit-il, descendit de la flèche de Strasbourg et tomba des forts de Paris.» Nous avons souvent combattu M. Veuillot, mais nous lui croyions Tâme plus haute, et nous ne savions pas que ce fût à ses yeux un si grand tort d'ùtre vaincu.

Le Français nous ferait plaisir de rétablir le souvenir de la désertion de Rome dans la phrase qu'il prétend citer, et qu'en réalité il falsifie. Encore que nous ne mettions pas le Français tout à fait au sommet des intelligences, il peut certainement comprendre que ce souvenir n'était pas là sans dessein.

Nous réservons notre jugemant sur rame Je MM. les rédacteurs du Français^ et nous nous abster uons de mesurer l'élévation .où nous pensocis qu'elle puisse parvenir. Leurs procédés habituels nous feraient supposer que cette jeulie âme n'a pas encore résolu de prendre la route qui monte.

Si les rédacteurs du Français s'attachent bu drapeau tricolore, ce n'est pas probablement qu'ils le croient vaincu. Sans doute, il est tombé de Strasbourg, il a quitté les forts de Paris, et il a reculé de Rome ; mais leurs yeux ardents le voient flotter sur Les préfectures et sur toutes les cantmes où se dépense le budget.

H juiUet.

Le Français s'exécute. Il veut bien reconnaître que la désertion de Rome est au nombre des faits du drapeau tricolore qui nous font regarder sans honeur le drapeau blanc. Mais comme le Français n'a pas erré de bonne foi^ il ne revient pas de bonne gràoe. ;Au lieu de nous faire simplement justice^ il ^cherche à justifier son iniquité. A quoi bon, puisqu'il faut eikfin avouer le délit? S'il s'importune, comme il le laisse

ingéntteauesii voir, de i»ous entendis crie^ au faussaire, il a'a qu'à ue piits fausser^ La ii[iani>e de lïe pas vouloir subir te l»ax est plus innoceiite ^igat^ celle ^âe le fabriquer. Un journal doit se mettre en mesure 4e vivre saas pareil secours. Est-ce 'son mtérêt absolu de faire le faux? C'est le nôtre alors de le défaire. Qu'il s'abonne alors aux instances en tectificatikHi.

Il entre dans les plans du Fr&fiam de nous montrer attachés au drapeau blane par uti lien politique. Mais ce n'est point cela^ et il n'entre point dans notre plan à nous de laisser courir cela* Sur la questtofi du drapeau, nous nous bonio»s à dire que le blanc vaut le tricolore* Jl existe pour nous un vieil éte^ard du Roi, vexilta Begis^ qui vaut plus ^e l'un et Tautre, qui est pkis à l<a taille des peuples et des mondes, plus &it pour envelopper toute la nation des Francs. C'est celui-là seul que nous suivons.

Nous estimons d'ailleurs qu'on peut aller au blsmc et s'y attacher, aussi correctemeait poor le Moins qvi e plusieurs qui s'en séparent et dévalent au tricolorip,. S'il nous plaisait de croiser ces décampants ii^<'n4U*chistes plus ou moins pâles courant au tricolore f^'ùs ou moins vif, nous ne ferions coanme eux qu user de notre libellée Us v^nt chea^cker la r^ubiique à Versailles, on a bien le di«oit de l'aller cherdier i Cbambord. Selon nous, à Chambord, 'elle a plus de style, et elle sent moins les fricassées. Ils disent que le drapeau de la France est à Versailles. Non. A Versailles, il y a peut-être le drapeau du suffrage universel, porté par M. Gambetta, et plus certainement le drapeau des cantines, tricolore aussi, soutenu par

M. Thiers ; mais le vrai drapeau français est à Chambord. Il est là dans l'isolement, c'est un malheur ; mais enfin, pour Thonneur, l'isolement n'est pas une raison.

Le Français s'est Oublié à dire que nous laissons le tricolore parce qu'il est vaincu. Il a tort de nous imputer iine vilenie et de se permettre une si forte sottise. Nous ne laissons pas le tricolore, par la raison que nous ne l'avons jamais porté ; et ledit tricolore n'est pas vaincu, puisqu'il flotte sur les préfectures. Le Français nous demande ce que ces préfectures viennent faire dans la discussion. Et qu'y venait faire cette imputation de nous éloigner des vaincus ?

