DES
NOMENCLATURE HISTORIQUE
RUES, PASSAGES, PLAGES, BOULEVARDS, ETC
Abbeville (rue d’).
Ouverte en 1827 sur des terrains appartenant à M M . André et Gottier, entre la place de Lafayette et la rue de Rocroy, sous le nom de rue du Gazomètre qu'elle a quitté en 1847 pour son nom actuel ; en 1 861, pour l’autre partie. Sera prolongée jusqu’au faubourg Poissonnière.
Abbeville est un chef-lieu d’arrondissement du département de la Somme.
Albouy (rue).
La partie qui va du boulevard Magenta à la rue des Vinaigriers a été ouverte en 1 824, sur des terrains appartenant à M. Albouy, maître charpentier; entre le boulevard de Magenta et la rue du Châteaud’Eau, elle a été percée en 1859 sur des terrains expropriés pour la création du boulevard.
Alibert (rue).
Une partie de cette voie s’appelait, en 1740, ruelle Dagouri; à partir du quai de Jemmapes, elle a porté plus tard, et sur une longueur de 85 mètres, le nom d’impasse Saint-Louis. Son percement entre la rue Bichat et la rue Claude- Vellefaux a été exécuté en 1855.
Le nom qu’elle porte lui a été donné en 1840 ; c’est celui du méde- | cin de Louis XVIII et de Charles X, né en 1764, mort en 1837.
Alsace (rue d’).
Précédemment passage de Lafayette, a pris son nom actuel en ; 1868.
Ambroise-Paré (rue).
Ouverte en 1846, cette voie a été élargie et prolongée d’un côté jusqu’à la ruedeMaubeuge, de l’autre jusqu’au boulevard de Magenta en
Ambroise Paré, dont elle porte le nom, est le célèbre chirurgien qui substitua la ligature des artères à la cautérisation; né en 1517, il est mort en 1590.
Aqueduc (rue de 1’).
Ouverte au-dessus de l’aqueduc des eaux de l’Ourcq, elle a été mise en état de viabilité par la ville de Paris.
Barthélemy (passage).
Voie privée; nom de propriétaire.
Beaurepaire (rue).
Ouverte en 1864 sous le nom de rue Magnan (maréchal du second Empire), a pris, en 1879, le nom de Beaurepaire , lieutenant - colonel , défenseur de Verdun (1740-1792).
Belsunce (rue de).
Ouverte en 1827 sur des terrains appartenant à M M André et Gottier, elle a porté d’abord le nom de rue du Ghevet-de-l’Eglise, et n’avait alors que 210 mètres de longueur; sa prolongation jusqu’aux rues du Faubourg-Poissonnière et de Maubeu ge a été l’objet de décrets datés du 19 novembre 1855 et 3 août 1861; une ordonnance royale du 5 août 1844 lui donna son nom actuel.
Belsunce (Henri-François-Xavier de), évêque de Marseille, se signala par son dévouement durant la peste
qui ravagea cette ville en 1720 et 1721 ; il est mort en 1755, à l’âge de soixante-quatre ans.
Bicbat (rue).
La première partie de cette voie, entre les rues du Faubourg-du- Temple et Alibert, a été ouverte en 1 824 sur des terrains appartenant àM. Duvaux, et reçut immédiatement le nom de rue Bichat ; la deuxième partie, entre la rue Alibert et l’avenue Richerand, a été ouverte en 1836, sous la même dénomination; la troisième partie, comprise entre l’avenue Richerand et la rue Grange-aux-Belles, provient de la rue Carême-Prenant presque entièrement supprimée lors de la construction du canal Saint-Martin; elle prit le nom de Bichat en 1840 ; enfin, la partie comprise entre la rue Grange-aux-Belles et le quaide Jemmapes est une portion de la rue des Récollets réunie à la rue Bicbat en vertu d’une décision ministérielle du 11 juin 1851.
Bichat, célèbre médecin anatomiste, est mort en 1802, à l’âge de trente ans.
Bois-de-Boulogne (passage du).
Voie privée; créé vers 1785, doit son nom à un bal dit du Bois de Boulogne .
Bondy (rue de).
Aboutissant autrefois à une voirie, cette rue fut connue d’abord sous le nom de Chemin de la Voirie; elle prit ensuite les noms de rue des Fossés-Saint-Martin, puis de rue Basse-Saint-Martin. Un arrêt du conseil du mois de décembre 1771 lui a donné son nom actuel ; on ne sait ce qu’il signifie.
