Tome i
Hi l'AitlS riTTORtSQLK.
insensés rwouvrer à ce Icrrihic moment la raison cl le sentiment do Tevis- (cnce, vendre chèrement leur sang et redevenir des Ijionimes. Plusieuf* (rainaient encore les fers ([u'on n'avait pas eu le temps de détacher de leurs pieds et de leurs mains . et en frappaient leurs ennemis : ils démolissaient leurs repaires pour s'armer de pierres et de barreaux. Daus celte lutte hideuse , les assaillans eussent été peut-être vaincus sans le secoure de leur artillerie. Ils pointèrent leurs canons sur une cour où les prisonniers avaient établi leur principale défense, et tirèrent à mitraille. Ils poursuivaient les fuyards à coups de fusils, et achevaient les blessés à coups de sabres et de piques. Ceux qui purent échapper à cette boucherie se réfugièrent dans les cachots souterrains dont l'obscurité pouvait les soustraire aux yeux des meurtriers: on imagina d'inonder avec des pompes ce dernier asile. Pétion arriva au moment où le sang avait cessé de couler dans les cours, et où l'on poursuivait daus les caves et dans les cabanons quelques fugitifs échappées à la mitraille et à la fusillade. Il fil d'iuutilcs efforts pour mettre fin au carnage ; son autorité fut méconnue... Il a été impossible de compter les morts de Bicétre : quelques rapports en ont porté le nombre à six mille. Cette évaluation est sans doute exagérée ; piaiiis ce que l'on ne peut révoquer en doute , c'est que les meurtriers n'épargnèrent personne : prisonniers , malades , gardiens , tout périt;, excepté deux cents, qui n'avaient point été flétris et qui furent enCermés dans l'église. »
Lors de la conspiration , dite des prisons, Bicétre ne fut pas épargné. « Saladin cite un arrêté du 25 praùial... par lequel il est enjoint au tribunal révolutionnaire déjuger, en vingt-quatre heures, une foule de détenus dans la maison d'arrêt de Bicétre. Le lendemain un grand nombre fut livré à la mort sur un simple arrêté de police : on compte trois cent onze victimes de celte espèce ( 1 ). »
Bicétre est situé à une demi-lieue au sud des barrières de Paris, et fait partie du département de la Seine, de l'arrondissement de Sceaux, du canton de Villejuif et de la commune de Gentillvj sa poste aux lettres est cel,|e de la banjieue.
ou eu lua sans ivinisslon tous les complices. Les prisonniers pour dettes . ou par jugement de la police correctionnelle , furent élargis, et sen allèrent sains et sauf^ Le fameux Lamuthe , mari de la comtesse de Valois , et retiré volontairement à Bicétre, se nomma ; le peuple le prit sous sa sauvegarde. Beaucoup de citoyens que la misère avait relégués l;i ne coururent aucun danger; mais tout le reste loiuba sous les coapâ de sabres , dépiques, de massues du peuple : Hercule ueltoyanl les é tables du roi Aiigias. ri y eut beaucoup de monde de tué. « (i^ Histoire des Prisons . tome iv, page 323.
ÇICÊTÇLE. 115