Il aune autre idée plus maladroite. Il nous objecte qu'à Rome le drapeau blanc a protégé le gallicanisme. Nous ne voyons pas bien cela^ et c'est une autre histoire, plus vieille. Louis XVI est mort en affirmant sa foi et son obéissance à l'Église et en déclarant son amer regret d'y avoir manqué par contrainte. Nous avons vu à Rome, il y a un an, le gallicanisme très^ réveillé et très-agissant sous la protection du drapeau tricolore.

Pour finir, que le Français cesse de nous falsifier, lorsqu'il jure qu'il nous cite ; c'est ce qu'il peut faire de plus subtil et de plus adroit, et le vrai moyen de nous laisser sans réplique.

PARIS PENDANT LA COMMUNE. SQi)

14 juillet.

LES ANNALES RELIGIEUSES d'oBLÉANS CORRIGENT UN DIS- COURS DU PAPE.

hsi Semaine religieuse d'Orléans, qui se publie sous le titre d'Annales du diocèse, donne un,e version altérée d'un discours du Saint-Père, qu'elle nous emprunte" d'ailleurs fidèlement, sans le dire. C'est le discours célèbre adressé à la députation française. Nous n'avons pas laissé ignorer avec quel soin ces paroles furent sténographiées de la bouche même du Saint-Père ; et l'on sait quel important avertissement elles donnent aux catholiques libéraux.

La feuille religieuse d'Orléans n'a pas transmis cet avertissement à ses lecteurs. Ou elle l'a omis, ou elle Ta bififé.

Nous répétons la phrase authentique :

Mes chers enfants, ce qui afflige votre pays et l'empêche de mériter les bénédictions de Dieu, c'est ce mélange de principes. Je dirai le mot : ce que je crains, ce ne sont pas tous ces misérables de Paris, vrais démons de l'enfer qui se promènent sur la terre. Non, ce n'est pas cela ; ce que je crains, c'est cette malheureuse politique, le libéralisme catholique, qui détruirait la religion.

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Évidemment, « libéralisme catholique » est le moi. Et l'on conviendra que le Saint-Père a suffisamment appuyé pour être entendu. Néanmoins, c'est là que porte la suppression. Le mot ne se trouve pas dans la version, en tout le reste exacte, publiée par les Annales du diocèse d Orléans,

Cette feuille religieuse s'empressera certainement de réparer un grattage qui décolore toute la pièce, et qui substitue le vague le plus insignifiant à l'avertissement capital, absolument net et précis, dont la charité de Pie IX a voulu gratifier Tintelligence des fidèles.

Nous nous permettrons d'insister pour que la rectification soît faite, ou pour que la feuille religieuse d'Orléans déclare si quelque motif Tautoiise à biffer un mot de cette importance dans la rédaction sténographique que nous avons donnée.

19 juiHet.

On s^ sôuvie&t de la suppressicm pratiquée ^par les Annaies ou Semame retigieuse du diocèse d'Orléans, dans un discours de Pie ÎX, emprunté fidèlement {sauf en ce point) aux correspondances de V Univers, 11 s'agissait du catholicisme libéral, quasiioa im-

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portante parmi nous et importante aussi à Rome, -comme ce discours en témoignait. — Je dhiai le MOT\, avait dit le Saioit-JPère. Mais ce mot, que le Saifit-Père avait trouvé opportua dédire, la S6iMâ»>)^ Teiiffieu^e iïOviéans a trouvé plus opportun âe le sQpprii»er.

i>ésirant savoir si la feuille religieuse orléaaaise' iloutak de la rareté des infoMnatioas de V Univers et nie sa fidélité à rapport-w les paroles du Saint-Père, nocis lui avons demandé quelques éclaircissements. E^ veut bien les dcnuier, sans toutefois nous fair« l'honneur de nous les adresser. Ils sont assez oLscurs, et BOUS avoBS eu quelque peine à les découvrir. C'est da»s sou numéro du iC juillet, au bas de la page des annonces, ver^o de la couverture. Les voici :

Les réponses du Saint-Père aux peuples catholiques venus à Rome poiu* le jubilé, etc., etc., ne nous sont connues jusqu'ici que par une voie peu sûre et assurément sans autorité dans l'Église, par le journalisme.