La mairie de l’ancien cinquième arrondissement y était située sous Louis-Philippe.
Bonhoure (cité).
Voie privée; nomdepropriétaire.
Bonne -Nouvelle (boulevard), côté pair; le côté impair appartient au deuxième arrondissement.
Ouvert en 1676.
Bonne-Nouvelle (impasse).
Ouverte vers 1650 et jusqu’en 1867, impasse des Filles-Dieu.
Bossuet (rue).
Ouverte en 1827 sur les terrains de MM. André et Cottier, dénommée en vertu d’une ordonnance royale du 5 août 1844.
Bossuet, évêque de Meaux, né à Dijon en 1627, est mort en 1704.
Bouchardon (rue).
C’était autrefois, pour partie, l’impasse de la Pompe, ainsi nommée à cause d’une pompe publique qui s’y trouvait; en 1854, l’impasse fut prolongée jusqu’à la rue du Château-d’Eau, sur des terrains appartenant à la Compagnie immobilière.
Edme Bouchardon, sculpteur, auteur de la fontaine de la rue de Grenelle-Saint-Germain,né en 1 698, est mort en 1762.
Boutron (impasse).
Voie privée; nomdepropriétaire.
Brady (passage).
Voie privée ; bâti par M. Brady, a été ouvert le 15 avril 1828.
Bretons (cour des).
Voie privée ; originairement cour des Etats-Réunis, prit, en 1829, le nom de cour dè Bretagne; en 1877, son nom actuel.
Buisson-Saint-Louis (impasse du).
Voie privée.
Buisson-Saint-Louis (passage du).
Voie privée.
Buisson-Saint-Louis (rue du).
C’est l’ancien chemin conduisant aux buttes Chaumont, converti en rue à la fin du dix-huitième siècle ; cette rue doit son nom tout à la fois à sa situation alors champêtre et à la proximité de l’hôpital Saint- Louis.
Cail (rue).
Ouverte vers 1866, a reçu, en 1868 (20 juillet), le nom du constructeur de machines François Cail, né en 1804, mort en 1871.
Canal-Saint-Martin (rue du).
Ouverte en 1826 sur des terrains ( appartenant à MM. Alexandre De- !
lessert et Paravey ; voisine du canal
Saint-Martin, elle a pris immédiatement son nom.
Chabrol (cité de).
Voie privée.
Chabrol (rue de).
Ouverte en 1 822 sur les terrains de M. le comte Charpentier, elle prit tout de suite le nom de Chabrol, alors préfet de la Seine depuis 1812 ; peu après la révolution de 1830, on lui donna celui du préfet provisoire Delaborde ; une ordonnance du 12 août 1835 lui rendit sa première dénomination.
Le comte Gilbert-Joseph-Gaspard de Chabrol de Volvic est mort en 1843, à l’âge de soixante-dix ans.
1 Chalet (rue du).
Voie privée; précédemment passage Saint-Joseph, a pris son nom actuel le 1er février 1877.
Chapelle (boulevard de la), côté impair.
Il Précédemment Chemin de ronde
des Vertus, entre les rues de Château-Landon et du Faubourg-Saint- Denis, et Chemin de ronde de Saint-Denis pour l’autre partie. (Le | côté pair, autrefois boulevard des Vertus et de la Chapelle, appartient au dix-huitième arrondissement.)
Il doit son nom à l’ancienne commune de la Chapelle dont il longe le côté méridional.
Château-d’Eau (rue du).
Précédemment, et alors qu’elle longeait un égout découvert, rue Neuve-Saint-Nicolas, entre les rues delà Douane et du Faubourg-Saint- Martin, et rue Neuve- Saint- Jean, entre les rues du Faubourg-Saint- Martin et du Faubourg - Saint - Denis ; ces deux dénominations étaient dues à des enseignes.
Le 11 juin 1851, une décision ministérielle a réuni les deux voies sous le nom actuel.
La rue partait alors, on s’en souvient, de la place du Château-d’Eau (aujourd’hui place de la République). Le numéro 39 de cette rue est la maison la plus petite de Paris ; elle a 1 mètre de façade.
Ghâteau-Landon (rue de).
Le plan de Jaillot(1770) l’indique à l’état de chemin, mais sans déno-
mination; le plan de Verniquet (1796) lui donne son nom actuel; vers le même temps, on la nommait aussi chemin des Potences.
