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ÉPICIERS

Les épiciers formaient autrefois I'uq des six corps de marchands, et prenaient rang immédiatement après les drapiers, qui marchaient en tête. Cet ordre avait été définitivement fixé en 1501.

Ils avaient pour armoiries , roupé d'azur et d'or, à la main d'argent sur l'azur, tenant des balances d'or, et sur l'or deux nefs de gueule , avec en haut : Lances et pondéra servant.

Leur bureau était dans le cloître Sainte-Opportune , dans une maison qu'on leur avait vendue en 1563 , moyennant deux cents livres de rente, qu'ils rachetèrent par la suite.

Ils avaient, aussi bien que les drapiers, qui prenaient la qualité de corps des marchands Grossiers , Épiciers-Apothicaires j Saint-Nicolas pour patron.

Le corps des épiciers était partagé en apothicaires et épiciers ; et les derniers en droguistes, confituriers et ciriers. On y comprit pendant long-

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temps, mais seul^monl jusqu'au quinzième siècle, les chandeliers et lessauciers. Le premier titre où il soit fait mention des apothicaires unis aux épiciers est de 148i. Cette union a fait naître entre eux de nombreuses discussions , tant pour l'emploi que pour la préséance. Et etiéôre à l'époque de la révolution, les apothicaires se qualifiaient de gardes de lamarchandise d^épîcerie et apothicairerie , et les épiciers de gardes dé la marchandise d'épicerie j grosserie et mercerie.

Les épiciers réunissaient ie commerce des drogues simples sans manipulation, celai du vinaigre indéfiniment, de l'eau-de-vie et des liqueurs, même eu détail , sans toutefois pouvoir les servir et donner à boire dans / ^^lètirs boutiques ou magasins ; le café en grain ou en poudre , la graineterie, etc.

Le droit de réception qui avait été primitivement de 1700 livres, avait été réduit à 800.

Les deux divisions d'apothicaires et d'épiciers étaient gouvernés par les mêmes maîtres et gardes , et régies par les mêmes lois. Ces gardes , au nombre de six , et pris également dans les deux branches de ce corps étaient chargés de faire exécuter les statuts et réglemens, et de visiter au moins trois fois par an , indépendamment des visites générales , tous les marchands, pour examiner les poids et les balances. Mais bien qu'ils eussent exclusivement l'étalon des poids et mesures, ils ne pouvaient exercer le droit d'inspecter sur les cma autres corps. Leurs statuts réglaient particulièrement les conditions nécessaires pour être admis dans le corps, les années d'apprentissage, l'obligation de chef-d'œuvre, la manière dont les veuves pouvaient exercer le commerce, le mode d'inspection du corps sur ses membres , sur la qualité des marchandises , etc. Ces statuts furent confirmés plusieurs fois par lettres -patentes, entre autres, en 1594 par Henri IV, et en 1611 et 1624 par Louis XIIL

Les six maîtres- gardes étaient pris, trois parmi les épiciers et trois parmi les apothicaires. Les deux plus anciens étaient appelés grandsgardes, ou premiers gardes et présidens. Dans les assemblées, leur préséance était alternative. Ces présidens étaient élus annuellement par tiers. Pour être admis dans ce corps, il fallait être né Français d'origine, et né sujet du roi, ou avoir obtenu des lettres de naturalisation; il fallail avoir été pendant trois ans apprenti, et pendant trois ans maître. On pense bien que les récipiendaires étaient exemptés du chef-d'œuvre exigé dans les autres corps d'états. La veuve conservait le commerce de .son mari; mais elle ne pouvait faire d'apprenti, et son garçon devait être examiné et approuvé par les maîtres.

Leur confrérie se tenait, en 1513, dans l'église de l'hôpital Sainte-

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Calhoriiioj en ir)i(), dans Sainl-Maj^loiro; ensuite dans Sainto-Opporlune, et enfin, en 1589. aux Grands-Augustins.

Depuis la révolution, par suite de l'abolition des maîtrises, le nombre des épiciers est devenu très-considérable , et leur commerce s'est beaucoup étendu. Cependant , à cette époque de troubles , à laquelle remonte Ij. liberté de leur commerce, plusieurs d'entre eux souffrirent des excès réactionnaires : en février 1793.1e peuple pi lia un grand nombre de boutiques d'épiciers , et quelques-uns coururent même de grands dangers. La plus petite rue aujourd'hui possède au moins un magasin d'épiceries , et l'on distingue les maisonsdites dedemi-gros d'avec les maisons de détail, et leur nom sert de sobriquet aux hommes qui font de la politique niaise et servile.

^RIS PJTTOJŒSQUE.

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