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130 PARIS PITTORESytE.
les travaux, turent repris et continués avec uuc activité qui permit de les achever pronipteiuent.
Ce ne sont plus aujourd'hui les bas-relicls ligures sous l'cnipire, moins encore ceu\ que la restauration voulait y attacher, qui décorent ce gigantesque bâtiment. Voici les nouvelles sculptures qui ont été faites et qui rendent le monument à peu prés à sa première destination.
L'arcade est décorée dans ses tympans par quatre grandes renommées colossales, de M. Pradicr. Le dessous de la voûte est orné de rosaces.
Au-dessous des voûtes sont quatre bas-reliefs allégoriques représentant, l'un les victoires du midi, par Gérard ; l'autre celles du nord, par Bosio neveu ; le troisième , les victoires de Test , par Yalcher, et le quatrième, celles de l'ouest, par Espercieux. ,
Perpendiculairement au grand arc régne une petite arcade de seize mètres trente-quatre centimètres de hauteur sur huit mètres quarante-quatre centimètres de largeur. Cette voûte latérale est également ornée décaissons et de rosaces. Ses tympans sont décorés de figures allégoriques représentant d'une part Tinfanlerie , par ^L Bra , el la cavalerie, par M. Valois 5 de l'autre part l'artillerie, par M. Deba> père, et la marine, par M. Seurre jeune. Au-dessus des arcades règne un grand entablement surmonté d'un attique.
La frise de rcntablemeut est ornée d'un bas-reliet continu qui représente , du côté de Paris et en retour sur les faces latérales , le départ de la levée en masse, la distribution des drapeaux devant l'autel de la patrie. Ce bas-relief est dû au ciseau de trois artistes , MM. Jacquot, Brun et Laitié. Le face de Neuilly et l'autre moitié des faces latérales représentent le retour des armées, el la France, accompagnée de la prospérité publique et de l'abondance, distribuant des couronnes aux chefs de ces armées. A doitc et à gauche , les troupes apportant avec elles les monumens, fruits de leurs conquêtes. Trois autres artistes ont travaillé à ce bas-relief; ce sont MM. Rude, Caillouet et Seurre jeune. L'altique est décoré de pilastres , sur lesquels sont placés des boucliers portant des titres de batailles , au nombre de trente.
Six grands bas-reliefs , placés au-dessous de l'entablement , représentent, du côté de Paris, la victoire d'Aboukir, par M. Seurre aîné, et la mort de Marceau, par M. Lemairc ; du côté de Neuilly, tléber sous les murs d'Alexandrie (Egypte), par M. Chaponnière (1), elle passage dupont d'Arcole, par M. Feuchère : sur les faces latérales, la bataille d'Austerlitz- par >l. (i( chler, et celle de Jemmapes, par M. Marochelti.
(1) Ce jeuuo i-t habile iculpli'ur a iH'- eiilcvj aux aib [m uiir :;iurt [uéinatUfée.
AllG DE TRIOMPHE D£ l'ÉTOILE. 131
La partie inférieure du monument est décorée , sur ses laces principales, de quatre groupes allégoriques représentant, du côté d(; Paris, le départ (1798), et le triomphe (1806) : du côté de Neuilly, la résistance à l'invasion ( 1814 ), et la paix (1814). Les deux premiers groupes appartiennent à M31. Rude et Cortof, les deux derniers à M. Ktex.
Les dépenses se sont élevées à une somme énorme, parce qu'on n'a pas regardé au prix des matériaux qui composent ce monument, et qu'on n'a eu égard qu'à leur durée. Au 1 ' janvier 1833 elles montaient déjà à 6,1)83,8-41 francs 68 centimes. Depuis lors, il a encore été accordé, jusqu'à parfailachèvement, une autre somme de 2,300,000 francs. C'est donc en tout 9,283,814 francs que ce monument a coûté.
L'arc de triomphe de l'Étoile n'est point encore riche en souvenirs historiques dignes d'être cités. Il a servi cependant jusqu'à ce jour, en trois circonstances importantes ; lors du passage d'une partie de la garde impériale, au retour de la campagne de Wagrani, à la réception de Marie-Louise, et lors de la translation des cendres de Napoléon.
Sous la restauration , M. Goust seul , puis en société de 31. Huyot , fut chargé de la reprise des travaux et de l'achèvement sur les bases airètées en novembre 1823. Une commission de quatre membres , MiVI. Fontaine , Debret , Gisors et Labarre leur succéda encore avant 18;îO. Après la révolution de juillet, M. Hu}Ot fut de nouveau charge de la direction des ouvrages, maisil fulromplacé, dèsl832,parM. Blouet, C'est ce dernier architecte qui a eu l'avantage de terminer ce colossa^ njonument, et il s'est acquitté de ce soin avec toute l'habileté qu'on lui connaît.