Certains auteurs prétendent qu’elle doit sa dénomination à une habitation importante qui s’y élevait dès 1686; d’autres assurent qu’elle est ainsi appelée parce qu’elle se dirige vers la commune de Château-Landon (Seine-et-Marne).
Chaudron (rue).
Cette voie existait dès le commencement du dix-huitième siècle ; elle doit son nom à Joseph Chaudron qui a fait construire, en 1778, la fontaine située au coin des rues du Chemin-de-Pantin (aujourd’hui rue de Lafayette) et du Faubourg- Saint-Martin.
Chausson (impasse).
Voie privée; nom de propriétaire.
Chausson (passage).
Voie privée; construit en 1835 par M. Chausson.
Civiale (rue).
Voie privée; ouverte en 1822.
Jean Civiale, médecin français, né en 1792, est mort en 1867.
Claude-Vellefaux (rue).
Ouverte en 1825 sur des terrains appartenant à MM. Davaux, Bart, Callou et Loyre, entre les rues de Sambre-et-Meuse et Grange-aux- Belles, prolongée jusqu’à l’avenue Parmentier en 1855, sera continuée jusqu’au boulevard de la Villette.
Claude Vellefaux, juré du roi Henri IV, maître ès œuvres de maçonnerie, voyer de Saint-Germain-des-Prés, est l’architecte de l’hôpital Saint-Louis.
Compiègne (rue de).
Ouverte en 1859.
Compiègne est un chef-lieu d’arrondissement du département de l’Oise.
Corbeau (passage).
Ouvert en 1843, s’est appelé passage de Joinville jusqu’en 1877.
Corbeau (rue).
Ouverte en 1826, sur les terrains de M. Corbeau, dénommée en 1830.
Delanos (passage).
Voie privée; nom de propriétaire.
Delessert (passage).
Voie classée en 1891, porte un nom de propriétaire.
Demarquay (rue).
Voie privée, ouverte en 1882.
Demarquay, né en 1815, mort en 1875, a été chirurgien en chef de la maison de santé Dubois dont cette rue est voisine.
Denain (boulevard de).
Une ordonnance du 31 janvier 1827 avait autorisé MM. André et Cottier à ouvrir sur leurs terrains une voie qui s’appela d’abord rue de la Barrière-Saint-Denis ; en 1 847, elle reçut le nom de Denain. Cette rue a été absorbée, en 1859, par la création du boulevard actuel.
La ville de Denain (Nord) est célèbre par la victoire remportée par Villars en 1712.
Désir (passage du).
Voie privée; précédemment passage du Puits, à cause d’un puits public qui s’y trouvait. Les habitants lui ont donné le nom qu’il porte en 1789. Il a été élargi en
Deux-Gares (rue des).
Ouverte en 1869 entre les gares du Nord et de l’Est.
Dieu (rue).
Ouverte par la Compagnie des Magasins généraux, elle a reçu, en 1867, le nom du général Dieu, atteint de blessures mortelles à la bataille de Solférino.
Douane (rue de la).
La partie de cette voie comprise entre les rues de Bondy et des Marais a été ouverte en 1782; celle comprise entre la rue des Marais et le quai de^Valmy date de 1825.
La première partie s’appela d’abord passage du Wauxhall, puis rue Sanson; la seconde porta le nom de rue Neuve-Sanson.
Philippe -Robert Sanson était maître de la Chambre aux deniers ; il est mort en 1807.
Dubail (passage).
Voie privée; précédemment passage Grados entre la rue des Vinaigriers et la rue du Faubourg-Saint- Martin; le nom qu’elle porte est
celui d’un propriétaire de l’ancien cinquième arrondissement.
Dunkerque (rue de).
Précédemment rue de l’Abattoir entre les rues d’Alsace et du Faubourg-Poissonnière, et rue Neuvedu-Delta entre cette dernière et la rue Rochechouart.
A été commencée en 1827 sur des terrains appartenant à MM. André et Cottier; la partie un certain temps nommée rue Neuve-du-Delta fut ouverte en 1839 sur d’autres terrains dont MM. Poirier frères étaient propriétaires. Sa dénomination actuelle, pour toute son étendue, lui a été donnée par une décision ministérielle du 26 mai 1847. Entre la rue Rochechouart et le boulevard du même nom, elle fut seulement classée en 1871.
Dunkerque, port de mer du département du Nord, est la patrie de Jean-Bart.
Échiquier (rue de l1).