A cette occasion^ le Siédty journal accusé na^ère de connivence avec la Commane de Paris, prête à un article de TUnimrs l'autorité et la valeur d'un document canonique. Les Annales d'Orléans ont omis une phrase dans une version empruntée à Wnivers, Le Siècle voit dans ce fait tout 'personnel -d'un simple rédatieur de Semaine religitutse une sorte d*«événemeai qui lui sert à échafauder contre l'unité de l'Église une argumentation aussi ridicule qu'absurde.

Les écrivains du Siècle^ si incroyants d'ailleurs, accepteraient-ils donc ici comme des bulles authentiques les pages plus ou moins fidèles d'un sténographe ?

Quant à nous, nous croyons à l'infaillibilité du Pape, et au besoin, pour ce dogme comme pour les autres^ nous donnerions volontiers notre sang. Mais nous ne croyons nullement.

comme les honnêtes gens du Siècle, à Tautorité ecclésiastique des articles de V Univers.

Pour parler franchement, il nous semble bien que ces explications n'ont rien de commun avec la simplicité de la colombe. D'un côté, Y omission est rejetée au compte tout personnel d'un simple rédacteur, ce qui veut dire qu'elle n'est point un fait de conseil ; de l'autre, elle n'est point réparée, ce qui signifie ipi'elle n'est point désapprouvée, conseil pris, et la phrase omise reste occise. Vainement le Saint-Père a voulu dire le mot. Pour les lecteurs des Annales d'Orléans, il ne l'a pas dit et ne le dira pas.

Nous jugeons inutile d'insister, c'est assez pom* nous de maintenir l'authenticité du mot. Elle était déjà certaine; nous avons eu Toccasion de recevoir et de faire entendre quantité d'autres témoignages, et nous sommes convaincu que le rédacteur des An^ noies lui-même n'en est pas moins persuadé que nous.

S'il pouvait douter, il ferait un beau bruit, et il aurait d'ailleurs bien raison. Se figure-t-on V Univers inventant et attribuant au Saint-Père, parlant en audience publique, un mot tel que celui-là.

Donnons d'ailleurs acte aux Annales de leur foi à l'infaillibilité du Pape, usque adsanguinem inclusive. Encore que ce ne soit qu'un mot de couverture, il est à encadrer, parce que sans nul doute il a percé du cœur jusque sur la couverture, ou il perce de la couverture jusque dans le cœur. La foi au Pape infaillible, c'est le salut. Par là les catholiques résisteront au monde et à eux-mêmes. Affermis sur ce point, ils

peuvent prendre du large, et il est certainement permis aux Annales d'Orléans de résister aux sténographes de VUjiivers^ comme il est permis à V Univers à^ sourire devant les péchés d'omission des Annales d'Orléans.

23 juillet.

VOTE SLR IéES PÉTITIONS DES ÉVÊQUES EN FAVEUR DES DROITS DU SAINT-SlÉGE.

L'Assemblée nationale, hier, a discuté ou plutôt voté sur les pétitions de la France catholique concernant la situation du Saint-Siège dépouillé et du Saint-Père captif sous le couteau. Elle a déclaré avec une sorte d'accord qu'elle ne s'occuperait pas de ca.

C'est le fond. Il y a des formes. M. Thiers a fait un discours. On est étonné souvent du peu de distance qui se mesure entre M. Thiers et M. de La BêdoUière.

Dans une séance de cinq heures, très-bruyante, deux figures principales ont paru à la tribune. La première est la France philosophique modérée, sous les traits de M. Thiers , plus ressemblant à M. de La Bédollière qu'on ne le vit jamais; — un La BédoUière froid, décent, chef du pouvoir exécutif. Il a expliqué, répété, ressassé qu'il se trouvait bien embarrassé ;

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qo^il aimerait sans doute à £aûre <je qu'il j a de,mieux, mais opie cependant ce qu'il y a de mieux lui paraissant être aussi ce quil y aurait de pins mal, il ne savait vraiment que £aire-; q«t*en conséquenee , il priait l'Assemblée de s'en remettre à son patriotismeet à sa prudence, et que dans ces conditions il promettait de faire tout ce que la raison indiquerait, c'est-à-dire ne rien faire du tout.

