‹ Paris pittoresqueChapitre 10 sur 104 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

ralieyraiitl, toucful le 20 novembre 1815 le traité de Paris, dont les. houleuses conditions pèsent encore sur le pays.

La chambre de 1815, dite inlrouvable, entre autres dispositions profondement hostiles au mouvement libéral des masses , suspend la liberté individuelle, la liberté de la presse, institue les cours prévôtales, et adopte une prétendue loi d'amnistie qui condamne les régicides à un bannissement perpétuel.

La réaction ne tarde pas à se manifester par de sanglantes exécutions. Labédoycre, jugé par commission, est exécuté; Ney, le brave des braves, est condamné par la cour des pairs. Nous ne parlons pas des nombreuses exécutions qui ensanglantèrent les départemens, car c'est toujours l'histoire de Paris que nous poursuivons.

Le .5 septembre 1816 paraît la célèbre ordonnance qui dissout la chambre introuvable, en convoque une autre, et déclare qu'aucun article de la Charte ne sera révisé. En 1817 est adoptée la première loi électo raie annoncée par la Charte.

L'année suivante , le congrès européen d'Aix-la-Chapelle décide que les armées étrangères évacueront le royaume. Cette retraite une fois opérée, le duc de Richelieu donne sa démission , reculant devant les noms populaires de Benjamin-Constant , Manuel et Lafayette.

Les élections de 181 9, faites sous l'influence des libéraux, ayant amené une foule de choix ouvertement hostiles aux Bourbons, Louis XVIII se résout à modifier la loi électorale, et dans ce but, appelle M. Decazes à la tète de son ministère, en 1819. C'est à cette époque que le duc de Berry est assassiné, dans la soirée du 13 février l820, par Louvel. M. Decazes exploitant le mouvement royaUste qui s'opère alors dans Paris , présente à la chambre trois projets de loi, l'un contre la liberté individuelle, l'autre contre la liberté de la presse , le troisième contre la loi électorale. Cette tentative contre-révolutionnaire satisfait mal le parti royaliste, et exaspère le parti libéral. M. Decazes forcé de quitter le ministère, est remplacé par le duc de Richelieu , qui fait adopter les trois projets de loi. La nouvelle loi électorale crée les électeurs à trois cents francs , les életeurs à mille francs, et établit en même temps le double vole. Elle fut adoptée malgré une violente opposition, et au milieu des plus sanglantes émeutes. Le ministère Richeheu battu à la fois par le côté gauche et par le parti altra-royaliste , se relire , le 15 décembre 1821 , pour être remplacé par celui de M. de Villèle, qui s'adjoignit MM. de Peyronnet et de Corbière. Le premier acte de la nouvelle administration fut d'enlever au jury la connaissance des déhls de presse. C'est sous ce ministère que Manuel fut expulsé de la chambre. Le sergent Mercier, chef du poste de la garde nalionalc , avant refusé de l'urrèler, Us gendarmes saisirent sur sou ban, ce

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