Tracée sur le plan de Gomboust jj en 1652, cette voie ne porte pas de dénomination; pourtant, dès 1633, , le censier de l’archevêque I a désigne : sous le nom de rue de l’Echelle, sans doute à cause d’une échelle patibulaire que les évêques de Paris y avaient possédée. Son ouverture officielle ne date que de 1772. Elle a pendant un certain temps porté le nom de rue d’Enghien. Elle doit sa dénomination actuelle à une maison dite de V Echiquier.
Écluses-Saint-Martin (rue des).
Indiquée sur le plan de Jouvin de Rochefort, en 1672, elle a fait ; longtemps partie de la rue Saint- | Maur-Popincourt; en 1789, elle s’appelait rue des Morts; elle a pris son nom actuel en exécution d’une décision ministérielle du 28 février 1831.
Egout (impasse de F).
C’était, en 1652, le cul-de-sac de l’Égout.
Enghien (rue d’).
L’ouverture de cette rue, autorisée en 1783, n’a eu lieu qu’en 1792; à cette époque, on lui donna le nom de Mably, en mémoire de Gabriel Bonnot de Mably, ancien chanoine de l’église abbatiale de nie Barbe,
mort en 1785. En 1814, elle a pris son nom actuel en souvenir du duc d’Enghien, fusillé dans les fossés de Vincennes, le 20 mars 1804.
Entrepôt (rue de F).
Ouverte en 1825, s’est appelée rue Laçasse (nom de propriétaire) entre les rues de la Douane et de Lancry; les deux parties ont été réuniessous lamême dénomination en 1844.
Faubourg-du-Temple (rue du), côté impair.
C’est le très ancien chemin conduisant à Belleville; le territoire sur lequel elle est construite s’appelait, au douzième siècle, le clos de Malevart.
Faubourg- Poissonnière (rue du), côté pair; l’autre côté est sur le neuvième arrondissement.
Le territoire que cette voie traverse fut érigé en faubourg vers 1 648, et la rue prit le nom de Nouvelle-France ; vers 1660, elle devint rue Sainte-Anne, en raison d’une chapelle qu’on y avait construite et placée sous l’invocation de cette sainte; cette chapelle était située sur le côté gauche de la voie entre la rue d’Enfer (rue Bleue) et la rue des Porcherons-à-Sàint-Lazare (rue Montholon).
Faubourg-Saint-Denis (rue du).
C’est l’ancien chemin de Saint- Denis ; de la rue Saint-Laurent au boulevard de la Chapelle, il s’est appelé faubourg Saint-Lazare et faubourg de Gloire; en 1793, il reçut le nom de Franciade.
Faubourg- Saint-Martin (rue du).
Depuis la hauteur de la rue du Château-d’Eau jusqu’à son extrémité, il s’est longtemps appelé faubourg Saint-Laurent.
Fénelon (rue).
Ouverte en 1827 sur les terrains de MM. André et Cottier, a pris le nom qu’elle porte en 1844.
François de Salignac de la Mothe- Fénelon, archevêque de Cambrai, auteur des Aventures de Télémaque, né en 1652, est mort en 1715.
Ferme-Saint-Lazare (cour de la).
Voie privée.
Ferme Saint- Lazare (passage de la).
Voie privée; ainsi que la cour, doit son nom au voisinage de la maison et du clos de Saint-Lazare.
Fidélité (rue de la).
L’une des parties de cette voie a été ouverte, en 1797, sur les terrains et bâtiments formant autrefois la communauté des filles delà Charité, l’autre sur l’emplacement de propriétés ayant appartenu à l’église Saint-Laurent.
L’église Saint-Laurent était devenue, sous la Révolution, le temple de l’Hvmen et de la Fidélité ; de là le nom donné à la rue.
Fontaine (passage).
Voieprivée; nom de propriétaire.
Grâce-de-Dieu (cour de la).
Voie privée; Meyer, propriétaire du terrain et directeur du théâtre de la Gaîté, donna à cette cour le nom qu’elle porte, en souvenir du succès obtenu, en 1841, par le drame la Grâce de Dieu, de d’Ennery et Gustave Lemoine.
Grange-aux-Belles (rue de la).
C’était autrefois, entre le quai de Jemmapes et les rues des Récollets et Bichat, un chemin tortueux qui conduisait à la Grange-aux-Belles ; ce chemin a été converti en rue en 1782 ; entre les rues des Récollets et Bichat et le Chemin de ronde, elle porta le nom de rue de l’Hôpital- Saint-Louis.
La Grange-aux-Belles était une sorte de ferme.