L'autre figure est sortie de la foule, pâle, austère, sans éclat de gloire; mais on Ta vite reconnue. C'était la France croyante. Rarement pareille clameur s'est élevée poitr empêcher un orateiu* de parler. Il aurait dit sa pensée et celle des autres ; quel péril ! On n'a pas voulu l'entendre. Pendant dix minutes il est resté adossé à la tribune, et il a dii descendre sans avoir prononcé un mot. Nous ne nous souvenons pas d'un député à qui l'Assemblée ait rendu pareil hommage et qui ait forcé le gouvernement prétendu de la parole et de la vérité à se faire lui-même plus juste et plus sanglant aflFront. Gardons le nom de cet homme de coeur, qui est en même temps un homme fort poli et fort lettré , et qui professe une foi dont il peut rendre compte. Il se nomme M. de Belcastel, député de la Haute-Garonne. Il lui a été donné, en ce long quart d'heure, de juger et le système, et l'Assemblée, et le temps. PI sait ce qu'il y a dans une Chambre issue du suffrage universelV délibérante, législative, constituante ; il sait ce qui roule et retentit au fond de ces flots écumeux : — ïais-toiv homme qui dirais la vérité !'

ir s'^en est fallu de peu que fe vote ne fut pris à

PAJUS PttNDAM LA COMlfUSJC. Sil

runaiôimié. M. Gambetta^ entier emeat satisfait des. (c déclarations si nettes et si précises de M. le chef du pouvoir exécutif vis à vis de nos i^elation» avec lltar lie et le Saiut-Siége, -» adhérait à Toirdjre du jour dont M. Tiiiers voulait bien. INous allÔQns former u» peuple de frères! Mais M. Keller, trouvait ^pne M. Gambetta se nioquait sans doute , a déckré qu^e^ la chose B.e pouvait pas cependant se passer ainsi^ et qu'il était vraioiient impossible que las amisd» B^ooise* eussent une mêoie pensée avec les amis de M. Ganii^ betta. M. Thiers s'est t^riblement fâché; mais klumière était faite. Il a eu tout de même son vote , mais la machine* était cassée. Non sans brouhaha, s'en remettant au patriotisme et à la prudiegaee du Sérénissime^ TAssemblée nationale française a renvoyé la cause da Rome à M. le ministre des affaire» étrangères.*.

C'est-à-dire à M. Jules Favre,. là-bas, dans les régions morales et politiques, où siège cet homme d'État, entre les: papiers privés fournis par seih eomtpère Minière et les pièces diplomatiques, signées par son ambassadeur Senart !

Par ce vote^ TAssemblée établit certainement une sorte d'éq^ibre dans la situation. Après la capitulation, après la. Commune, et après, le renvoi du Pape à M. Jules Favre, on. ne peuit ni-eir qWune harmonie existe entre l'état de la France militaire,. Tétat de la France civile et l'état de la Franœ catholique.. Nous avons reçu tout des mêmes m^^as^ dans l'es^ pace de moins d'une année! Si après cela nous ne nous souvenons pas du règne des èuhs:^ c'est que

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notre mémoire est devenue paresseuse et fatiguée comme nos bras, et qu^il ne reste plus autant de France qu'il en faudrait.

On veut espérer encore que tout ce qui survient en ces jours néfastes est imbécile et caduc, et passera ; qu'il y a une France qui en est humiliée et contaminée, mais non entamée, et qui n^ignore pas qu'on la déshonore ; que cette France, malgré tout, refuse d'apostasier ; qu elle se lèvera, qu'elle secouera les nains infirmes qui se sont introduits dans son giron pour le gâter, et qui, cela fait, ne savent plus que faire. On se berce de ces attentes, et l'excès même de l'horreur fait d'une certaine manière supporter l'excès expiatoire de l'humiliation.

Un jour enfin, excédé et écrasé de la honte de ces reniements, le cœur de la France, s'il en reste un lambeau, se tournera sans doute avec amour vers rhomme que le torrent de l'erreur publique n'a pas ébranlé un instant, et dont la main loyale s'offre à ce malheureux pays pour l'appuyer sur Dieu. Henry de France voit cette inénarrable misère d'une nation contrainte sur les plus graves questions de son existence et de son âme, à se tourner vers un vieillard frivole et à lui dire : Faites comme vous voudrez 1 11 voit cette proie facile aux ambitions vulgaires, et ne veut pas l'acheter au prix du mensonge qu'elle lui demande, parce que ce mensonge non plus ne la sauvrerait pas. Il aime mieux ne point régner que de n'être pas un roi chrétien. Que Dieu lui rende l'honneur qu'il daigne encore nous faire, et que peut-être nous ne méritons plus !

PARIS PENDAM LA COMMl'NE. olg

27 juillet.

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