Guy -Patin (rue).
Ouverte en 1855, dénommée en
Guy Patin, médecin, né en 1601, est mort en 1672.
Hauteville (cité d’).
Voie privée.
Hauteville (rue d’).
Ouverte en 1783, sous le nom de rue de la Michodiêre pour la partie comprise entre le boulevard et la rue de Paradis, elle absorba, en
1792, le passage des Messageries qui lui faisait suite, et se trouva alors prolongée jusqu’à l’endroit où nous voyons la rue des Messageries; la dernière partie a été créée en
Jean-Baptiste de la Michodière, comte d’Hauteville, qui fut prévôt des marchands du 17 mars 1772 au 17 août 1778, était devenu propriétaire du fief d’Hauteville en Champagne, ancien domaine de la maison de Guise, en 1751.
Hébrar (passage).
Voie privée; nom de propriétaire; précédemment dénommé impasse Saint-Maur.
Héron (cité).
Voie privée; nom de propriétaire.
Hôpital-Saint-Louis (rue de 1’).
S’est appelée pendant la Révolution rue de l’Hôpital-du-Nord, nom qu’avait pris alors l’établissement hospitalier dont elle est voisine.
Industrie (passage de T).
Voie privée , ouverte en 1827.
Doit son nom aux boutiques qui la garnissent.
Jarry (cité).
Précédemment passage Neveux; a pris, en 1877, le nom de Nicolas Jarry, calligraphe du dix-septième siècle.
Jemmapes (quai de), entre la rue du Faubourg-du-Temple et le boulevard de la Villette; l’autre partie appartient au onzième arrondissement.
Créé vers 1822 sur les terrains de MM. André et Cottier, une lettre ministérielle du 13 décembre 1824 lui donnait le nom de quai Charles X; il prit, en 1830, sa dénomination actuelle.
Il porte le nom de la victoire remportée par Dumouriez sur les Autrichiens, le 6 novembre 1792.
Louis-Philippe avait pris part à la bataille de Jemmapes.
Lafayette (place de).
Ouverte en 1822, prit, en 1825,1e nom de place Charles X et en 1830, son nom actuel.
Lafayette (rue de).
Originairement rue Charles X, entre la rue du Faubourg-Saint- Martin et la rue du Faubourg- Poissonnière ; chemin de Pantin entre la rue du Faubourg-Saint- Martin et le boulevard de la Villette; en 1859, elle a été ouverte entre la rue du Faubourg-Montmartre et la rue du Faubourg- Poissonnière ; en 1862, sa dernière partie (du faubourg Montmartre à la chaussée d’Antin) a été créée.
Dès 1 849,1e chemin de Pantin avait reçu le nom de rue de Lafayette.
Lafayette, premier général de la garde nationale de Paris, né en 1757, est mort en 1834.
Lancry (impasse de).
Voie privée ; a pris son nom actuel en 1877; s’appelait précédemment impasse Sainte-Opportune.
Lancry (rue de).
Ouverte en 1776 entre les rues de Bondy et des Marais, prolongée en 1782 jusqu’au quai de Valmy, absorbait le chemin de la Grangeaux-Belles, dont cette dernière partie porta le nom jusqu’en 1852.
La mairie de l’ancien cinquième arrondissement se trouvait au numéro 32 de cette rue.
Lancry et Lollot étaient propriétaires des terrains sur lesquels la voie fut primitivement créée.
Levant (cité du).
Voie privée ; précédemment cité de TEst; ainsi nommée en 1877.
Loos (rue de).
Voie privée; précédemment passage Saint-Louis du Temple ; a pris, en 1877, le nom d’une ville du département du Nord.
Louis-Blanc (rue).
La partie de cette rue comprise entre la rue du Faubourg-Saint- Martinet le boulevard de la Villette existait dès 1730; elle s’est d’abord appelée rue de la Voirie ; plus tard, I rue de la Boyauderie; en 1821, elle a pris le nom de rue de la Butte- j Chaumont. Ouverte en 1827, entre j les rues de Lafayette et de Château- Landon, prolongée en 1866 jusqu’au q
boulevard de la Chapelle, un décret <
du 3 décembre 1885 lui a donné »
son nom actuel.
Louis Blanc, historien, homme politique, membre du gouvernement provisoire en 1848, né en 181 1 , ^st mort en 1882.
Magenta (boulevard de), côté pair et côté impair entre la place de la République et la rue du Faubourg -Poissonnière ; appartient pour l’autre partie au neuvième arrondissement.
Une ordonnance royale du 31 janvier 1827 avait autorisé, sur les terrains de MM. André et Gottier, l’ouverture d’une rue entre les faubourgs Poissonnière et Saint-Denis.
Cette voie reçut d’abord le nom de rue de la Barrière-Poissonnière, parce qu’elle conduisait àcette porte du Paris de ce temps ; en 1833, elle a pris le nom de rue du Nord ; en 1855, l’ouverture d’une première partie du boulevard de Magenta, entre le boulevard extérieur et le faubourg Saint-Martin, a absorbé cette voie; la seconde partie, de la rue du Faubourg-Saint-Martin à la place de la République, a été créée en exécution d’un décret du 12 mars 1859.
Ce boulevard porte le nom de la victoire remportée en Italie par les Français sur les Autrichiens, le 4 juin 1859.
Magenta (cité) .
Voie privée.
Marais (impasse des).
Voie privée.
Marais (rue des).
A été ouverte au dix-huitième siècle sur des champs en culture et s’estd’abord appelée rue desMaraisdu-Temple ; le percement du boulevard de Magenta lui a enlevé un bon nombre de maisons.
Marché (passage du).
Voie privée.
Marie-et-Louise (rue).
Classée en 1873, s’est, jusqu’en 1879, appelée rue Marie-Louise.
M. Dubois, qui a ouvert cette rue, lui a donné les noms de ses deux filles.
viarqfoy (rue).
Ouverte en 1825 sur des ter-
rains appartenant à MM. Bégé et Marqfoy.
Marseille (rue de).
Ouverte en 1825, porta d’abord le nom de rue du Havre ; a pris sa dénomination actuelle en 1844.
Marseille est le chef-lieu du département des Bouches-du-Rhône.
Martel (rue).
Ouverte en 1777.
Porte le nom de Michel Martel, échevin de 1764 à 1766.
Maubeuge (rue de), entre la rue du Faubourg- Poissonnière et le boulevard de la Chapelle ; le surplus appartient au neuvième arrondissement.
Ouverte en 1846 sur une longueur de 70 mètres seulement, continuée en 1855 et 1861, a fait, sur le passage de sa deuxième section, disparaître la rue de Bouvines, qui commençait rue de Dunkerque et finissait ^rue du Faubourg-Saint- Denis.
Son nom est celui d’une ville du département du Nord.
Mazagran (impasse de).
Mazagran (rue de).
A été ouverte en 1840 sur l’emplacement de l’ancienne impasse Saint-Laurent, qui avait été créée en 1697 sur des terrains appartenant aux filles-Dieu.
Le nom de cette rue rappelle l’héroïque conduite des cent vingttrois braves de la 10e compagnie du 1er bataillon d’infanterie légère commandés par le capitaine Lelièvre, les 3, 4, 5 et 6 février 1840.
Messageries (rue des).
N’était originairement qu’un passage qui fut converti en rue en
Son nom lui vient d’un atelier que les Messageries y avaient établi.
Metz (rue de).
Ouverte en 1854.
Metz est l’ancien chef-lieu du département de la Moselle.
Nancy (rue de).
Ouverte en 1854.
Nancy est le chef-lieu du département de Meurthe-et-Moselle.
Paradis (rue de).
Ce n'était autrefois qu’une ruelle qu’on nommait rue Saint-Lazare, parce qu’elle longeait le clos du même nom; en 1775, elle portait le nom de rue de Paradis-Poissonnière, en opposition au nom de rue d’Enfer, alors appliqué à la rue Bleue.
Un arrêté préfectoral du 9 mai 1881 a rectifié sa dénomination.
Parmentier (avenue).
Une décision ministérielle du 21 août 1818 a prescrit la formation de cette avenue; elle fut ouverte en 1855 entre la rue Corbeau et les rues Alibert et Claude-Vellefaux; en 1857 entre la place Voltaire et la rue du Chemin-Vert; en 1876 entre les rues Saint-Ambroise et Fontaine - au - Roi ; prolongée en 1883 jusqu’à la rue du Faubourgdu-Temple, elle l’a été, en 1887, jusqu’à la rue Corbeau.
Parmentier (Antoine-Augustin), agronome auquel on doit l’introduction de la culture de la pomme de terre en France, était né à Montdidier en 1737. Il est mort à Paris le 17 décembre 1813, dans une maison voisine de l’avenue qui porte son nom.
Parmentier (passage).
Perdonnet (rue).
Ouverte en 1866, a pris, le 10 août 1868, le nom de l'ingénieur Perdonnet,directeur de l’Ecole centrale (1801-1867).
Petites-Écuries (cours des).
Voie privée.
Petites-Écuries (passage des).
Voie privée.
Petites-Écuries (rue des).
C’était autrefois un chemin qui longea'it le grand égout de la ville; converti en voie publique en 1782, le chemin prit le nom de rue des Petites-Ecuries - du - Roi, celles-ci étant situées à l’angle de cette rue et de celle du Faubourg-Saint- Denis.
Petits-Hôtels (rue des).
Ouverte en 1827 sur les terrains de MM. André et Cottier.
Elle doit son nom aux petits hô tels dont elle était originairement bordée.
Philippe-de-Girard (rue), entre la rue deLafayette et le boulevard de la Chapelle.
Cette rue existait au dix-septième siècle ; elle s'est appelée rue de la Chapelle entre la rue de Lafayette et le boulevard de la Chapelle, et rue ; de Chabrol entre ce dernier et la rue Riquet; elle a pris, en toute sa j longueur, sa dénomination actuelle j en exécution d’un décret du 2 oc- | tobre 1865. L’ancienne rue de Chabrol appartient au dix-huitième arrondissement.
Inventeur de la machine à filer le lin, Philippe de Girard, né en 1775, est mort en 1823.
Pierre-Dupont (passage).
Ouvert en 1830, sous le ûom de passage Delessert, il a pris, en 1842, le nom de passage Feuillet; un de- \ cret de février 1892 lui a dqnné sa dénomination actuelle.
Pierre Dupont, chansonnier, né en 1821, est mort en 1870.
Récollets (passage des).
Voie privée.
Récollets (rue des).
C’était autrefois une ruelle qui longeait le couvent des récollets; en 1734, on n’y comptait que cinq maisons.
Le couvent des religieux franciscains dits récollets avait été fondé en 1604.
Reilhac (passage).
Voieprivée; nom de propriétaire
République (place de la), eô-J té pair, entre la rue du Fau bourg-du-Temple et le bou levard Saint-Martin.
Considérablement modifiée et agrandie, c’est l’ancienne place du i] Ghàteau-d’Eau ; elle a reçu son nom actuel le 4 mai 1879, lorsque fui décidée l’érection de la statue de le ■< République qui en occupe le centre i
Elle appartient pour parties au*
dixième et onzième arrondissements.
Richerand (avenue).
Précédemment avenue de l’Hôpital-Saint-Louis ; un décret du 7 mai 1851 lui a donné le nom de Richerand, physiologiste, chirurgien en chef de l’hôpital Saint-Louis, né en 1779, mort en 1840.
Riverin (cité).
Voie privée, ouverte en 1829; nom de propriétaire.
Rocroy (rue de).
Ouverte en 1827 sur les terrains de MM. André et Cottier, n’a commencé à être bâtie qu’en 1838; elle portait originairement le nom de rue des Jardins-Poissonnière; en 1 847, elle a reçu sa dénomination actuelle.
Rocroy, ville du département des Ardennes, est célèbre par la victoire que le grand Gondé remporta sur les Espagnols le 19 mai
Roubaix (place de).
Créée en 1845, dénommée en
Roubaix est un grand centre manufacturier du département du Nord.
Saint-Denis (boulevard), côté pair.
Ouvert en 1676, s’est, sous la Révolution, appelé boulevard de Franciade. Appartient pour parties aux deuxième et troisième arrondissements.
Saint-Laurent (cité).
Voie privée.
Saint-Laurent (rue).
Bien qu’existant dès 1536, ce n’était encore qu’une ruelle en 1652; on a commencé à y bâtir des maisons dans les premières années du dix-huitième siècle.
Un décret du 18 décembre 1855 en a supprimé la partie comprise entre le faubourg Saint-Denis et le boulevard de Strasbourg.
Voisine de l’église Saint-Laurent, elle lui doit son nom.
Saint-Martin (boulevard), côté i pair; le côté impair appar-
tient au troisième arrondissement.
Ouvert en 1670.
La porte Saint-Martin, à laquelle il doit son nom, fut construite en
Saint-Martin (cité).
Voie privée.
Saint-Maur (cour).
Voie privée.
Saint-Maur (rue), entre les rues du Faubourg-du-Temple et Grange-aux- Belles; appartient pour l’autre partie au onzième arrondissement.
C’est l’ancien chemin de Saint- Maur.
Saint-Quentin (rue de).
Ouverte en 1827 sur les terrains de MM. André et Cottier pour la partie comprise entre les rues de Chabrol et de Lafayette , entre cette dernière et la place de Roubaix par la Compagnie du Nord en 1845, elle a porté d’abord, et jusqu’au 26 mai 1847, le nom de rue des Magasins.
Saint-Quentin, ville manufacturière du département de l’Aisne.
Saint-Vincent-de-Paul (rue).
Ouverte en 1827 sur les terrains de MM. André et Cottier et seulement sur une longueur de 172 mètres à partir de la rue de Belsunce; le surplus a été exécuté en 1846.
Sa dénomination lui a été donnée l’année suivante.
Vincent de Paul, né en 1576, est mort en 1660.
Sainte-Marthe (rue).
Voie privée ; jusqu’en 187*7, passage Sainte-Marie.
Sambre-et -Meuse (rue de).
C’est un ancien chemin déjà indiqué sur les plans de la fin du dix-septième siècle ; jusqu’au 1er février 1877, elle s’est appelée rue de la Chopinette.
A cette époque, elle a pris le nom de l’armée qui a conquis la Belgique en 1793.
Sibour (rue).
C’est une fraction de l’ancienne rue de la Fidélité, ouverte en 1797.
En 1865, elle a pris le nom de l’archevêque de Paris, Marie-Dominique-Auguste Sibour, assassiné à Saint-Etienne-du-Mont, en 1857, par le prêtre Verger.
Strasbourg (boulevard de).
Ouvert en 1852.
Strasbourg (rue de).
Ouverte en 1826 sur des terrains appartenant à MM. Chobert et Philippon et à Mme la baronne de Bellecôte, elle s’appela d’abord rue Neuve-Ghabrol ; élargie lors de la construction de la gare de l’Est, elle a été classée en 1854.
Taylor (rue).
Voie privée; elle est voisine de la maison qu’habitait, rue de Bondy, le baron Taylor, fondateur de nombreuses associations d’artistes et de gens de lettres (1789-1879) ; elle a pris ce nom en 1881.
Terrage (rue du).
Ouverte en 1825, a, quatre ans plus tard, absorbé l’impasse Saint- Michel.
Villiers du Terrage, ingénieur, a construit le canal de l’Ourcq; né en 1780, il est mort en 1855.
Tesson (passage).
Voie privée; nom de propriétaire.
Valenciennes (place de).
Ouverte en 1827 sur les terrains de MM. André et Cottier, s’est, jusqu’en 1845 et à cause de sa forme, appelée place du Delta.
Valenciennes (rue de).
Ouverte en 1827 sur les terrains de MM. André et Cottier, s’est appelée rue du Delta jusqu’en 1845.
Le 11 avril de cette année, elle prit le nom d’une de nos villes du département du Nord.
Valmy(quai de), entre les rues Lafayette et du Faubourg-du- Temple. Le surplus est sur
le territoire du onzième arrondissement.
Créé en 1821, il s’appela quai Louis XVIII jusqu’en 1830; à cette époque, il prit le nom de la victoire remportée par Kellermann sur les Prussiens, le 20 septembre 1792.
Vicq-d’Azir (rue).
Ouverte en 1825 sur les terrains de MM. Duvaux, Bart, Callou et Loyre, s’est appelée rue Chastillon, en souvenir de l’architecte, mort en 1616, qui fournit les premiers dessins pour la construction de l’hôpital Saint-Louis; en 1864, elle a pris le nom de Félix Vicq-d'Azir, médecin (1748-1794).
Villette (boulevard de la), côté impair; le côté pair appartient au dix-neuvième arrondissement.
Précédemment boulevard de la Chopinette, entre les rues de Belleville et Rébeval ; boulevard du Combat entre celle-ci et la rue de Meaux; place de l’Ourcq entre les rues d’Allemagne et de Flandre.
Doit son nom au village de la Villette.
Vinaigriers (cour des).
Voie privée ; précédemment cour du Commerce.
Vinaigriers (rue des).
Tracée sur le plan de Gomboust (1652), elleporte le nom de Carême- Prenant. A la ün du dix-huitième siècle, elle servait de limite au champ des Vinaigriers.
Violet (passage).
Voie privée; créé de 1820 à 1824 par Violet, entrepreneur.
Wauxhall (cité du).
Voie privée, ouverte en 1841 siu l’emplacement de l’ancien jardiD du Wauxhall.